Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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Avec la sortie récente de la saison 3, il est temps pour moi de revenir sur un dessin animé que Netflix s'évertue à me recommander alors qu'il ressemble juste à un énième Shonen de plus. Voyons donc ce que vaut vraiment Scissor Seven.
Diffusion sur Netflix : 10 janvier 2020
Saison 1 :14 x 15min
Saison 2 : 10 x 15min
Genre : Animation, humour, action
Titre original "Killer Seven"Cike Wuliuqi
Réalisation : He Xiaofen
casting vocal :Ronny Chieng, Jas Patrick, Aleks Le, etc
Nationalité :Chine
Chaîne d'origine Netflix
Synopsis :
Coiffeur le jour, assassin la nuit, Seven est surtout un gros looser qui vivote tant bien que mal sur la petite île du poulet. Au fil de ses missions, il fera connaissance de ses singuliers concitoyens mais découvrira surtout les terribles dangers qui menace l'île.
Critique :
Scissor Seven est une série d'animation chinoise, un genre que l'on a peu l'occasion de découvrir sous nos contrés et qui a suffisamment su se faire remarquer pour être nominé au festival d'animation d'Annecy (en gros "le festival de cannes du dessin animé") en 2018.
Il faut dire que si la série reprend des codes très connus, elle ne ressemble à aucune autre.
Son graphisme, tout d'abord, est très "indépendant" et peut varier du tout au tout d'une scène à une autre en fonction des besoins de l'ambiance. Le charadesign a l'air simpliste mais cela correspond parfaitement à l'ambiance et surtout c'est compensé par une animation complétement folle qui n'a rien à envier au travail du studio Science Saru (Devilman, the tatami galaxy,etc).
Au niveau de l'histoire, si les scénarios sont globalement de vagues prétextes à bastons épiques et
loufoques, les scénaristes arrivent toutefois à apporter beaucoup de fond à l'ensemble en développant les backstory des personnages. Ainsi tous les habitants de l'ile deviendront progressivement attachant lorsque vous découvrirez les événements auxquels ils ont pu être confronté.
Comme dans tout bon shonen, le héros cache également un terrible secret qui sera développé dans la trame globale de l'histoire.
La force de Scissor Seven, c'est vraiment que la série n'a rien de grand public, les épisodes son court et dense mais n'hésite pas à prendre leur temps sur des détails même si l'action reste moteur.
L'ambiance m'évoque le vieux dessin animé Doctor Slump on y retrouve le côté petit village perdu et personnages décalés.
Les thématiques de la série sont très variées, et parfois assez dures. Je la destinerais donc plutôt à un publique adolescent ou adulte malgré ce que le côté débile des scénarios et mignon des graphisme pourraient laisser croire.
La saison 1 est composé de deux parties : 10 épisodes racontant une histoire globale et permettant de découvrir l'île puis 4 épisodes d'origine story. Cette deuxième partie plus sombre et sérieuse m'a moins convaincu car trop proche d'un shonen classique, elle n'en reste pas moins intéressante pour le développement des personnages.
La saison 2 n'est composé que de 10 épisodes mais reprend l'esprit de la première saison en se concentrant cette fois sur les assassins venu faire le ménage sur l'île. Une saison 2 qui se termine avec un beau cliffangher donnant envie de vite voir la suite (ça tombe bien, elle vient de sortir).
Dans l'ensemble, j'ai passé un excellent moment devant ce dessin animé, les personnages sont tous très cool, les combats inventifs et l'histoire finalement assez prenante.
Si ce genre de fiction peut vous intéresser, je vous invite à découvrir les aventures de Seven et ses amis, vous n'en ressortirez pas indemne.
Conclusion :
Excellente surprise que cette petite série chinois, c'est décalé à souhait et on y trouve beaucoup plus de sensibilité qu'on pourrait le croire. Je recommande chaudement
Il y a plus d'un an maintenant j'avais eu la chance de découvrir ce film au Cinglés du Cinéma dans le cadre d'une rétrospective Masaaki Yuasa. Il est enfin sortie en France, l'occasion donc de sortir également ma critique.
