Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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lundi 10 mai 2021

La traque : Time to hunt

Je vous le disais il y a peu, je suis en manque de film Coréen. Heureusement, il se trouve que le catalogue Netflix en contient quelque uns, l'occasion de voir si une pépite se cache dans le ventre de la bête (cette métaphore ne va nulle part, j'ai l'impression de courir après mon destin comme un cheval sauvage).

Date de diffusion :  24 avril 2020 sur Netflix
Durée : 2h14min
Genre : action, crime, drame
Réalisation : Sung-hyun Yoon
Casting : Lee Jehoon, Jae-hong Ahn, Woo-sik Choi
Nationalités : Corée

Titre originale : Sanyangeui sigan 

Synopsis :

Dans un futur proche où une crise économique à ravagée la Corée, trois amis décident de braquer un casino clandestin pour s'acheter une place au soleil. Ils vont apprendre qu'on ne s'attaque pas à la mafia sans conséquence.

Critique :


Si le pitch de la traque pourrait laisser croire à un film de casse, il n'en est rien du tout. Le cambriolage est assez facilement expédié dans la première demi-heure et ce sont surtout les conséquences qui importent vraiment, comment les personnages vont réussir à échapper à l'homme de main de la mafia qui les traquent.

Il n'y a pas énormément de surprise dans ce scénario mais ça n'en reste pas moins mis en scène de façon suffisamment efficace pour que ce soit plaisant à regarder. Pas de cascade, pas de poursuite en voiture, l'essentiel de l'action se constitue gunfight mais ce n'est pas vraiment l'adrénaline de ces affrontements qui donnera du sel au film mais plutôt les tentatives désespérées des héros pour survivre à cet assassin implacable qui n'a rien à envier à un monstre de slasher.

D'autant que les personnages sont attachants, ce sont de gentils looser qui tentent de fuir une situation invivable, on espère donc qu'ils vont réussir à se débarrasser du psychopathe à leur trousse pour atteindre leur rêve.

Niveau casting, je ne connaissais aucun des acteurs, ils ont surtout de l'expérience en série, à l'exception de Woo-sik Choi  qui s'est payé le luxe de jouer dans Parasite et Dernier train pour Busan, excusez du peu. Dans l'ensemble, le niveau est bon, je n'ai rien à redire là-dessus mais je déplore tout de même que le film réussisse l'exploit de n'avoir quasi aucun rôle féminin (de mémoire, on voit juste la mère d'un des personnages pendant quelques minutes).

Niveau réalisation, les images sont plutôt joli mais la mise en scène est dans l'ensemble uniquement illustrative même s'il y a quelques tentatives de donner du sens. J'ai noté un petit soucis au niveau de l'enchainement des séquences, cela ne fonctionnait pas toujours bien, l'action qui se passe en parallèle manque de clarté.

S'il est loin d'être inoubliable, la traque est un film plaisant à regarder, surtout si comme moi vous aimez le cinéma coréen. J'ai apprécié le côté surprenant de la fin mais je regrette le manque d'originalité et surtout le fait que la fin appelle autant à une suite. (ce n'est pas à suivre, c'est une fin et le réalisateur conclut son propos mais d'une façon frustrante qui donne envie que l'histoire se poursuive.) 




Conclusion :

Un polar convenu mais efficace, la fin est assez surprenante (notamment parce qu'elle appelle un peu trop une suite)



vendredi 7 mai 2021

Sisyphus : The Myth

Avec la fermeture des salles, je suis grave en manque de film Coréen. Heureusement, Netflix bénéficie d’un catalogue d’une grande diversité, j’ai donc tenté la petite dernière aux allures de blockbuster.




Date de diffusion : avril 2021 sur Netflix

Durée : 16 x 1h15 min

Genre : Science-fiction, action, drame
Création : Jin Hyuk, Jeon Chan-Ho, Lee Je-In
Casting : Cho Seung-woo, Park Shin-Hye, In-ho Tae 

Nationalités : corée



Synopsis :

Venu du futur, une femme essaye d’empêcher la mort d’un petit génie pour empêcher la destruction de la corée.


Critique :


Sisyphus est donc une série sur les voyages dans le temps qui nous raconte comment la survivante d’une apocalypse essaye de empêcher celle-ci d'arriver. Un pitch somme toute convenu, vous en conviendrez, mais plutôt efficacement mis en image. 

