Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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mercredi 18 août 2021

The suicide squad

Ok, j'y suis allé après tout le monde mais j'ai enfin vu THE Suicide Squad. Il est temps qu'on s'en parle !!



Date de diffusion : 28 juillet 2021
Durée :  2h 12min
Genre : action, aventure, humour
Réalisateur : James Gunn
Casting : Margot Robbie, Idris Elba, John Cena

Nationalités : USA

Synopsis :

Amanda Waller n'en a pas fini avec le projet Suicide Squad, à nouveau elle constitue une équipe de ses pires vilains pour accomplir une mission illégale à l'étranger. Cette fois dans la petite ile de Corto Maltese.

Critique :


Si vous suivez ce blog, vous le savez, j'ai haï le premier Suicide Squad de toute mon âme. C'était l'illustration cynique du mépris des studios pour les fans de comics. une œuvre tape à l'œil et vide de sens qui ne faisait que planter un clou de plus dans le cercueil des franchises DC.

Et pourtant, je voulais encore y croire, le concept de la Suicide Squad est l'un des meilleurs concepts que je connaisse, et surtout, il est aux antipodes de l'univers Marvel. Jamais Marvel ne pourra aller sur ce terrain c'était donc une opportunité en or pour DC de s'illustrer.

Le choix du réalisateur était une première bonne nouvelle. S'il est surtout connu depuis qu'il a réalisé les

deux gardiens de la Galaxie, James Gunn s'est à l'origine illustré comme réalisateur des productions Trauma et a travaillé sur des productions aussi barré que Horribilis ou PG Porn.  

Et, miracle, il semble que les studios lui aient laissé les coudées franches pour qu'il nous livre un brulot dont lui seul a le secret. Clairement, le réalisateur a renversé le coffre à jouet et s'est éclaté avec tout ce qu'il avait. Et cet amour est totalement communicatif. 

Alors soyons clair, il ne faudra pas mettre le film entre toutes les mains et on a rarement vu autant de sang à l'écran dans un film de super héros. En fait, on est parfois à la limite du film gore et ce dès les premières minutes du film. Mais il y a tellement d'humour que l'on retrouve l'esprit fun et décomplexé du premier Gardien de la galaxie. Avec ses 2h12, le film est d'une grande générosité et de l'action à l'émotion c'est une palette très large de sentiments que l'on pourra explorer toute en se fendant méchamment la poire. On appréciera surtout l'absence totale de manichéisme du scénario qu'on pourrait renommer 52 nuances de méchancetés tellement le réalisateur arrive à nous faire comprendre les motivations des uns et des autres (même si ça repose majoritairement sur des problèmes parentaux quand même). C'est d'ailleurs tout l'intérêt d'un concept comme la Suicide Squad, de montrer qu'on ne nait pas criminel et que les chemins menant à l'illégalité sont nombreux et imprévisibles (mais qu'un mauvais départ dans la vie ça oriente vachement quand même).


Niveau casting c'est un régal. Faut-il expliquer à quel point le film gagne à voir le fadasse will smith remplacé par le charismatique Idriss Elba (La tour sombre, le grand jeu, etc ) ? Le personnage de Bloodsport est quasi le même que celui de Deadshot dans le premier opus et pourtant il est ici cent fois plus crédible et attachant. C'est d'ailleurs le point fort de ce nouveau film, là où on se foutait des personnages dans le premier au point que leur mort ne nous faisait ni chaud, ni froid, le réalisateur arrive ici à nous attacher au moindre second rôle et on s'inquiète vraiment de voir mourir cette bande de loosers. On retrouve bien entendu Margot Robbie (Once upon a time in hollywood, Moi, Tonya, etc), qui nous joue encore une Harley Queen remarquable, d'autant que l'histoire la met particulièrement en valeur en nous aidant à mieux la comprendre lors de deux scènes d'anthologie. A noter aussi la pléiade de guests, je ne boude jamais mon plaisir de voir Nathan Fillon (Castle, Firefly, etc). 

Au niveau de la réalisation, James Gunn s'est particulièrement fait plaisir. Alors, il ne faudra pas

chercher de la réalisation signifiante, on est uniquement sur de l'illustratif, mais Suicide Squad est probablement l'une des adaptations de comics qui a le plus l'esprit d'un comics. J'ai particulièrement apprécié les inter-titres, séparant les parties, certains sont de véritables œuvres d'art.

Les effets spéciaux sont également très réussi, les personnages en 3d sont très vivant. Que ce soit Weasel, King Shark ou Sebastian ces personnages sont suffisamment bien conçu pour être drôle et touchant.


Dans l'ensemble, j'ai passé un super moment devant ce deuxième opus de Suicide Squad. Il oblitère complétement le premier, c'est un nouveau départ et de la meilleure des façons possible. C'est un divertissement totalement décomplexé, le film idéal pour ce triste été. J'espère sincèrement qu'il aura une suite car outre tout le côté jubilatoire, Gunn à su donner une véritable cohérence à cet univers et on a envie de savoir ce qu'il adviendra des survivants, du personnel de la prison et d'une nouvelle suicide squad. Bref, j'en redemande et je recommande.