Hinako, jeune fille volontaire et pleine d'énergie fait la connaissance de Minato, un pompier, le jour où il la sauve d'un incendie. Fan de surf, les deux jeunes gens vont vivre une idylle passionnée jusqu'au jour ou Minato va se noyer en essayant de sauver quelqu'un. Ravagé par la perte de son amoureux, Hinako ne peux le laisser disparaitre et commence à le voir dans l'eau.
Critique :
Ride your wave est le dernier film sortie de Masaaki Yuasa, un réalisateur atypique dont j'ai déjà pu vous parler à plusieurs occasions pour Devilman : Crybaby et The Tatami galaxy. J'avais découvert ce réalisateur aux Cinglés du cinéma en février 2020 et j'avais été impressionné par sa faculté à s'adapter à des sujets très différents. Ici, il réalise une romance d'un genre inattendu puisque, après avoir bien pris le temps de nous attacher à ses personnages, il fait mourir l'un des deux. Le film parle donc plus du deuil que de l'amour et nous montrera comment Hinako réussit à survivre à la perte de son grand amour. L'histoire est particulièrement émouvante et ne manque pas d'humour malgré la gravité du sujet.
En plus du couple vedette, l'histoire développe d'autres personnages tout aussi attachant qui permettent
de garder une vraie fraicheur à l'ensemble malgré un sujet difficile.
En terme de réalisation, on retrouvera la passion de Masaaki pour les déformations, notamment lors des superbes séquences de surf.
La gestion de l'esprit de Minato est également très originale, elle sera l'occasion de bonnes idées de réalisation et de belles images.
Dans l'ensemble, ce dessin animé s'était révélé une excellente surprise et je n'avais jamais compris pourquoi, il n'était pas sortie en salle.
Avec un rythme un peu contemplatif et sa rupture de ton, l'histoire réussi tout de même à conserver l'attention du spectateur tout du long grâce à l'énergie du personnage principale et une bonne dose d'humour.
Un très beau film qui ne vous laissera pas insensible et qui aide à positiver en ces temps difficiles.
Conclusion:
Un très beau film, redoutablement écrit, une romance originale qui ne laisse pas insensible.
Il y a un peu plus d'un an, je découvrais la série animé Beastars qui me laissait un goût étrange en bouche. La saison deux est sortie cette année, l'occasion de voir si mes impressions étaient fondés ou pas.
La rentrée débute à l'établissement Cherryton mais Rouis n'a toujours pas réapparu et l'assassin de Tem n'a pas été découvert. Comme si cela ne suffisait pas, de mystérieuses rumeurs de fantômes commencent à se propager.
Critique :
Bon, d'un point de vue technique, je n'ai rien à redire sur cette série. Cette nouvelle saison conserve les mêmes standards de qualité, j'aime beaucoup la fluidité de l'animation 3D avec ce look 2D. L'ambiance de la série est toujours aussi prenante, j'aime ce sentiment très mélancolique qui imprègne chaque épisode, La séries n'est jamais vraiment gai mais jamais vraiment triste non plus, elle réussi à rester sur ce fil étrange et plutôt plaisant. La bande son de grande qualité joue d'ailleurs pour beaucoup dans cette atmosphère.
Non, là où j'ai toujours un problème avec cette série c'est sur son écriture. Je vais dans un premier temps m'attarder sur la narration. Contrairement à ce que laissait croire la première saison le meurtre de Tem n'est pas un macguffin et l'enquête autour de sa mort a bien une importance cruciale dans l'histoire, au point de devenir le fil conducteur de cette saison. Un choix qui pose deux soucis majeurs 1) la relation entre Legoshi et Haru passe totalement au second plan (voir même au milliéme plan) alors que c'était quand même tout le sujet de la première saison 2 ) l'enquête est écrite avec le cul. On nous sort un nouveau personnage (le serpent) qui semble crucial dans celle-ci, sauf qu'il ne servira à rien du tout. Le suspect est impossible à deviner tout simplement parce qu'on ne nous le montre pas et dès qu'il apparait à l'écran ça devient totalement évident qu'il est coupable, à tel point qu'il est ridicule que Legoshi ne le comprenne pas. Pourtant, malgré ce que je considère comme un grave écueil de construction, la série conserve un intérêt en se penchant sur les motivations du coupable, on partage l'histoire de son point de vue ainsi que ses souffrances. Mais là on tombe sur le deuxième problème de cette série : le confusionnisme.