Au niveau du scénario, il ne faudra pas attendre grand-chose d’époustouflant, c’est relativement simple et accessible à tous, même s’il y a de plaisantes subtilités. Je retiens surtout leur gestion des paradoxes temporels un choix simple mais élégant et qui sert agréablement bien l’histoire. Si la science fiction, et l’action car les poursuites et les affrontements s’enchainent sans arrêt, sont les piliers de l’histoire, celle-ci repose surtout sur les relations humaines, j’ai ainsi particulièrement apprécié les révélations autour du grand méchant. Là encore, il n’y a rien de neuf mais ça marche bien et ça sert le propos. Enfin, soyons clair, Sisyphus c’est avant tout une histoire à l’eau de rose. Tout repose sur ce couple improbable et comment ils vont tomber amoureux. Si vous êtes allergique à ce genre d’intrigue, cela pourra vite vous agacer mais sinon c’est plutôt bien ficelé.

Au niveau des images, l’aventure est spectaculaire. J’ai particulièrement apprécié les nombreux

flashbacks dans le futur, c’est du post apo donc pas le plus compliqué à mètre en image mais ça n’en reste pas moins plaisant à regarder. Au niveau des effets, c’est globalement réussi même si j’aurais quelques bémol, comme la poursuite en drone pas très heureuse.

Au niveau du casting, je ne connais aucun des acteurs mais ils sont tous plutôt bien choisit avec une mention spéciale pour Sigma (Byeong-cheol Kim ) qui est absolument parfait. Le héros (Cho Seung-woo ) à un peu une tête à claque mais c’est le personnage qui veut ça, l’héroïne (Park Shin-Hye ) est quant a elle très bien campée et plutôt crédible dans les nombreuses scènes d’actions.

Globalement j’ai peu de reproche à faire à cette série qui m’a fait passer un bon moment. Je regretterais juste les musiques, plutôt inégales et qui ressemblent parfois à de la musique libre de droit tellement elles sont banales mais surtout, j’ai vraiment beaucoup de mal avec le format. 1h15 par épisode, c’était beaucoup trop. Sans vouloir vanter le modèle américain et ses 45min, il y avait surement un entre deux à trouver car là on s’appesantit souvent inutilement sur les scènes, on répéte les choses, on insiste sur le pathos, bref la série à tendance à être pompière là ou une certaine sobriété aurait surement été plus efficace à mon sens.


Globalement, j’aurais tout de même tendance à la recommander si le genre vous intéresse, car il y a tout de même un esprit différent de ce à quoi l’on est habitué. Le dernier épisode, loin d’être le déluge d’action que l’on aurait pu attendre se révèle plus subtile et même vicieux par certains aspects. Vous voilà prévenu, Sysiphus ce n’est clairement pas Dark (même si l’on retrouve la même approche très humaine du sujet) mais ça peut valoir le coup d’œil  si vous voulez quelque chose d’un peu léger mais d’original.





Conclusion :

Une bonne surprise, le style est un peu trop grandiloquent et les épisodes inutilement long mais il y a de bonnes idées et c'est plaisant à suivre





vendredi 26 février 2021

Demon catchers

C'était une des nouveautés Netflix de 2021, peu de temps après le très bon Sweet Home (et le discutable Alice in borderland) est-ce que la Corée va à nouveau marquer les esprits avec une série ?




Diffusion Netflix : Janvier 2021 
Durée : 10 x 60min 
Genre : Fantastique, Action
Titre original : Gyeongiroun Somun
Création : Ji-na Yeo
Casting : Jo Byeong-gyu, Yoo Joon-sang, Yum Hye-ran
Nationalité :Corée Du Sud

Chaîne d'origine Netflix


Synopsis :


Il y a 7 ans, So-Moon fut le seul survivant d'un accident de voiture ayant emporté ses parents. Devenu adulte, le destin le poussera à faire la rencontre d'un étrange groupe de chasseur de démon qui deviendront sa nouvelle famille et l'aideront à affronter un passé plus sombre qu'il n'y parait.