Conclusion :

Oublié le premier opus, j'ai passé un grand moment de cinéma, THE suicide squad est le divertissement idéal de cet été.

mercredi 4 août 2021

Major Grom contre le docteur de peste

La dernière fois que j'ai regardé un film de super-héros Russe ( Guardians ... achevez moi) j'ai mis des mois à m'en remettre, ce n'était donc pas sereinement que je me lançais dans cette nouvelle découverte mais pour vous je ne recule devant aucun sacrifice.




Date de diffusion : juin 2021
Durée :  2h16
Genre : Action, super-héros
Réalisation : Oleg Trofim
Casting : Tikhon Zhiznevskiy, Lyubov Aksyonova, Sergei Goroshko

Nationalités : Russe


Synopsis :

Russie, de nos jours, un mystérieux homme masqué assassine de puissants hommes d'affaires corrompu en diffusant ses crimes au grand public. Devant l'engouement général et les moyens du tueur, le super flic Igor Grom va se retrouver impuissant pour la première fois de sa vie. Isolé et dépassé, il devra se réinventer pour affronter cet incroyable ennemi.

Critique :


C'est l'été, on a a besoin de se détendre et pour cela quoi de mieux qu'un bon gros blockbuster Russe ? Même si la bande annonce était intrigante, je n'attendais pas grand chose de ce film, seul une curiosité un peu malsaine et une sincère envie de me détendre me motivait vraiment à cliquer sur lecture. Et le début était plutôt percutant. Après une petite introduction illustrant l'obsession pour la justice du héros, l'on se retrouve en plein cœur de l'action au travers d'une course poursuite rocambolesque. On découvre le héros et sa façon particulière de penser. Un artifice qui pourra faire penser à Sherlock Holmes mais apporte un petit plus en terme de narration et d'action. Une bonne décision de réalisation donc qui joue aussi avec les nerfs du spectateur. Enfin, le générique de début est très efficace et pose une ambiance assez surprenante. J'ai surement une vision cliché de la Russie mais je ne pensais pas qu'on pouvait si ouvertement y critiquer les élites corrompus et le gouvernement. On se retrouve donc devant un message désormais assez universel ou le peuple essaye de reconquérir sa souveraineté. Ce qui aide peut-être à faire passer la pilule c'est que le héros ne rentre pas vraiment dans cette logique et reste un agent de l'état même s'il a autant de respect pour les règles qu'un chat à qui on interdit quelque chose.

Car oui, si Major Grom peut paraitre assez convenu sur la forme avec son histoire de super flic bad ass et solitaire,

il surprendra surtout sur le fond en s'approchant plus du Joker que de Batman. Etonnement, si le film peut entrer dans la catégorie des films de super-héros ce n'est pas grâce à son personnage principal qui est juste un flic de film d'action comme on en voit des millions, mais plutôt pour son antagoniste qui coche toutes les cases du bingo des super-méchants. Un soin tout particulier est d'ailleurs porté à ce personnage qui est presque plus développé que le héros lui même. Un choix logique pour ancrer l'histoire dans le genre super héroïque car il n'y a pas de super héros sans super méchant, ce n'est que face à une menace crédible qu'un super peu le devenir aussi. Pas de Superman sans Lex Luthor, pas de Captain America sans Crane rouge, etc.


A contrario, les seconds rôles ne bénéficient que d'une caractérisation éclair et c'est bien dommage car le personnage féminin notamment, délicieusement cynique, aurait gagné à être plus développé (au lieu de devenir un bête love interest)

Visuellement, l'ensemble est vraiment spectaculaire, on se retrouve face à un blockbuster américain, il n'y a rien à redire et que ce soit les décors, les costumes, les effets spéciaux ou les scènes d'action, tout fonctionne.

En dehors des ficelles d'écriture un peu grosses, mon plus gros regrets concernera le docteur de peste. Le scénariste a jugé bon d'inclure un twist le concernant et je trouve que c'est une mauvaise idée. Sortie de l'effet Shyamalan (HAHA, vous l'aviez pas vu venir, je suis trop un génie) cela n'apporte pas grand chose à l'histoire voir nuit à l'intensité émotionnelle de celle-ci. Le choix se justifiera peut-être sur le long terme dans d'autres films, vu que cela fait partie intégrante de ce méchant et qu'il semble inséparable de la saga Major Grom, mais pour l'instant, je suis sceptique.

Voilà, Major Grom n'est surement pas le film du siècle mais c'est une bonne surprise, un film d'action divertissant et pas trop débile. Et c'est toujours bien de découvrir ce qu'il se passe ailleurs qu'aux états-unis.


Conclusion :

Un honnête blockbuster qui n'a rien à envier aux équivalents américain, le film développe un univers intéressant qui pourrait gagner à être développé.

vendredi 23 juillet 2021

Comment je suis devenu super héros

Cela faisait longtemps que j'en entendais parler, il devait sortir en salle depuis l'année dernière et finalement le covid aura eu raison de sa diffusion. Voyons ensemble si ce film de super héros à la française méritait une sortie salle ou s'il a finalement bien trouvé sa place sur Netflix.


Date de sortie Netflix : 9 juillet 2021
Genre : Policier, super héros
Réalisateur : Douglas Attal
Casting : Pio Marmaï, Vimala Pons, Leïla Bekhti, Benoît Poelvoorde 
Durée : 1h41

Pays : France


Synopsis :

Dans un monde où les super-pouvoirs font partie du quotidien, un policier solitaire va devoir travailler avec une nouvelle coéquipière pour contrer un trafic de drogue conférant des super pouvoirs.

