Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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mercredi 18 août 2021

The suicide squad

Ok, j'y suis allé après tout le monde mais j'ai enfin vu THE Suicide Squad. Il est temps qu'on s'en parle !!



Date de diffusion : 28 juillet 2021
Durée :  2h 12min
Genre : action, aventure, humour
Réalisateur : James Gunn
Casting : Margot Robbie, Idris Elba, John Cena

Nationalités : USA

Synopsis :

Amanda Waller n'en a pas fini avec le projet Suicide Squad, à nouveau elle constitue une équipe de ses pires vilains pour accomplir une mission illégale à l'étranger. Cette fois dans la petite ile de Corto Maltese.

Critique :


Si vous suivez ce blog, vous le savez, j'ai haï le premier Suicide Squad de toute mon âme. C'était l'illustration cynique du mépris des studios pour les fans de comics. une œuvre tape à l'œil et vide de sens qui ne faisait que planter un clou de plus dans le cercueil des franchises DC.

Et pourtant, je voulais encore y croire, le concept de la Suicide Squad est l'un des meilleurs concepts que je connaisse, et surtout, il est aux antipodes de l'univers Marvel. Jamais Marvel ne pourra aller sur ce terrain c'était donc une opportunité en or pour DC de s'illustrer.

Le choix du réalisateur était une première bonne nouvelle. S'il est surtout connu depuis qu'il a réalisé les

deux gardiens de la Galaxie, James Gunn s'est à l'origine illustré comme réalisateur des productions Trauma et a travaillé sur des productions aussi barré que Horribilis ou PG Porn.  

Et, miracle, il semble que les studios lui aient laissé les coudées franches pour qu'il nous livre un brulot dont lui seul a le secret. Clairement, le réalisateur a renversé le coffre à jouet et s'est éclaté avec tout ce qu'il avait. Et cet amour est totalement communicatif. 

Alors soyons clair, il ne faudra pas mettre le film entre toutes les mains et on a rarement vu autant de sang à l'écran dans un film de super héros. En fait, on est parfois à la limite du film gore et ce dès les premières minutes du film. Mais il y a tellement d'humour que l'on retrouve l'esprit fun et décomplexé du premier Gardien de la galaxie. Avec ses 2h12, le film est d'une grande générosité et de l'action à l'émotion c'est une palette très large de sentiments que l'on pourra explorer toute en se fendant méchamment la poire. On appréciera surtout l'absence totale de manichéisme du scénario qu'on pourrait renommer 52 nuances de méchancetés tellement le réalisateur arrive à nous faire comprendre les motivations des uns et des autres (même si ça repose majoritairement sur des problèmes parentaux quand même). C'est d'ailleurs tout l'intérêt d'un concept comme la Suicide Squad, de montrer qu'on ne nait pas criminel et que les chemins menant à l'illégalité sont nombreux et imprévisibles (mais qu'un mauvais départ dans la vie ça oriente vachement quand même).


Niveau casting c'est un régal. Faut-il expliquer à quel point le film gagne à voir le fadasse will smith remplacé par le charismatique Idriss Elba (La tour sombre, le grand jeu, etc ) ? Le personnage de Bloodsport est quasi le même que celui de Deadshot dans le premier opus et pourtant il est ici cent fois plus crédible et attachant. C'est d'ailleurs le point fort de ce nouveau film, là où on se foutait des personnages dans le premier au point que leur mort ne nous faisait ni chaud, ni froid, le réalisateur arrive ici à nous attacher au moindre second rôle et on s'inquiète vraiment de voir mourir cette bande de loosers. On retrouve bien entendu Margot Robbie (Once upon a time in hollywood, Moi, Tonya, etc), qui nous joue encore une Harley Queen remarquable, d'autant que l'histoire la met particulièrement en valeur en nous aidant à mieux la comprendre lors de deux scènes d'anthologie. A noter aussi la pléiade de guests, je ne boude jamais mon plaisir de voir Nathan Fillon (Castle, Firefly, etc). 