Critique :

La première chose qu'il faut dire sur Demon Catchers c'est que la série est très mal vendue. Que ce soit

les visuels, la bande annonce, le générique ou même le pitch, rien ne permet vraiment de prendre la pleine mesure de ce qu'est Demon catchers. En effet, si les premiers épisodes commencent à peu près comme une série fantastique classique de "combat contre le mal", l'histoire évolue très vite vers quelque chose de beaucoup plus concret. Demon catchers se révèle au final plus proche d'un polar nordique avec ses manipulations politiques et ses crimes crapuleux que de Buffy contre les vampires.

Pour autant, et c'est à la fois sa force et sa faiblesse, la série est assez inclassable et très loin d'être formatée. 


Dans les défauts, je noterais par exemple que les épisodes ont tendance à tirer en longueur. Dès le premier épisode par exemple le spectateur est noyé sous les informations car la série développe trop de chose pour un seul épisode (passé des personnages, situation de la famille et des amis de So Moon, situation des Chasseurs, mise en place d'un méchant, passage de flambeau, etc). L'autre point faible, à mon sens et probablement dans une perspective occidentale, est un humour plutôt lourd et enfantin en complet décalage avec le sérieux de l'intrigue. Pour autant, grâce à la richesse de ses intrigues, un traitement original des personnages (le rapport entre le héros et ses grand parents ou ses amis qu'on voit peu dans nos séries), les valeurs positives qu'elle défend et des scènes d'action plutôt réussie Demon catcher réussi à capter l'attention du spectateur.

Scénaristiquement, on ne criera pas au génie, c'est assez classique mais la trame et ses enjeux sont suffisamment bien construit pour être passionnant. La partie la plus faible concerne plutôt l'aspect fantastique de la série, on se demande parfois si les scénaristes y ont vraiment réfléchi tant les règles semblent aléatoires.

Niveau casting, je ne connaissais personne mais ils sont plutôt bien choisit si l'on réussi à faire l'impasse sur le jeu outrancier lors des scènes de comédie.

Dans l'ensemble et malgré nombreux choix qu'on pourra trouver regrettable, la série se révèle vraiment plaisante et on se prend à se demander comment une deuxième saison pourrait développer cet univers.

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Conclusion:

Si la série est inégale, ça n'en reste pas moins une bonne surprise.

lundi 25 janvier 2021

Sweet home

Je n'avais pas eu le temps de finir la série en 2020 et elle n'avait donc pas été comptabilisé dans le top 10. Mais que vaut vraiment cette série d'horreur Corréenne ?



Date de diffusion : 2020 
Durée : 10 x 60min 
Genre : Epouvante-horreur, Fantastique, Thriller
Titre original : Seuwiteuhom
Création : Lee Eung-bok
Casting : Song Kang, Jin-wook Lee, Lee Si-young
Nationalité Corée Du Sud

Chaîne d'origine Netflix


Synopsis :

Venu s'installer seul dans un vieil hôtel délabré, un ado va devoir faire face à une mystérieuse invasion de monstre qui les menacent lui et ses voisins. Un danger d'autant plus mortel que chacun d'entre eux pourrait se transformer à tout moment.


Critique :


 Sweet home est l'adaptation d'un manhwa (manga coréen) sortie exclusivement sur internet sur la plateforme Webtoon. Le pitch est assez classique et évoquera le genre de l'invasion zombie. On se retrouve donc dans un huis-clos où, à l'instar d'un Walking Dead ou d'un Dernier Train pour Busan, le danger réside parfois plus chez le autres humains que chez les monstres. 

S'il n'y a pas beaucoup d'originalité dans le propos, la série sait pourtant se faire passionnante par une richesse de personnages attachants et une variété des situations. Les survivants devront bien entendu s'organiser pour survivre aux monstres mais aussi pour survivre tout court car ils ne peuvent désormais plus compter sur personne d'autre. Outre le côté anxiogène, la série possède également une teinte très mystérieuse, de nombreuses secrets sont à découvrir; sur les personnages déjà, mais également sur l'épidémie et ses conséquences. Il y a de fortes chances que vous soyez surpris à plus d'une occasion car le scénario ne cède pas à la facilité et les résolutions ne seront pas toujours celles qui paraissent les plus évidentes. Attendez-vous d'ailleurs à pleurer des personnages, les scénaristes sont très loin de ne sacrifier que les figurants, des personnages importants périront de façons terribles.