Critique :


J'aurais bien voulu dire que Comment je suis devenu super-héros est un film original mais malheureusement ce n'est pas le cas. D'une part parce qu'il y a presqu'un an sortait Project Power sur Netflix, d'autre part parce que vient de sortir Major Grom (dont je vous parle la semaine prochaine) sur Netflix et enfin parce que le super héroisme en mode policier a déjà été traité en comics dans des chefs d'œuvre comme Powers de Michael Bendis ou Top Ten de Alan Moore. Originalité n'est pas qualité mais cela aurait été un plus pour affronter les mastodontes dont les états-unis nous abreuvent année après années et qui bénéficie de moyens que la France n'aura jamais. Las, non seulement le sujet n'est pas original mais surtout le traitement l'est encore moins. Entre le vieux flic solitaire qui rumine la perte dramatique d'un coéquipier et la petite nouvelle qui le trouve con mais qui va quand même tomber amoureuse, on se demande si on peut s'enfoncer plus lourdement dans les poncifs. 

Pourtant, il y avait des efforts, à commencer par les images, plutôt léchées, qui nous dépeignent un Paris à la fois ordinaire et inhabituel. La façon dont les super pouvoir s'intègrent dans le quotidien est plutôt bien vu même si l'idée aurait pu être poussée encore plus. A noter que si le budget n'est pas faramineux il suffit tout de même à offrir des effets spéciaux de qualité et bien dosé. Le final ne pourra pas être aussi spectaculaire qu'un Marvel mais cela reste tout de même très honnête et dcohérent avec le reste du film.

La grande force du film, c'est quand même ce casting impeccable et vraiment original. Je pense que je n'aurais jamais imaginé aucun des acteurs choisis jouant dans un film de super héros et pourtant ils s'y intègre à merveille. 

Si son personnage est ultra cliché Pio Marmaï (Santa & cie, Maestro, etc) n'en reste pas moins éminemment sympathique et très crédible en idéaliste renfrogné. A ses côtés Vimala Pons (Elle, Enfermé dehors, etc) s'illustre avec une certaine fougue, même si l'on regrettera l'évolution mièvre et peu motivé du personnage. Leïla Bekhti (La flamme, le grand bain, etc) rempli a merveille le costume de super héroïne, elle est parfaitement crédible dans les scènes d'actions, son partenaire Benoît Poelvoorde (Au poste, Le grand soir, etc) est un peu trop enfermé dans ses habitudes (la scène du médecin notamment sonne un peu faux) mais le personnage est touchant dans sa fragilité et son envie d'aider. Enfin, Swan Arlaud (Grace à Dieu, Xanadu, etc) fait un super méchant dément à souhait même si un peu cliché dans sa folie.


A noter qu'Adrien Prevost a fait un très beau boulot sur la musique.

Globalement, le film se regarde bien, le rythme est soutenu et l'humour aide à faire passer les faiblesses. Je n'ai pas passé un mauvais moment devant mais il arrive un peu tard avec une proposition sans grande valeur ajoutée. L'histoire aurait mérité plus d'originalité et surtout plus de soin à l'écriture. La romance est complétement bancale. L'héroïne n'a aucune raison de tomber amoureuse, hormis que le héros lui sauve la vie, car il se comporte comme un connard tout du long. Triste message a relayer en 2021.

Une curiosité sympathique mais pas inoubliable toutefois pour un premier film Douglas Attal n'a clairement pas à rougir en tant que réalisateur et je suis curieux de voir ce qu'il réussira à faire par la suite.




Conclusion :

Une sympathique variation de l'univers des super héros mais qui aurait gagné à être moins convenue.

vendredi 16 juillet 2021

Loki

C'était LA série Marvel que j'attendais le plus sur Disney +, elle s'est achevée mercredi 14, il est donc temps que je vois avec vous si mes attentes ont été comblées.




Date de diffusion :  9 juin 2021
Durée :  6 x 50 min 
Genre : super héros, fantastique, aventure
Création : Kate Herron
Casting : Tom Hiddleston, Owen Wilson, Gugu Mbatha-Raw

Nationalités : USA


Synopsis :

En s'emparant du tesseract lors de Endgame, Loki a créé une nouvelle branche de la réalité, un incident qui fait de lui la cible du Tribunal des Variations Anachronique (la brigade temporelle quoi :D )  et lui ouvre des perspectives qu'il n'aurait jamais imaginées.

Critique :


Donc, qu'est-ce que j'attendais de Loki ? Je sais que c'est mal, mais après avoir vu la première bande annonce, j'attendais de Loki que ce soit le nouveau Légion. Je n'aurais probablement pas l'occasion de faire la critique de cette série qui vient de rejoindre le catalogue Disney mais, en gros, il s'agissait d'une série dans l'univers des X-men centrée sur un personnage qui tient plus du méchant que du héros et dont le potentiel est illimité. Le réalisateur s'était totalement affranchi du diktat du tout public, certains épisodes sont à la limite du compréhensible et pourtant l'œuvre se tient sur la longueur et est passionnante en plus d'être remarquable.

Bref, j'espérais au vu de la bande annonce (qui pille allégrement l'imaginaire développé dans Légion) qu'on se retrouve avec une nouvelle série tout aussi barrée. Soyons clair. Ce n'est pas le cas.