J'avais déjà pointé le soucis sur la saison 1, le principe même de la série induit un message politique mais le message est tellement ambigu, qu'on en vient à se demander si l'auteur sait vraiment ce qu'il veut dire. On se retrouve quand même avec une morale de l'ordre de "la force des faibles c'est de donner envie de les protéger". C'est tellement malsain. Pas plus que le délire autour de la viande qui est la seule à donner de la force mais bien malsain quand même.
Alors oui, j'ai regardé cette deuxième saison avec un certain plaisir, notamment parce que le personnage de Legoshi est très attachant et qu'il y a beaucoup de noblesse dans sa cause mais aussi parce que l'arc narratif de Rouis avec les lions est vraiment passionnant. Pourtant, je reste vraiment gêné devant la confusion des messages, la fin de la relation entre Legoshi et Rouis est au-delà du what the fuck. Que doivent retenir les plus jeunes qui regardent la série (oui, la série est destiné aux plus de 16 mais ce ne sera pas respecté) ? Que les forts ont le droit de manger les faibles parce que ça les rend plus fort ? Que certains naissent fort et d'autres faibles et qu'on ne peut rien y faire ? Vraiment en 2020 on va raconter ça aux enfants ? Bref, si je pose mon cerveau par terre, je peux apprécier de regarder Beastars mais au vu de l'offre pléthorique de fiction disponible, est-ce bien raisonnable de continuer à regarder des programmes qui nous tirent vers le bas ?
Conclusion :
Si vous avez aimé la première saison, ce serait dommage de vous arrêter en si bon chemin mais je reste toujours sceptique sur le message de l'auteur.
On poursuit les explorations avec cette fois un dessin animé fantastique venu de Philippine. Laissez moi vous présenter : Trese.
Date de diffusion : 11 juin 2021
Durée : 6 x 30 min Genre : Animation, fantastique, thriller Création : David Hartman, Jay Oliva Casting vocal : Shay Mitchell, Carlos Alazraqui, Eric Bauza |
Nationalités : Philippines, Singapore, Indonesia
Synopsis:
De nos jours à Manille, Alexandra Trese doit préserver la paix entre notre monde et celui des créatures du dessous.
Critique :
Trese est l'adaptation d'une bd Philippine à succès de Budjette Tan et Kajo Baldisimo, c'est de l'urban fantasy sauce polar (et si vous suivez ce blog, vous vous doutez que j'aime) sauf qu'au lieu d'un détective privé on trouve une protectrice des humains et au lieu de gangs mafieux on rencontrera des clans d'êtres surnaturels.
L'action se déroule à Manille (aux philippines donc, un coin qu'on voit assez rarement développé en fiction) et si l'on aura peu l'occasion de découvrir les particularités de la ville, on pourra tout de même découvrir le folklore Philippin (les aswangs, les Tikbalang, etc). En terme d'ambiance, si vous aimez ce genre d'histoire, c'est un sans faute, on retrouve la sensation d'enquête, les menaces, les alliances, les trahisons. On navigue de politiciens corrompus, en policiers dépassés et en industriels orgueilleux et tout ce qui fait de ce genre d'aventure des histoires riches et surprenantes.
En 6 épisodes, la série n'a pas vraiment le temps de développer énormément de choses et pourtant elle réussit à
faire découvrir plusieurs clans, à détailler les origines du personnage principal et de la situation actuelle tout en développant un grand méchant et en gardant des munitions pour la suite. Si les épisodes vous réservent quelques surprise, l'ensemble est assez convenu mais tout de même efficace.