Au niveau du casting, je ne connais aucun des acteurs mais ils sont tous très bon. J'apprécie particulièrement la grande différence d'âge entre tous, ce qui permet d'incarner au mieux une population de 7 à 77 ans. Bien entendu, il faudra

passer outre la différence de jeu, les acteurs asiatiques sont beaucoup lus expressif que les occidentaux, il faut l'accepter, et regarder en VO car c'est impossible de faire un doublage de qualité sur ce genre d'œuvre. Les personnages sont variés et tous attachants à leur façon, que ce soit par leur force, leur gentillesse ou leur lâcheté, il ressort une grande humanité de ce petit microcosme. A signaler la modernité des personnages, les femmes peuvent se révéler très "masculine" et les hommes plus "efféminés" l'écriture ne cède pas aux stéréotypes (sauf celui du "sale capitaliste" mais on ne le relèvera jamais assez) et ça fais du bien.

Visuellement, on en prend plein les mirettes. Les monstres sont magnifiques, très organiques et très variés. On se régale de découvrir chaque nouvelle créature et ses particularités. Les images sont également parfois superbes avec un étalonnage très appuyé et réussi. La série n'hésite pas à se montrer gore, nous sommes vraiment devant une série d'horreur et le sang va couler à flot. âme sensible, s'abstenir.


Niveau musique, quelques audaces intéressantes, le générique notamment à tout d'un requiem, ce qui donne une coloration quasi religieuse, mais surtout apocalyptique, à la série. A contrario, le thème un peu pop utilisé pour marquer certaines scènes d'action importantes confère une intrigante modernité à l'ensemble et beaucoup de dynamisme (un côté très dessin animé, je trouve).

Vous l'aurez compris, je suis totalement emballé. J'aurais quelque reproches tout de même, dans ce foisonnement créatif les choses ne sont pas toujours très claires. Scénaristiquement, il arrive qu'on ne comprenne pas bien qui est qui (je pense au devenir du gardien de l'immeuble notamment) et visuellement l'action est parfois brouillonne (le premier combat avec la créature enflammée est incompréhensible) mais rien qui ne pénalise la compréhension globale.

Si le cliffhanger n'est pas particulièrement efficace, il n'en donne pas moins envie de savoir ce que peut
devenir cette univers. Le potentiel est énorme et j'adorerais voir au moins une saison 2. Si vous avez apprécier Le dernier train pou Busan, cette série est à voir absolument, vous y retrouverez la même créativité, la même force dans les personnages et la même violence dans la vision de la société. Pour moi, un grand must malgré les défauts.



Conclusion :

Une série originale qui ne pourra que combler les fans de cinéma Corréen et devrait agréablement surprendre les amateurs d'horreur.

vendredi 7 août 2020

Lucky strike

Le cinéma Coréen et moi, c'est une histoire d'amour, vous vous doutez bien que je ne pouvais pas passer à côté de ce nouveau venu. Les critiques se réjouissant d'un film "enfin" accessible n'étaient pas pour me rassurer mais j'étais tout de même curieux de me faire un avis.






Date de diffusion : 8 juillet 2020 
Durée : 1h 48min 
Genre : Thriller, Drame
Réalisateur : Yong-hoon KIM
Casting : Jeon Do-Yeon, Woo-Sung Jung, Seong-woo Bae
Nationalité : Sud-Coréen

Synopsis :

Séoul, de nos jours, un mystérieux sac d'argent va ébranler plusieurs destins qui n'avaient pas de raisons de se croiser. 

Critique :


J'ai dû le dire et le répéter un milliard de fois mais ce qui m'attire le plus dans le cinéma coréen qui arrive jusqu’à nous, c'est son manque de formatage.Loin des studios hollywoodiens, les réalisateurs ont su s'épanouir pour offrir quelque chose de différent. Tout n'est certainement pas bon à prendre mais cela nous a réservé quelques pépites comme : Old Boy, Memories of murder et d'autres jusque Parasite l'année dernière. Du coup, vous comprendrez que quand un critique essaye de me vendre le film en me disant en substance : "enfin un film comme les autres" cela me met un peu de travers. (Le pojnt : "Ce thriller jouissif désenclave pour de bon le cinéma du pays du matin calme de sa niche pour initiés. Merci « Parasite » ! Et aussi un peu Tarantino.")