Au niveau de la réalisation, James Gunn s'est particulièrement fait plaisir. Alors, il ne faudra pas

chercher de la réalisation signifiante, on est uniquement sur de l'illustratif, mais Suicide Squad est probablement l'une des adaptations de comics qui a le plus l'esprit d'un comics. J'ai particulièrement apprécié les inter-titres, séparant les parties, certains sont de véritables œuvres d'art.

Les effets spéciaux sont également très réussi, les personnages en 3d sont très vivant. Que ce soit Weasel, King Shark ou Sebastian ces personnages sont suffisamment bien conçu pour être drôle et touchant.


Dans l'ensemble, j'ai passé un super moment devant ce deuxième opus de Suicide Squad. Il oblitère complétement le premier, c'est un nouveau départ et de la meilleure des façons possible. C'est un divertissement totalement décomplexé, le film idéal pour ce triste été. J'espère sincèrement qu'il aura une suite car outre tout le côté jubilatoire, Gunn à su donner une véritable cohérence à cet univers et on a envie de savoir ce qu'il adviendra des survivants, du personnel de la prison et d'une nouvelle suicide squad. Bref, j'en redemande et je recommande.



Conclusion :

Oublié le premier opus, j'ai passé un grand moment de cinéma, THE suicide squad est le divertissement idéal de cet été.

vendredi 16 juillet 2021

Loki

C'était LA série Marvel que j'attendais le plus sur Disney +, elle s'est achevée mercredi 14, il est donc temps que je vois avec vous si mes attentes ont été comblées.




Date de diffusion :  9 juin 2021
Durée :  6 x 50 min 
Genre : super héros, fantastique, aventure
Création : Kate Herron
Casting : Tom Hiddleston, Owen Wilson, Gugu Mbatha-Raw

Nationalités : USA


Synopsis :

En s'emparant du tesseract lors de Endgame, Loki a créé une nouvelle branche de la réalité, un incident qui fait de lui la cible du Tribunal des Variations Anachronique (la brigade temporelle quoi :D )  et lui ouvre des perspectives qu'il n'aurait jamais imaginées.

Critique :


Donc, qu'est-ce que j'attendais de Loki ? Je sais que c'est mal, mais après avoir vu la première bande annonce, j'attendais de Loki que ce soit le nouveau Légion. Je n'aurais probablement pas l'occasion de faire la critique de cette série qui vient de rejoindre le catalogue Disney mais, en gros, il s'agissait d'une série dans l'univers des X-men centrée sur un personnage qui tient plus du méchant que du héros et dont le potentiel est illimité. Le réalisateur s'était totalement affranchi du diktat du tout public, certains épisodes sont à la limite du compréhensible et pourtant l'œuvre se tient sur la longueur et est passionnante en plus d'être remarquable.

Bref, j'espérais au vu de la bande annonce (qui pille allégrement l'imaginaire développé dans Légion) qu'on se retrouve avec une nouvelle série tout aussi barrée. Soyons clair. Ce n'est pas le cas.

Loki est bel et bien une production Disney, ne vous attendez pas à être perdu à aucun moment, tout est

balisé pour ne surtout perdre personne en route (dès lors on ne voit plus trop l'intérêt de faire des séries aussi variées si c'est pour qu'elle racole toute aussi large).

La bande annonce n'est toutefois pas totalement mensongère, on retrouve bien l'univers décalé qui nous y était promis au travers de ce Tribunal des Variations Anachronique, délicieusement atemporel et kafkaien. Toutefois, ici la folie, si tant est qu'elle ne soit pas simulée, est bien encadrée, bien propre, pour ne surtout pas brusquer le spectateur.