Niveau graphisme, je trouve cela très réussi. Jay Oliva connait son affaire, il a travaillé pour plusieurs films de super héros (Wonder Woman, Thor Ragnarok, Deadpool, etc) et de nombreux dessins animés. J'ai du mal à ne pas voir en Trese un major Kusanagi contrefait mais le personnage n'en reste pas moins cool et le reste des designs sont globalement réussis, à l'image des deux gardes du corps de l'héroïne ou de certains monstres (comme celui de l'épisode 3).
Niveau animation, la série pèche un peu plus, on sent que le budget est à la peine et les scènes d'actions sont réduit à leur plus simple expression. C'est d'autant plus dur à apprécier si comme moi vous avez pu vous réjouir de la grande créativité des affrontements dans Castlevania. Ici pas de 3D, c'est de la 2D ce qu'il y a de plus plat et statique et sans guère d'inventivité pour compenser. Rien de rédhibitoire pour autant, l'action n'est pas le principal centre d'intérêt de ce dessin animé. On fait ici vraiment face à une série d'ambiance qui gagnera à se développer au fil des saisons si Netflix leur en laisse le temps.
Niveau casting, je ne connais aucun des acteurs, mais leurs voix sont bien choisies et renforce l'atmosphère sombre et "réaliste" de l'histoire.
Six épisodes de 30 minutes, c'est vite avalé, si le genre vous intéresse, ce serait dommage de passer à côté car c'est relativement bien construit et l'univers donne envie d'en voir plus. Une bonne surprise.
Conclusion :
Une bonne petite série à l'ambiance sombre et prenante qui mériterait un plus gros budget.
Je n’avais pas du tout entendu parler de ce dessin animé mais la bande annonce m’a immédiatement séduite et j’avais hâte de voir ce que ça donnerait sur la longueur.
Sortie : 29 avril 2021 sur Netflix
Durée : 6 x 30min Créé par : Lesean Thomas Casting vocal : LaKeith Stanfield, Maya Tanida, William Christopher Stephens Pays : Japon, USA
Synopsis :
Esclave noir affranchi devenu samouraï, Yasuke tente de se faire oublier depuis la mort de son daimyo. Mais le destin n’en a pas fini avec lui et va mettre sur sa route une fillette très convoitée pour la puissance de ses pouvoirs.
Critique :
Yasuke est un personnage connu de l'histoire du Japon, il aurait vécu au 16éme siècle et serait arrivé sur l'île grâce à un prêtre Jésuite. Le personnage a beau être historique, nous sommes ici à mille lieux de la reconstitution. En fait, Yasuke m’a immédiatement rappelé la bonne époque des OAV comme Ninja Scroll ou Kenshin le vagabond. On retrouve le côté pseudo réaliste du film de sabre auquel on ajoute une débauche d'effets spéciaux pour le spectacle. Dès les premières minutes le dessin animé nous en met d'ailleurs plein la vue en nous plongeant dans une bataille rangée entre armées, monstres et robots gigantesques. Il faut dire que le réalisateur : Lesean Thomas connait son affaire, il a story-boardé de nombreux dessins animées d’action (Ben 10, Batman l’alliance des héros, Spiderman, etc) et ce n’est pas non plus sa première réalisation (Black Dynamite. Il nous offre donc un spectacle décoiffant où l’on sent tout l’amour qu’il peut avoir pour ce type d'œuvre.
Les designs sont très réussi, l’animation vertigineuse et c’est à n’en pas douter du grand spectacle.
Les musiques sont plutôt moderne et évoqueront l'incroyable Samouraï Champloo avec leur petits relents Hip Hop. Les
deux premiers épisodes sont rondement menés et pourraient presque conclure l’histoire (tous les plots ne sont pas résolu mais il y a un sentiment de satisfaction). Mais la saga continue pour encore 4 épisodes tout aussi spectaculaire, mais renforçant le sentiment que le scénario n’a ni intérêt, ni originalité. Les combats vont ainsi s'enchainer à la manière du premier shonen venu jusqu'au grand méchant très méchant. Alors, une fois de plus, je n’ai pas passé un mauvais moment devant cet animé, c'est une excellente chose que de mettre en avant ce personnage historique méconnu, surtout que cela donne un personnage principal vraiment classe. Toutefois, avec l’offre de plus en plus pléthorique offert par toutes les plateformes, a-t-on encore vraiment du temps à perdre sur des programmes qui sont juste sympa mais sans plus ? La question se posait déjà pour Jupiter's Legacy mais j'ai de plus en plus l'impression de perdre mon temps sur Netflix.