Loki est bel et bien une production Disney, ne vous attendez pas à être perdu à aucun moment, tout est

balisé pour ne surtout perdre personne en route (dès lors on ne voit plus trop l'intérêt de faire des séries aussi variées si c'est pour qu'elle racole toute aussi large).

La bande annonce n'est toutefois pas totalement mensongère, on retrouve bien l'univers décalé qui nous y était promis au travers de ce Tribunal des Variations Anachronique, délicieusement atemporel et kafkaien. Toutefois, ici la folie, si tant est qu'elle ne soit pas simulée, est bien encadrée, bien propre, pour ne surtout pas brusquer le spectateur.

Techniquement, il n'y a rien à redire, les images sont magnifiques, on sent qu'il y a du budget et qu'ils ont su l'utiliser intelligemment. D'ailleurs, même si ce n'est pas un défaut à mes yeux on notera que les épisodes sont très bavard. Les premiers par exemple se constitue de long moment d'interrogatoire en face à face qui pourront frustrer les amateurs d'actions. En fait, même le dernier épisode est anti-climatique au possible et se constitue à 80% d'une discussion autour d'une table.


Niveau casting, rien à redire, je suis un grand fan d'Owen Wilson (Zoolander, la vie aquatique, etc) et, si je le trouve sous-employé ici, il n'en tiens pas moins la dragée haute à un Tom Hiddleston (Kong, Only lovers left alive, etc) toujours aussi captivant même s'il ne sors pas vraiment grandis (à part moralement) dans cette série. A noter que si elle arrive un peu comme un cheveux sur la soupe, Sophia Di Martino (Yesterday, etc) est franchement top dans le personnage de Sylvie. Un personnage tout aussi bad-ass que son nom est lambda.

En 6 épisodes, la série n'a pas le temps de développer grand chose mais pas non plus le temps de lasser. Etonnamment la série s'annonce déjà en plusieurs parties (contrairement aux précédentes série qui était toutes one-shot) en dépit d'un épisode final frustrant et peu motivant. Malgré les nombreux clins d'œil aux films et comics, la série ne s'intègre pour le moment pas dans le Marvel cinématique univers même si l'on peut supposer que la thématique des mondes parallèles et le personnage dévoilé à la fin auront toutes leurs places dans les films à venir (genre ceux qui parlent des terres parallèles )

Pour finir, même si c'était un plaisir de retrouver Tom Hiddleston dans son rôle, une fois de plus, on se retrouve face à un film trop long et trop lisse. Le point d'orgue de la série réside à mon sens dans l'épisode 5, celui qui capture le mieux ce que l'on aurait pu espérer de la série même si, là encore, ça reste gentillet. En tout cas, la série est un carton, on peut donc espérer que la saison 2 se lâchera un peu plus par la suite ou craindre, au contraire, qu'elle soit encore plus formatée pour s'assurer de conserver cette manne de spectateur. Deux embranchements possibles, deux mondes parallèles, nous verrons bien dans lequel nous échouerons.


Conclusion :

Sans surprise, Loki est une énième série Disney. Dur de critiquer car la qualité et les moyens sont au rendez-vous. pourtant, malgré l'étincelle de folie qui pouvait faire bruler ce projet de mille feu on se retrouve encore avec une machine parfaitement calibré. Mon conseil : regardez Légion.




Bon, ce n'est pas dit clairement mais en disant "j'ai de nombreux noms : le conquérant, etc" et au vu de son histoire,  le grand patron du TVA semble dévoiler que, comme on pouvait s'y attendre, il est Kang le conquérant (sauf si c'est un énorme troll à la Evan Peter dans Wandavision). Ou plutôt qu'il serait le variant gentil de Kang. En cela, l'épisode 6 serait véritablement le lancement de la prochaine phase des films avec l'explosions des mondes parallèles et l'arrive du véritable Kang (avec le masque et tout) en nouvelle menace à la Thanos. 



vendredi 18 juin 2021

Le voisin

Cela faisait un moment que Netflix me propose cette série et comme je suis faible et influençable un esprit libre et aventureux j'ai dévoré les deux saisons pour vous livrer un petit bilan.


Diffusion sur Netflix : décembre 2019 et Mai 2021
Durée : 10 x 30min saison 1 / 8 x 30min saison 2
Genre : sitcom, super héros
Création : Miguel Esteban, Raúl Navarro
Casting : Quim Gutiérrez, Clara Lago, Adrián Pino
Nationalités : Espagne

Chaîne d'origine Netflix

Synopsis ;

Javier, looser égoïste se voit investi des pouvoirs de gardien du cosmos. Que va-t-il en faire, et surtout, cela lui permettra-t-il de reconquérir son ex : Lola ? 

Critique :


Le voisin est donc une série espagnole parodique sur le thème du super héros. On reprend certain code mais on s'en moque beaucoup vu que le héros est un gros looser qui n'a pour lui qu'une belle gueule et un paquet de mensonges. 

Niveau réalisation, on se retrouve sur du sitcom. L'essentiel de l'action se déroule dans les appartements des héros ou sur la terrasse de l'immeuble. On peut encore sentir l'odeur de la colle des décors à l'image, clairement ce n'est pas par sa réalisation que la série se distingue.