Et pourtant, je peux comprendre cette remarque même si je n'en partage clairement pas l'enthousiasme.
En effet, à partir d'un roman de l'auteur japonais  Keisuke Sone, Yong-hoon KIM nous livre un premier film extrêmement bien produit où rien ne dépasse. Il n'y a pas place au hasard ici, tout est très carré, très lissé et ne sort surtout pas du moule. Ne vous attendez pas à être surpris, le suspens ne tient qu'a la narration à rebours, Lucky Strike est une sorte de Pulp Fiction coréen, la frénésie créatrice en moins.
Alors, certes, vous ne passerez pas un mauvais moment. La façon dont le film s'articule entretient l’intérêt du spectateur tout du long mais cela de façons très artificiel car l'histoire, finalement assez pauvre, s'achève de la façon la plus molle possible.  On pourra tout de même se réjouir que le film ne soit pas grand public au point de tout sur-expliquer. Pour autant, il n'y a rien d'insurmontable à comprendre, juste quelques subtilités, et encore.
Au niveau du casting, Je ne connaissais aucun des acteurs mais tous étaient très bon et les personnages sont globalement attachants. J'ai particulièrement apprécié l'un des personnages féminins qui prend de l'importance surtout sur la fin. Le personnage est plutôt moderne et c'est assez plaisant.
Niveau réalisation, c'est très propre. Il y a de très belles images mais rien de vraiment marquant. Il y a tout de même quelques bonnes idées comme l'entracte et sa logique mais c'est de l'ordre du détail et ça ne suffit pas à faire briller un film par ailleurs un peu long et terne.
Dans l'ensemble, vous l'aurez compris, Lucky Strike n'est pas un mauvais film, c'est un polar un peu original mais qui n'a rien de novateur et se révèle beaucoup trop lisse pour durablement marquer les esprits.




Conclusion :

Un bon film mais trop formaté pour avoir le charme des pépites qu'a pu nous apporter le cinéma Coréen.

lundi 19 août 2019

Le gangster, le flic et l'assassin

Profitant d'un tout petit creux dans mon emploi du temps, je me suis jeté sur ce film coréen dont la bande-annonce m'avait bien motivé même si l'histoire semblait un rien classique.






Date de sortie : 14 août 2019
Durée : 1h 50min
Réalisateur : Lee Won-Tae
Casting : Ma Dong-seok, Kim Moo-yul, Kim Sung-kyu
Genres : Thriller, Action
Nationalité : Sud-Coréen

Interdit aux moins de 12 ans

Synopsis :

Policier ultra motivé, Kim Moo-Yeol voit ses efforts freinés par une direction corrompue par le mafieux local Jang Dong-Soo. Lorsqu'il devine la piste d'un tueur en série, il se voit une fois de plus empêché d'enquêter. Heureusement pour lui, Jang Dong-Soo échappera à une tentative de meurtre forçant le mafieux à mettre tout en oeuvre pour se venger, allant jusqu’à envisager de travailler avec l’incorruptible Kim Moo-Yeol.



Critique :

Je n'ai pas réussi à trouver la bande annonce en vostfr mais bien évidement, il ne faut  pas aller voir ce film en vf. Il ne faut regarder aucun film asiatique en VF, le doublage, malgré tous les efforts des équipes de doublage, est toujours une source de ridicule qui désert le film.
Ceci étant dit, Le gangster, le flic et l'assassin est le troisième film de Lee Won-Tae qui s'était illustré en 2002 avec Ivres de femmes et de peinture. Il nous revient avec un film très différent puisqu'il s'agit d'un thriller d'action, un pur divertissement hollywoodien.
Parmi les défauts, je pointerais donc des défauts récurrents des blockbusters : scénario convenu ( on pensera à M le maudit, à The Chaser, et à tant d'autres choses moins glorieuses) et scènes d'actions trop longues.
Dernier point très problématique à mon sens,les motivations des personnages. Si le policier veut attraper l'assassin pour l’arrêter, le gangster lui veut le mettre à mort. L'opposition est donc plutôt claire et compréhensible de tous. Mais, le film se déroule dans un pays où la peine de mort est encore en place, les deux personnages se battent donc tout deux pour tuer l'assassin. Dés lors, le personnage du policier devient bien moins crédible.
Malgré tout, le film réussit à tirer son épingle du jeu grace à une esthétique bien léché, un humour qui fait mouche et des personnages attachants.
On notera d'ailleurs la qualité du casting, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai retrouvé Ma Dong-Seok dans un rôle bien plus sérieux que dans Dernier train pour Busan, mais surtout c'était une joie de découvrir Kim Moo-yul dans le rôle du flic bad-ass. Un rôle sans grande originalité mais qu'il incarne à merveille avec fougue et humour.
Dans l'ensemble, ce film est donc un divertissement très prenant qui ne devrait pas vous lisser insensible.