Comme nous avons Disney + pour encore quelques mois grâce à Free, nous essayons d'essorer un peu le catalogue. L'occasion ou jamais de nous plonger dans la série Rebels revenu au goût du jour suite à la deuxième saison de Mandalorian.
Date de diffusion : 2014 - 2018
Durée : 4 saisons de 75 x 22min Genre : Aventure, Fantastique, Science fiction, Animation Création : Simon Kinberg, Dave Filoni, Carrie Beck Casting vocal : Vanessa Marshall, Taylor Gray, Freddie Prinze Jr. Nationalité : U.S.A.
Chaîne d'origine Disney XD US
Synopsis :
Avant que la Résistance ne s'organise, n'existaient que des petites cellules éparses disséminées au travers de l'univers. Découvrez l'histoire de celle de Hera, Kanan, Zeb, Sabine, Chopper et leur nouvel allié : le jeune Ezra puissamment lié à la force. A leurs côtés découvrez les origines de la Résistance et comment elle s'est structurée après la guerre des clones pour pouvoir résister à l'Empire.
Critique :
Star Wars Rebels est une série animé tout public qui se situe après la série Clone Wars et entre les films Star Wars La Revanche des Sith (Episode III) et Star Wars Episode IV. Elle se situe également tout juste avant Rogue One, et quelques années avant Mandalorian.
La série est destinée au grand public, elle cible les enfants mais se donne les moyens de plaire aux adultes. Ainsi, si l'on ne voit jamais une goute de sang et si les personnages ne meurent jamais vraiment à l'écran, on pourra assister au fil des épisodes en hors champ à des décapitations, de la torture, et tout un tas d'événement vraiment choquant et mature. Les adultes comprendront très bien de quoi on parle et pourront savourer la noirceur sous-jacente de la série pendant que les plus jeunes pourront se contenter d'apprécier ce qu'ils voient vraiment à l'écran.
Si les histoires sont plutôt fun et dynamique, cela n'empêchera pas la série d'acquérir une véritable
profondeur et de participer au développement de l'univers Star Wars. Il est d'ailleurs important de mentionner que Carrie Beck et Dave Filloni qui écrivaient et produisaient la série supervisent aujourd'hui Mandalorian. Ce n'est donc surement pas sans raison qu'on a pu voir apparaitre des seconds rôle de Rebels dans Mandalorian, on peut même espérer voir se dénouer dans la série des intrigues laissés ouvertes dans Rebels.
J'imagine que tous les gros fans de Star Wars ont déjà vu Rebels mais si ce n'est pas le cas, sachez que vous y retrouverez nombreux personnages iconiques ainsi que d'énormes clin d'œil aux films. Des petits plus qui renforcent une série déjà solidement construite. Si les épisodes s'enchainent sans se ressembler, proposant infiltrations, chasses au trésor, combats spatiaux, etc, elle se repose surtout sur une équipe de personnages très solide. En peu d'épisode, on découvre et apprend à aimer ces personnages complémentaires et très différent. Le duo de jedi Kanan Ezra est loin d'attirer toute l'attention, on savourera autant voir plus la pilote de génie Hera, la mandaloriene à l'art explosif Sabine, la grosse brute au grand cœur Zed ou le plus teigne des Droids : Chopper. Et je ne parle même pas de la pléiade de personnages annexe développé comme les clones, Hondo ou Fulcrum. On retrouvera également tout ce qui fait le charme de la saga : la force, le côté obscur, les duels de sabre, les affrontements dans l'espace, la lutte contre l'oppression, etc. A noter que les menaces que devront affronter les héros sont également très sérieuses, l'Inquisiteur est ultra charismatique et d'autres grands méchants iconiques de la saga feront également des apparitions savoureuse (même si on pourra regretter une grosse trahison de la continuité concernant l'un de ces méchants qui ne devraient pas pouvoir apparaitre)
Bien sûr, ça reste du Star Wars avec ses forces et ses faiblesses, ça n'entrera donc pas au panthéon des séries bien écrites mais ça n'en reste pas moins un divertissement efficace et tout public.