Scénaristiquement, ce n'est pas fou non plus, toute la première saison sert uniquement à construire le super héros ainsi qu'a développer les relations du quatuor Javier, José Ramon, Julia et Lola. C'est d'ailleurs le principal intérêt de la série : ses personnages, une brochette de héros branquignol et tous plus attachants les uns que les autres. Que ce soit l'insupportable Javi, héros obsédé par son image l'utopiste Lola, Lois Lane du pauvre, l'excessive Julia, militante de quartier ou le naif José Ramon, provincial débordé, ils ont tous leurs forces et leurs faiblesses et c'est agréable de suivre ce petit groupe au fil de leur innombrables erreurs. Les acteurs sont tous très bon et j'ai ressenti une véritable jubilation à regarder la série en VO. (il y a un nombre de "puta" prononcé parfaitement jouissif -sans vouloir faire dans la putophobie la série ayant plutôt des valeurs modernes de tolérance-)

La série à également quelques fulgurances comme "la puta policia del Karma" que monte Julia après

avoir écouté Karma police de Radiohead ou le fait que la première saison dénonce les dangers des paris sportifs, une problématique qu'on découvre à peine aujourd'hui en France (alors que la série date de 2019). l'instrumentalisation politique de la saison 2 est également un sujet intéressant, même s'il est là encore traité par dessus la jambe.

D'un point de vue humoristique, ne vous attendez pas à vous rouler par terre, c'est sympathique et ça vous décrochera quelques sourires mais il n'y a pas vraiment de barre de rire à attendre. Même la mauvaise foi de Javi à ses limites.

On en arrive enfin à ce qui est pour moi le plus gros souci de la série : le manque de tension dramatique. Dans une histoire de super héros, le plus important est souvent la menace qu'on lui oppose car c'est ce qui fera qu'on s'attachera pour le héros et qu'on s'inquiétera pour lui. Malheureusement, ici, il n'y a pas de menace. Le début de la saison 2 nous laisse espérer avec l'arrivée du personnage de Tucker mais c'est une belle occasion manquée, ce personnage est probablement ce qui se fait de pire dans la série (on est au niveau Hilgueque dans Salut les Musclés). Il faudra attendre la fin de la saison 2 pour apprendre enfin à quelle menace devront faire face les héros mais ça arrive trop tard et trop mal. En effet, cette menace est impersonnelle alors qu'au contraire dans ce genre d'œuvre il faut quelle soit le plus personnelle possible pour que ça fonctionne. Pas de Batman sans Joker, pas de Superman sans Lex Luthor, pas de Spiderman sans Doc Octopus. De plus, la thématique des paris sportifs lancée dans la saison 1 reste vaguement en filigrane sur la saison 2 mais est loin de prendre l'importance qu'elle aurait pu avoir.

Un gros problème de structure donc, qui fait qu'on a du mal à vraiment se laisser emporter par l'histoire. Enfin, on sent que le thème du super héros n'est qu'un prétexte et que les scénaristes n'ont aucun sens du détail. J'en veux pour exemple l'origine des pouvoirs du super héros. Ils viennent de pastilles qu'il doit avaler. A aucun moment il ne s'inquiète de pouvoir en manquer. Il les gobe comme des smarties alors qu'on voit bien qu'il n'en a pas tant que ça. (au vu de sa personnalité cela pourrait se comprendre mais d'autres personnes bien plus pragmatique que lui ne le mentionne pas non plus)

Niveau effet, on sent la faiblesse du budget, il n'y a quasi aucune scène d'action (pourtant le propre d'une œuvre de super héros) et les maquillages d'extraterrestres sont plutôt laid.

Si la saison 2 donne plus de corps à l'ensemble en développant l'univers et en posant enfin clairement la menace (en cliffhanger de fin de saison) la série est globalement trop lente et manque d'enjeux.

Je regarderais surement la saison 3 car je me suis attaché aux personnages et que ce sera théoriquement la plus prenante mais je doute que la série puisse aller au-delà de cette troisième saison et clairement elle ne me marquera pas beaucoup. Si vous cherchez quelque chose de léger, pas prise de tête, moderne pour vous détendre, c'est peut-être à envisager mais sinon, vous n'aurez pas beaucoup de mal à trouver mieux.



Conclusion :

Une série sympathique mais qui manque d'enjeux.

vendredi 14 mai 2021

Jupiter's legacy

 C'est le nouveaux Blockbuster super héros de Netflix et il se fait défoncer par la critique. Que vaut vraiment l'adaptation du comics Jupiter's legacy ?


Date de diffusion :  7 mai 2021 sur Netflix
Joli clin d'œil a Franck Quitely, dessinateur du comics
Durée : 8 x 35 min
Genre : action, aventure, drame
Création : Steven S. DeKnight
Casting : Josh Duhamel, Ben Daniels, Leslie Bibb
Nationalités : USA

Note : 03/06/2021 : l'info est tombé, il n'y aura pas de saison 2, dès lors je ne vois aucun intérêt à regarder cette saison1.

Synopsis: 

Ils sont les plus grands héros de la terre, ils ont porté haut les plus nobles idéaux dans le cœur des habitants du monde entier. Pourtant, les temps ont changés et leurs enfants ne semblent pas prêt à prendre le flambeaux, un conflit de génération s'annonce qui pourrait voir couler des mers de sang.