Conclusion :

Une trame peu originale mais une histoire rondement mené avec des personnages attachants. Un film d'action efficace.

mercredi 12 juin 2019

Parasite

Oh je l'attendais de pied ferme le nouveau Bong Joon Ho et le fait qu'il obtienne la palme d'Or n'a fait qu'entretenir ma hype pour ce film. Alors il est temps de voir, après un Okja discutable qui avait chamboulé la croisette avec la polémique Netflix, si le réalisateur n'a rien perdu de sa superbe.





Date de sortie 5 juin 2019
Durée : 2h 12min
Réalisateur : Bong Joon Ho
Casting : Song Kang-Ho, Lee Sun-kyun, Cho Yeo-jeong
Genre : Drame, Thriller
Nationalité : Sud-Coréen

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Synopsis:

Ki-taek vit dans une famille très pauvre coutumière de trouver toutes sortes de moyens de subsistances. Lorsqu'un de ses ami le recommande pour donner des cours dans une famille riche, Ki-taek commence à échafauder un plan pour faire engager sa famille et leur soutirer un maximum d'argent. Mais les plans ne se passent jamais comme prévu.


Critique :

Bong Joon Ho je vous en parle souvent, le réalisateur m'a fracturé le cerveau en 2004 avec Memories of murder, encore aujourd'hui un de mes films cultes, en me confirmant qu'il n'y avait pas que Park Chan Wook comme génie dans le cinéma coréen. Depuis, je suis avec attention la carrière des deux réalisateurs, j'ai notamment pu vous parler de Snowpiercer et si le blog avait existé à l'époque je vous aurait parlé de The host ou Mother. Donc, oui, j'attendais avec impatience le nouveau Bong Joon Ho d'autant que la bande annonce était prometteuse. Et ne faisons pas durer le suspens inutilement, c'est une fois de plus une oeuvre brillante. Je ne sais pas ce que donneront Once Upon a time...in Hollywood ou Sorry we missed you mais clairement Parasite n'a pas volé sa palme d'Or.
Maintenant, la difficulté de cette critique va résider dans le fait de ne pas vous survendre le film. Car en soit, il n'a rien d’exceptionnel, il est "juste" (et j'insiste sur les "" car bordel c'est tellement rare d'avoir cette justesse) bien fait. Il n'y a pas de surenchères visuelles, il n'y a pas d’esbroufes scénaristiques, non, tout est juste millimétré pour que ça fonctionne. C'est un engrenage très précis qui se met en marche pour dérouler son histoire. Rien n'est inutile, il n'y a pas de longueurs, d'éléments déplacés, tout sert le film et l'histoire. Et pour ne rien gâcher, il y a même du fond, cette histoire d'arnaque sert à illustrer la lutte des classes toujours d'actualité même si on voudrait nous convaincre du contraire. Et là encore, le réalisateur n'y va pas avec ses gros sabots, s'il dénonce bel et bien le problème que pose la lutte des classes il ne sombre pas dans la facilité de nous montrer les gentils pauvres face aux méchants riches. Non, tous les personnages ont leurs forces et leurs failles. Le film est profondément humain et bouleversant. C'est d'ailleurs la force de Bong Joon Ho que de savoir montrer à l'écran la complexité de l'âme humaine, de donner vie à des personnages complexes par petites touches d'humours absurdes, de passages sordides et de moments plus sensibles.
Pour jouer tout cela, il se repose une fois de plus sur un casting d'exception avec notamment son acteur fétiche Song Kang-Ho qu'on a pu voir dans tous ses films mais aussi dans le très bon Le bon, la brute et le cinglé. On pourra également retrouver Choi Woo-Sik que j'avais découvert dans Dernier Train pour Busan ainsi que d'autres acteurs et actrices que je ne connaissais pas mais qui se révèlent brillant. Chacun à sa place, le film tourne autour des interactions entre tous ces personnages aucun ne peux donc vraiment tirer son épingle du jeu.
La musique est également une réussite et permet d'accompagner au mieux des images superbes et une réalisation réfléchie.
J'espère que vous l'aurez compris, Parasite est le film qu'il ne faut pas rater en ce moment. Ce n'est pas un feel-good moovie, c'est un drame aux accents de thriller mais c'est une vraie leçon de cinéma et ça fais du bien de pouvoir voir de tels oeuvres de temps en temps pour nous rappeler que le 7éme art n'a pas encore sombré sous les coups de l'industrie du divertissement.