Les 4 saisons sont de niveau équivalent, la fin de la série offre une conclusion plutôt satisfaisante, d'autant qu'elle ne sombre pas dans l'angélisme. Au fil des épisodes les personnages devront faire face à de véritables sacrifices pour réussir à défaire l'empire et sauver les opprimés.
Je ne dirais pas que c'était une surprise, car j'entend parler de la série depuis un moment, mais j'avoue que j'ai pris beaucoup de plaisir à binger les épisodes. Les images sont superbes et certaines scènes d'action n'ont rien à envier aux films. J'ai clairement pris plus de plaisir à regarder ces épisodes que la dernière trilogie.
Bien entendu, tout n'est pas parfait, on pourra pester sur certains problèmes de continuité et certaines facilités mais honnêtement au vu du divertissement proposé et surtout du fait que la série est accessible aux enfants ça reste une production remarquable.
Conclusion :
Une excellente série tout public qui fait lien entre divers pan de la saga Star-Wars (La Revanche des Sith (Episode III) et La Guerre des Etoiles (Episode IV), Rogue One. Je pense que c'est particulièrement à voir si vous appréciez la série Mandalorian.
Entre le crowdfunding à gérer et la panne internet prolongée,
elle aura été hardcore à écrire cette critique mais je tenais absolument à
conclure ce que j’avais commencé il y a quelques semaines avec la saison 1. Est-ce qu'il faut poursuivre l'aventure? Voyons cela ensemble.
Date de diffusion : novembre 2020
Durée : 9 x 23min
Genre : animation, aventure, humour
Réalisation : Hiro Kaburaki
Casting vocal : Wolf Williams, Alan Lee, Aaron Phillips, etc
Nationalité : Japon
Note : je n'ai volontairement pas mis la bande annonce de la saison 2 car je trouve qu'elle en dévoile trop.
Synopsis:
La suite des aventures de Makoto Edamura qui se retrouve une fois de plus embarqué dans
une arnaque qu'il ne maitrise pas, mais celle-ci pourrait bien le marquer plus profondément qu’il ne l’aurait imaginé.
Critique:
Bref, même si c’est annoncé comme cela, probablement pour
des raisons marketing, il s’agit bien de la suite directe de la saison 1 et pas
d’une saison 2. C’est d’autant plus flagrant que la saison 1 se compose de
plusieurs histoires alors que cette saison 2 n’en contera qu’une seule. Mais
quelle histoire.
En 9 épisodes, l’on va enfin en apprendre plus sur le désinvolte
Laurent et découvrir ses motivations réelles. Ce sera l’occasion d’en apprendre
également plus sur l’organisation qui le soutient et de continuer à approfondir
le personnage "d’Edaname"
Une saison 2 beaucoup plus dure que la précédente et centrée
sur la thématique de la traite d’êtres humains. Un sujet vraiment difficile qui,
s’il est traité avec beaucoup de distanciation, n’en reste pas moins perturbant
(en dessous de 14 ans, ça me semble complexe de regarder cette saison).
Mais une saison deux encore plus passionnante, l’attachement
aux personnages générée par la saison 1 marche pleinement et on a hâte d’en
découvrir plus sur leurs petits secrets et de voir l’impact réel que cette affaire va avoir sur
eux.
J’ai totalement bingewatché ces 9 épisodes, impossible de
s’arrêter une fois lancé. Le rythme est redoutable et les révélations s'enchaînent implacablement une fois la machine lancée.
Si vous avez apprécié la première saison vous devriez adorer
celle-ci, tout fonctionne à merveille et c’est un régal de retrouver cette ambiance et ces personnages.