Critique : (update au 03/06/2021)


Jupiter's legacy
est l'adaptation d'un comics en deux tomes du génial Mark Millar qui a déjà vu nombreuses de ses œuvres adaptées (Kingsman, Kick Ass, Wanted, etc) c'est un auteur moderne et très politisé qui écrit pour un public essentiellement adulte et qui fait peu de concession. Jupiter's legacy ne m'avait pas plus marqué que ça à l'époque mais j'étais tout de même curieux de voir ce que pouvait donner l'adaptation. D'autant qu'a la tête de ce projet on trouve un homme d'expérience, même si elle est discutable : Steven S. DeKnight. L'homme a écrit pour Buffy, Angel, Smallville, Daredevil, etc mais est aussi connu pour avoir créé Spartacus, une série discutable mais spectaculaire et sans concession.

La rencontre des deux hommes pouvait accoucher de quelque chose de spectaculaire surtout que ces


dernières années nous ont prouvé qu'on pouvait produire à l'écran du super héros adulte et de qualité : Watchmen, The Boys.

Las, il n'y a pas de fumée sans feu et si la critique tape aussi consciencieusement sur cette nouvelle série, ce n'est pas uniquement un hasard

Ma première impression était plutôt positive, même si je ne fus jamais emballé (en même temps je ne me souvenais pas du comics donc il n'était probablement pas mémorable non plus) je n'avais pas passé un mauvais moment non plus malgré les défauts (que je détaillerais plus bas)


Après visionnage, je me suis donc senti obligé de relire les comics car si l'histoire ne m'avait pas marquée, je m'étonnais que le visionnage de la série m'en rappelle aussi peu d'éléments. Et pour cause, avec seulement deux tomes, le comics ne devaient pas offrir un matériel suffisant à construire de multiple saisons et les auteurs ont brodé à un tel point qu'il n'y a guère que les personnages qu'on peut reconnaitre...et encore. On notera par exemple que Utopian qui dans le comics s'avère un bon vieux boomer qui n'a jamais surmonté aucune difficulté dans la vie se révèle ici un idéaliste malmené par l'existence. Quant à ses enfants, Brandon et Chloé, leur personnalité semble tout simplement avoir été inversé. Des trahisons qui peuvent sembler minime sauf qu'elles s'accompagnent de nombreuses autres. Sur la forme, les scénaristes ont décidé de donner beaucoup plus de corps aux origines des pouvoirs des super héros. Ainsi, une anecdote qui ne prend que quelques pages dans le comics d'origine fait ici jeu égal en importance avec l'intrigue principale. Alors oui en terme d'esthétique et d'ambiance c'ets très intéressant (presque plus que l'intrigue principale, mais le soufflet retombe aussi vite qu'il a monté et pour cause vu que le comics ne développe jamais cette partie). Pire, le fond même du comics passe d'une critique virulente du capitaliste est d'un "les super héros ont il naturellement le devoir de diriger le monde(vu qu'ils sont naturellement supérieur aux autres) ?" à une vague rhétorique morale "est-ce qu'on peut tuer des fois les méchants quand ils sont très méchants ?"
Update au 20/05/2021 : pour approfondir le sujet j'ai également lut le spin-off du comics : Jupiter's circle, que j'ai presque préféré à la série originale, on y trouve également développé des éléments de la série (comme le psy d'utopian) ainsi qu'une volonté de l'auteur d'approfondir les origines sur les pouvoirs même s'il reste pour l'instant très flou. En tout cas, l'auteur semblait soucieux de développer l'univers, des éléments qui pourront servir à enrichir la série dans de futures saisons.

Globalement, le soucis est le même que pour nombre d'adaptation Netflix, là où Amazon n'hésite pas à

prendre des risques avec des The Boys ou des Invincible, Netflix aseptise pour essayer de plaire au plus grand nombre. Ne clivons surtout pas, faisons du mouaif à tour de bras pour garantir la présence constante de spectateurs sur la plateforme. Donc oui, j'ai enchainé les épisodes et j'ai trouvé l'intrigue sur les origines plutôt sympa, mais pour autant je n'ai jamais vraiment était pleinement impliqué dans ce vague plagiat de Watchmen qui sert d'intrigue.

Les plus de l'adaptation : l'intrigue sur les origines est cool mais tourne cours car les scénaristes veulent visiblement préserver du mystère pour la saison 2 (mystère de quoi vu que le comics n'a jamais creusé cette intrigue ), le personnage de George est plus développé et il est vraiment cool.  La série offre plus de diversité le casting à été modifié en conséquence, je trouve que c'est un excellent choix pour Hutch bien plus charismatique ici que dans le comics et ça évite le côté bien trop white power du comics.


Les défauts de l'adaptation : ça tire en longueur, Utopian et Brandon ont zero charisme, il ne se passe rien dans la saison 1 et même le cliffangher n'a que peu d'intérêt surtout face au comics. Les combats sont rare et dans l'ensemble plutôt nuls. On ne ressent pas la puissance des personnages et ça n'a rien de très spectaculaire

Niveau casting, je retiens surtout Matt Lander (Heroes, 90210 Beverly hills, etc) dans le rôle de George, il est parfait en bourge séducteur, c'est le genre de personnage qu'on adore détester, Ian Quinlan (Gotham, etc) dans le rôle de Hutch est également parfait rebelle solitaire, Elena Kampouris est plutôt bien aussi en junkie caractérielle mais le reste du casting ne m'a pas vraiment emballé.