Techniquement, il n'y a rien à redire, les images sont magnifiques, on sent qu'il y a du budget et qu'ils ont su l'utiliser intelligemment. D'ailleurs, même si ce n'est pas un défaut à mes yeux on notera que les épisodes sont très bavard. Les premiers par exemple se constitue de long moment d'interrogatoire en face à face qui pourront frustrer les amateurs d'actions. En fait, même le dernier épisode est anti-climatique au possible et se constitue à 80% d'une discussion autour d'une table.


Niveau casting, rien à redire, je suis un grand fan d'Owen Wilson (Zoolander, la vie aquatique, etc) et, si je le trouve sous-employé ici, il n'en tiens pas moins la dragée haute à un Tom Hiddleston (Kong, Only lovers left alive, etc) toujours aussi captivant même s'il ne sors pas vraiment grandis (à part moralement) dans cette série. A noter que si elle arrive un peu comme un cheveux sur la soupe, Sophia Di Martino (Yesterday, etc) est franchement top dans le personnage de Sylvie. Un personnage tout aussi bad-ass que son nom est lambda.

En 6 épisodes, la série n'a pas le temps de développer grand chose mais pas non plus le temps de lasser. Etonnamment la série s'annonce déjà en plusieurs parties (contrairement aux précédentes série qui était toutes one-shot) en dépit d'un épisode final frustrant et peu motivant. Malgré les nombreux clins d'œil aux films et comics, la série ne s'intègre pour le moment pas dans le Marvel cinématique univers même si l'on peut supposer que la thématique des mondes parallèles et le personnage dévoilé à la fin auront toutes leurs places dans les films à venir (genre ceux qui parlent des terres parallèles )

Pour finir, même si c'était un plaisir de retrouver Tom Hiddleston dans son rôle, une fois de plus, on se retrouve face à un film trop long et trop lisse. Le point d'orgue de la série réside à mon sens dans l'épisode 5, celui qui capture le mieux ce que l'on aurait pu espérer de la série même si, là encore, ça reste gentillet. En tout cas, la série est un carton, on peut donc espérer que la saison 2 se lâchera un peu plus par la suite ou craindre, au contraire, qu'elle soit encore plus formatée pour s'assurer de conserver cette manne de spectateur. Deux embranchements possibles, deux mondes parallèles, nous verrons bien dans lequel nous échouerons.


Conclusion :

Sans surprise, Loki est une énième série Disney. Dur de critiquer car la qualité et les moyens sont au rendez-vous. pourtant, malgré l'étincelle de folie qui pouvait faire bruler ce projet de mille feu on se retrouve encore avec une machine parfaitement calibré. Mon conseil : regardez Légion.




Bon, ce n'est pas dit clairement mais en disant "j'ai de nombreux noms : le conquérant, etc" et au vu de son histoire,  le grand patron du TVA semble dévoiler que, comme on pouvait s'y attendre, il est Kang le conquérant (sauf si c'est un énorme troll à la Evan Peter dans Wandavision). Ou plutôt qu'il serait le variant gentil de Kang. En cela, l'épisode 6 serait véritablement le lancement de la prochaine phase des films avec l'explosions des mondes parallèles et l'arrive du véritable Kang (avec le masque et tout) en nouvelle menace à la Thanos. 



vendredi 14 mai 2021

Jupiter's legacy

 C'est le nouveaux Blockbuster super héros de Netflix et il se fait défoncer par la critique. Que vaut vraiment l'adaptation du comics Jupiter's legacy ?


Date de diffusion :  7 mai 2021 sur Netflix
Joli clin d'œil a Franck Quitely, dessinateur du comics
Durée : 8 x 35 min
Genre : action, aventure, drame
Création : Steven S. DeKnight
Casting : Josh Duhamel, Ben Daniels, Leslie Bibb
Nationalités : USA

Note : 03/06/2021 : l'info est tombé, il n'y aura pas de saison 2, dès lors je ne vois aucun intérêt à regarder cette saison1.

Synopsis: 

Ils sont les plus grands héros de la terre, ils ont porté haut les plus nobles idéaux dans le cœur des habitants du monde entier. Pourtant, les temps ont changés et leurs enfants ne semblent pas prêt à prendre le flambeaux, un conflit de génération s'annonce qui pourrait voir couler des mers de sang.