Quelques petits bémols tout de même : c’est une histoire d’arnaque, et comme
toutes les histoires de ce genre on se retrouve à la fin avec une situation un
peu too-much qui n’est pas sans rappeler le duel de Princess bride (tu sais que
je sais que tu sais que je sais, donc je vais faire comme si tu avais prévu que j’avais
prévu…). J’ai aussi plus que tiqué sur l’intégration de 3 personnages dans les
derniers épisodes, je comprend l’idée derrière cette utilisation mais je trouve
que ça induit un fond vraiment malsain à la série là où jusqu’alors elle
essayait de bien distinguer la moralité de ses personnages principaux de celles
des autres escrocs.
Bref, si j’ai quelques réticences sur le fond, cette série reste un
excellent divertissement d'une efficacité redoutable, l’émotion est au rendez-vous et vous ne risquez pas
de vous ennuyer. Je vous recommande d’ailleurs de rester jusqu’au bout du
générique de fin du neuvième épisode car le teasing pour une saison 3 est plutôt puissant.
Conclusion :
Une fin de saison remarquable, bien sûr ce n’est pas parfait mais je recommande chaudement
cette série drôle, originale et passionnante.
Découvert grâce à son générique de fin partagé par un contact, j'étais curieux de voir ce que valait Great Pretender le dessin animé dont la saison 2 sortira le 25 novembre.
Date de diffusion : juin 2020
Durée : 14 x 23min Genre : animation, aventure, humour Réalisation : Hiro Kaburaki Casting vocal : Wolf Williams, Alan Lee, Aaron Phillips, etc
Nationalité : Japon
Synopsis :
Makoto Edamura pense être le plus grand escroc du Japon mais en volant le portefeuille d'un touriste français il n'imagine pas qu'il vient de mettre le doigt dans un engrenage qui va l'entrainer bien au-delà de ses frontières.
Critique :
Great pretender est la dernière série du WIT studio, un petit studio Japonais, filiale des prestigieuses Productions IG (Ghost in the shell SAC, Psycho Pass, Jin Roh, etc) à qui l'on doit déjà l'incroyable adaptation de l'attaque des titans.
Il s'agit d'une histoire originale écrite par le scénariste Ryota Kosawa et réalisé par Hiro Kaburaki (le chevalier d'éon, Speed Grapher, etc) . La série s'inspire des films d'arnaque (Ocean's eleven, insaisissable, etc) et, même si les histoires sont totalement grand public, s'adressent plutôt à un public adulte de par la richesse de leurs intrigues. La première saison se compose de 3 parties, chacune se concentrant sur une arnaque en particulier et permettant de développer plus précisément certains personnages. On appréciera la richesse de l'univers qui nous fera voyager du Japon à l'Angleterre en passant par Paris et du milieu du cinéma à celui de la peinture en passant par les courses d'avion. Les thématiques sont variées ce qui permet de conserver l'intérêt du spectateur tout du long même si la mécanique est un peu répétitive. Les personnages sont variés et attachants et on appréciera l'effort sur la langue dans la VO. Je note d'ailleurs ici la qualité du casting vocal et leurs efforts pour parler d'autres langues que la leur. C'est beaucoup plus immersif et ça renforce l'aspect international donné par le scénario.
Dans l'ensemble, Great Pretender est une série très agréable, elle est drôle, tendre et ne cède pas à la
violence facile. S'il y a des échanges de coup de feu, je ne crois pas qu'une seule personne ne soit jamais blessé par balles et il n'y a aucun mort. Les valeurs de la série sont également plutôt saines car si on parle d'arnaque, on parle surtout d'arnaquer des arnaqueurs. Ainsi, même s'ils sont du mauvais côté de la loi, les personnages principaux sont clairement des idéalistes avec des valeurs morales et humaines très hautes.
Dans l'ensemble, je ne peux que recommander cette série, même si l'univers n'est pas toujours très gai c'est globalement positif et plutôt feel good.
La saison 1 se termine sur un mini cliffangher qui donne envie d'en apprendre plus sur l'un des personnages (une histoire qui permettra visiblement de mieux comprendre le fameux générique de fin). Je vous chroniquerais la saison 2 quand elle sortira car j'ai hâte de retourner voyager avec ces personnages, en espérant toutefois qu'ils arrivent à renouveler un peu leur écriture.