Dans l'ensemble, la série se regarde bien, je l'ai bingewatché sans déplaisir d'autant que les épisodes sont très court, il y a des scènes plutôt cool (surtout dans le passé, le psy d'Utopian, le shooting de Chloé, les embrouilles de Hutch, etc) mais cette saison 1 ne marquera pas vraiment les esprits surtout qu'elle arrive après des mastodontes comme The boys, Watchmen et Invincible.




Conclusion :

En tant que série, c'est agréable à regarder mais pas inoubliable. En tant qu'adaptation, c'est une catastrophe et Millar doit pleurer des larmes de sang dans ses billets vert.

lundi 3 mai 2021

Invincible

Vendredi s'est terminée la première saison de l'adaptation en dessin animé du comics Invincible, l'occasion de revenir sur un classique du genre très attendu.





Date de diffusion :  avril 2021 sur Amazon prime
Durée : 8 x 45 min
Genre : Animation, action, drame
Création : Robert Kirckman
Casting vocal : Steven Yeun, J.K. Simmons, Sandra Oh
Nationalités : USA

déconseillé au moins de 16 ans (violence gore)

Synopsis :

Mark Grayson est le fils du super héros le plus puissant de la terre. Lorsque ses pouvoirs se révèlent enfin pour ses 17 ans, il se réjouit de la nouvelle vie qui s'ouvre à lui, sans réaliser tous les sacrifices que cela implique.

Critique :


Invincible est l'un des comics les plus connus de Robert Kirckman, en dehors de Walking Dead. C'est un vibrant hommage aux univers super héroïque, un héros jeune, optimiste et drôle à l'image d'un Spiderman, mais qui va devoir faire face à un monde d'une terrible noirceur.
La force de ce comics réside tout entier dans les talents d'écriture de Kirckman, son don pour les retournements de situation mais également sa faculté à mettre en place des univers très riche. Ainsi, si l'histoire est centrée sur Mark Grayson, il se retrouvera vite entouré par une galerie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres. Il faut aussi noter la grande maitrise de Kirkman, dans l'art de poser innocemment des graines qui germeront toujours de façon inattendues. (ce qui permet de revoir/relire la série avec plaisir car cela permet de voir comment il a mené à certains dénouement)
L'adaptation n'était donc pas simple et c'est assez logiquement que l'on retrouve Seth Rogen à la
production. 
En effet, si l'on connait surtout l'acteur, comme acteur, c'est oublier un peu vite sa casquette de producteur et ses choix particulièrement osés. On lui doit ainsi l'excellent Future-man, le plus discutable Preacher (mais le comics est une tuerie et c'était difficilement adaptable), l'incroyable The Boys (encore un comics difficilement adaptable et enfin Invincible. La transition était d'ailleurs évidente entre The Boys et Invincible car si l'atmosphère des deux séries est radicalement différentes, on retrouve tout de même de nombreux points commun dans le traitement des super-héros, notamment dans le fait de faire ressortir la noirceur de ces personnages qu'on voudrait immaculé.
J'en profite d'ailleurs pour le mentionner tout de suite, Invincible n'est absolument pas à mettre entre toutes les mains (à ce propos, j'apprécie particulièrement le gimmick du titre de la série qui se m'accule de sang au fil des épisodes). En effet, on retrouve cette gestion d'une violence plus "réaliste", ainsi lorsqu'un corps se fait percuter par un homme qui vole à plusieurs centaines de kilomètre heure ça ne peut que se finir dans un déluge de sang. 
Ce qui surprendra le plus dans cette adaptation, c'est le choix de faire des épisodes de 45min. C'est plutôt inhabituel pour un dessin animé mais clairement l'adaptation a été conçu comme une série télé. Le dessin est ici utiliser comme mode de création et non comme genre. On ne regarde pas un dessin animé mais bien une série télé.


Au niveau du casting vocal, on retrouvera quelques habitués des séries comme Steven Yeun (Walking Dead, Okja, etc) qui apporte la fraicheur nécessaire au rôle de Mark Grayson/Invincible et J.K Simmons (Véronica Mars, Whiplash, etc) qui offre une belle gravité à Nolan Grayson/Omniman. J'ai eu plus de mal à le reconnaitre mais j'apprécie également beaucoup la présence de Zachary Quinto (NOS4A2, Star Trek, etc) dans le rôle de Robot.
Quelques beaux guests émaillent également les épisodes comme Mark Hammil, Clancy Brown, Jon Hamm ou Seth Rogen. (le casting semble très masculin mais la série réserve de beaux personnages féminin à commencer par Atom Eve incarné par Gillian Jacob ( Community !!!!) un personnage qui s'étoffera au fil des saisons mais aussi Debbie Grayson, joué par Sandra Oh (Killing Eve, Grey's Anatomy, etc), dans le rôle très difficile de femme et mère de super héros.
Visuellement, le dessin animé est assez proche du comics, j'avoue avoir eu un peu de mal aux débuts trouvant les designs simplistes, mais honnêtement on oublie très vite le graphisme dans l'action et cela offre une certaine fluidité aux scènes. Les affrontements sont vraiment spectaculaires à l'image de ce qu'on peut trouver dans les derniers blockbusters de super héros.
Au niveau de l'histoire, c'est vraiment là que se trouve le point fort de la série, Robert Kirckman nous plonge l'air de rien dans un véritable drame Shakespearien et la tension ne fait que monter au fil de ces 8 épisodes jusqu'à un final dantesque.
Les saisons 2 et 3 sont déjà signées, pour avoir lut tous les comics (la série est fini depuis quelques années) je vous promet que vous n'avez pas fini de vous régaler. 
Une adaptation très réussie que je ne peux que conseiller aux amateurs du genre.