Conclusion :

Brillant, tout simplement. Le film n'a absolument pas volé sa palme c'est un petit bijou. Pas d’esbroufe, le réalisateur va à l'essentiel pour une oeuvre réglé au millimètre, un régal.

lundi 10 septembre 2018

Burning

Cinéma coréen mon amour, la bande annonce de celui-ci me faisait de l’œil depuis un moment, voyons ce qu'il en est vraiment.





Date de sortie 29 août 2018
Durée : 2h 28min
Réalisateur : Lee Chang-Dong
Casting : Yoo Ah-In, Steven Yeun, Jeon Jong-seo
Genres : Drame, Thriller
Nationalité : Sud-Coréen

Synopsis:


Lorsque Jongsu retrouve par hasard son ancienne voisine Haemi maintenant devenue une belle jeune femme, tout deux tombent instantanément amoureux. Mais Haemi doit partir en voyage et lorsqu'elle revient, c'est accompagné de Ben, un mystérieux milliardaire. Une étrange relation s'installe entre les trois jeunes gens, au-delà de la jalousie, Jongsu s'interroge sur les véritables intentions de Ben envers Haemi.

Critique :

Sixiéme film de Lee Chang-Dong, un réalisateur que je ne connaissais pas, Burning est adapté d'une nouvelle de Haruki Murakami intitulé Les granges Brulées. L'histoire est simple mais efficace puisqu'elle nous place au cœur de l'étrange triangle amoureux de personnages ambigus.
Ce qui captive dans ce film, c'est cette ambiance vénéneuse qui transpire de chaque plan, cet ordinaire malsain ou tout semble étrange et faux. On se prend alors à se passionner pour le quotidien de ces personnages étranges pris au piège d'une vie qui ne leur convient pas.
On essaye de décrypter leurs pensées, de savoir où tout cela nous mène.
Et finalement, tout est assez simple et logique, pour ne pas dire prévisible. Pourtant, captivé que nous sommes par les flammes qui dansent devant nos yeux nous ne voyons pas les minutes s’égrener.
Il faut dire que le casting est très réussi. Si je ne connaissais Steven Yeun que de sa petite apparition dans Okja je dois admettre qu'il est fascinant dans le rôle de Ben. Mais il ne tient pas l'affiche seul, c'est bien sa confrontation avec Yoo Ah-In et Jeon Jong-seo, deux acteurs que je ne connaissais pas (d'autant qu'il s'agit du premier film de la touchante Jeon Jong-seo) qui fait tout le sel de ce drame.
Ambiance musicale envoûtante, image superbe, tout est présent pour faire de ce thriller une oeuvre rare.
Si je devais lui trouver des défauts, je noterais juste que la fin pourra s'avérer frustrante pour certains spectateurs. Car si elle répond presque à toutes les questions qu'on peut se poser, elle n'apporte pas le climax auquel les productions américaines ont pu nous habituer. Elle est même, soyons franc, anticlimax. Je n'ai pas été choqué pour autant, j'ai trouvé ça cohérent avec le reste du film et suffisamment satisfaisant mais je peux comprendre que des spectateurs moins ouvert puissent se voir choqué d'une fin aussi abrupte.
Je recommande donc ce thriller, pour son ambiance suspendu et ses partis pris. L'occasion de voir quelque chose d'un peu différent des productions courantes ainsi que de beaux numéros d'acteurs.



Conclusion :

Un drame envoûtant et déstabilisant.