Conclusion :
Un excellent divertissement avec beaucoup de rebondissement et des personnages attachants.
J'étais obligé de conclure avec le générique de fin de la série qui m'a tant donné envie de découvrir la série
On continue d'aller au cinéma parce qu'il faut faire vivre les salles (surtout dans une période ou des grands comme Disney ont décidé de les abandonner) et je vous propose donc aujourd'hui, pour rester dans la thématique Disney, un film d'animation français.
Sortie en salle : 30 septembre 2020
Durée : 1h 14min Genre : Animation, Historique Réalisation :Aurel Casting Vocal : Sergi López, Gérard Hernandez, Bruno Solo
Nationalités : Français, Espagnol, Belge
Synopsis :
Février 1939, la France décide d'enfermer les républicains Espagnols fuyant le régime Franquiste dans des camps. Un gendarme plus sensible que les autres va sympathiser avec l'un des prisonniers, l'artiste Josep Bartoli.
Critique :
Josep est le premier film de Aurel, un dessinateur de bande dessiné plutôt réaliste et politique. L'histoire est adapté de la vie de l'artiste Josep Bartoli, un dessinateur espagnol très engagé politiquement. On y suit plusieurs époques de sa vie à commencer par sa fuite de l'Espagne en janvier 1939 après la défaite des brigades internationales contre le Franquisme. Le film est donc l'occasion de décrire une période sombre et méconnue de notre pays où comment la France à enfermé dans des camps des ennemis du fascisme.(un beau prologue à la collaboration avec le régime nazi)
Scénaristiquement le film est très riche, on ne s'intéresse pas qu'au passé mais également au présent
pour faire résonner l'histoire avec plus de force à travers les générations (heureusement, aujourd'hui, ça ne viendrait à l'idée de personne de dire que les anti fascistes sont aussi dangereux que les fascistes...).
Graphiquement, c'est plutôt du beau travail, le style évolue selon les besoins de l'histoire distinguant notamment les différentes époques. L'art de Bartoli est également bien mis en avant ce qui permettra à beaucoup de découvrir un artiste qu'ils ne connaissent surement pas (c'est la première fois que j'en entendais parler pour ma part). Il y aurait plus à redire sur l'animation, elle est à l'évidence le fruit de vrais choix de réalisation mais je ne saurais dire s'ils sont artistiques ou financiers. Ainsi, si l'on peut accepter l'aspect fantomatique de l'animation en 39, bien que ce soit vraiment désagréable à regarder, certains passage tout autant saccadé me semble moins justifiable.(en tout cas, autrement que par "il fallait que ça coute moins cher à produire")
Au niveau de l'ambiance, il faut noter que le film est vraiment très dur et même s'il nous laisse plutôt sur une bonne impression vous allez traverser l'enfer pendant la grosse heure que dure l'histoire (le tombeau des lucioles, souvenez-vous).
Au niveau du casting vocal, les choix sont globalement bons, c'est avec plaisir que j'ai retrouvé les voix de Valérie Lemercier (Palais Royal, etc), François Morel (Baron Noir, etc) et surtout Sergi López (Harry, un ami qui vous veut du bien, etc). J'aurais toutefois un gros bémol sur le choix très discutable de David Marsais dans le rôle de l'adolescent. J'aime beaucoup ce comique et son travail sur le Palmashow mais il est trop évident qu'il s'agit d'un adulte qui joue l'ado et pas d'un ado. L'aspect caricatural fait perdre un peu de sincérité au film.
Dans l'ensemble, je ne peux que recommander chaudement Josep. Bien sûr il faudra avoir le cœur bien accroché et s'accommoder des choix de réalisation parfois austère mais c'est une œuvre poignante qui permet de mettre en avant une page sombre de notre histoire trop facilement tombé dans l'oubli du roman nationale.
Conclusion :
Un film dur et beau sur une période de l'histoire trop méconnu.