Conclusion :

Une excellente adaptation du comics, l'occasion de se replonger dans une œuvre plus sombre et complexe qu'elle n'y parait.

vendredi 30 avril 2021

The Falcon and the Winter Soldier

Après Wanda vision, la grosse série Marvel signé Disney c'était Falcon and Winter Soldier, elle vient de se terminer vendredi dernier, l'occasion de faire un point sur une série pour laquelle je n'avais aucune, mais alors vraiment aucune, attente.


Date de diffusion :  mars 2021 sur Disney +
Durée : 6 x 48 min
Genre : action, aventure, drame
Création :Kari Skogland, Malcolm Spellman
Casting : Anthony Mackie, Sebastian Stan, Wyatt Russell 
Nationalités : USA


Synopsis:

Sam Wilson a hérité du bouclier de captain américa mais celui-ci n'est pas sûr de vouloir lui succéder pour autant.

Critique:


Falcon and Winter soldier fait directement suite au dernier Avenger, il est ainsi temps de savoir ce que Sam Wilson va faire du cadeau de Steve Roger. La série se concentrera donc sur le destin des deux sidekick de Captain america : Sam Wilson (Falcon) et Bucky Barnes (Winter Soldier). Techniquement, il n'y a rien à redire, Kari Skogland (Handmaid's tale, the borgias, etc) est une femme d'expérience, elle s'est fait la main sur de nombreuses séries et dès les premières minutes elle nous plonge dans l'action au travers d'une spectaculaire scène d'affrontement aérien. Si le début de Wandavision pouvait avoir l'air cheap, ici, il n'en est rien, l'on est devant un film Marvel, ni plus ni moins. 

Scénaristiquement on se retrouve face à un fond très intéressant, puisqu'il s'agit de questionner la

légitimité d'action des états, la différence entre moral et légal mais aussi (et surtout) le racisme. Ainsi, je trouve que cette série fait un bien meilleur boulot pour défendre la cause des noirs américains que Blackpanther puisqu'au lieu d'aller invoquer un imaginaire africain qui n'a plus grand chose à voir avec la communauté noire américaine, la série s'interroge plutôt sur leur place dans la société américaine et comment ils ont été traité au fil des siècles. C'est ainsi tout le fondement de la réflexion de Sam Wilson, peut-il en son âme et conscience porter la bannière étoilée ? La menace est également très intéressante puisqu'il s'agit d'activistes luttant pour les droits des immigrés (la série nous parle des gens revenu après le blip mais le parallèle est assez évident), ils prônent un monde sans frontière avec plus d'égalité, pas vraiment le méchant traditionnel. Honnêtement, le fond de cette série m'a vraiment séduit car je ne m'y attendait pas, je serais par contre plus critique sur la forme car les péripéties n'ont pas toujours grand intérêt et rendent même l'ensemble un peu confus. A titre d'exemple, je trouve que l'intrigue autour de Power breacker est mal exploitée, elle ne sert qu'a amorcer une éventuelle intrigue dans un futur film, c'est pour moi un clin d'oeil pour les fans hardcore de l'univers ciné de Marvel mais qui pollue le déroulement de l'histoire. D'autant que la série n'est pas avare en clin d'oeil, on aura ainsi plaisir à retrouver le baron Zemo, les Dora Milage, etc clairement la série réinvoque tout l'univers déveloper dans Captain America : winter soldier et Civil War.


Au niveau du casting, c'est du sans faute puisqu'on retrouve le casting ciné avec un Anthony Mackie et un Sebastian Stan tout deux sexy en diable, drôles et attachants. Face à eux, j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir Erin Kellyman, absolument parfaite dans ce rôle d'activiste tiraillée entre ses motivations et ses moyens d'actions. Je conclus avec un petit mot sur Wyatt Russell (Overlord, etc) qui se voit confier un personnage également passionnant dans ses conflits internes et j'en profite pour féliciter les costumiers, j'ose croire que c'est volontaire, son costume le ridiculise au plus haut point, lui qui est plutôt beau gosse se retrouve avec une tête de Popeye.

Au niveau des scènes d'action, je trouve qu'il y a eu un super boulot de chorégraphie pour gérer

l'équipement spécifique du Faucon, cela donne quelques cascades spectaculaires et originales.

Au final, cette série c'est avéré une bonne surprise car je n'en attendais vraiment rien du tout, je pense toutefois que cela aurait été bien plus réussi en un film de 2h débarrassé d'intrigues inutiles. Si vous avez aimé la trilogie captain américa vous devriez apprécier.



Conclusion:

Formellement, il n'y a rien à redire mais la désagréable impression de regarder un film trop long découper en épisode se fait immanquablement sentir.