Critique : (update au 03/06/2021)


Jupiter's legacy
est l'adaptation d'un comics en deux tomes du génial Mark Millar qui a déjà vu nombreuses de ses œuvres adaptées (Kingsman, Kick Ass, Wanted, etc) c'est un auteur moderne et très politisé qui écrit pour un public essentiellement adulte et qui fait peu de concession. Jupiter's legacy ne m'avait pas plus marqué que ça à l'époque mais j'étais tout de même curieux de voir ce que pouvait donner l'adaptation. D'autant qu'a la tête de ce projet on trouve un homme d'expérience, même si elle est discutable : Steven S. DeKnight. L'homme a écrit pour Buffy, Angel, Smallville, Daredevil, etc mais est aussi connu pour avoir créé Spartacus, une série discutable mais spectaculaire et sans concession.

La rencontre des deux hommes pouvait accoucher de quelque chose de spectaculaire surtout que ces


dernières années nous ont prouvé qu'on pouvait produire à l'écran du super héros adulte et de qualité : Watchmen, The Boys.

Las, il n'y a pas de fumée sans feu et si la critique tape aussi consciencieusement sur cette nouvelle série, ce n'est pas uniquement un hasard

Ma première impression était plutôt positive, même si je ne fus jamais emballé (en même temps je ne me souvenais pas du comics donc il n'était probablement pas mémorable non plus) je n'avais pas passé un mauvais moment non plus malgré les défauts (que je détaillerais plus bas)


Après visionnage, je me suis donc senti obligé de relire les comics car si l'histoire ne m'avait pas marquée, je m'étonnais que le visionnage de la série m'en rappelle aussi peu d'éléments. Et pour cause, avec seulement deux tomes, le comics ne devaient pas offrir un matériel suffisant à construire de multiple saisons et les auteurs ont brodé à un tel point qu'il n'y a guère que les personnages qu'on peut reconnaitre...et encore. On notera par exemple que Utopian qui dans le comics s'avère un bon vieux boomer qui n'a jamais surmonté aucune difficulté dans la vie se révèle ici un idéaliste malmené par l'existence. Quant à ses enfants, Brandon et Chloé, leur personnalité semble tout simplement avoir été inversé. Des trahisons qui peuvent sembler minime sauf qu'elles s'accompagnent de nombreuses autres. Sur la forme, les scénaristes ont décidé de donner beaucoup plus de corps aux origines des pouvoirs des super héros. Ainsi, une anecdote qui ne prend que quelques pages dans le comics d'origine fait ici jeu égal en importance avec l'intrigue principale. Alors oui en terme d'esthétique et d'ambiance c'ets très intéressant (presque plus que l'intrigue principale, mais le soufflet retombe aussi vite qu'il a monté et pour cause vu que le comics ne développe jamais cette partie). Pire, le fond même du comics passe d'une critique virulente du capitaliste est d'un "les super héros ont il naturellement le devoir de diriger le monde(vu qu'ils sont naturellement supérieur aux autres) ?" à une vague rhétorique morale "est-ce qu'on peut tuer des fois les méchants quand ils sont très méchants ?"
Update au 20/05/2021 : pour approfondir le sujet j'ai également lut le spin-off du comics : Jupiter's circle, que j'ai presque préféré à la série originale, on y trouve également développé des éléments de la série (comme le psy d'utopian) ainsi qu'une volonté de l'auteur d'approfondir les origines sur les pouvoirs même s'il reste pour l'instant très flou. En tout cas, l'auteur semblait soucieux de développer l'univers, des éléments qui pourront servir à enrichir la série dans de futures saisons.

Globalement, le soucis est le même que pour nombre d'adaptation Netflix, là où Amazon n'hésite pas à

prendre des risques avec des The Boys ou des Invincible, Netflix aseptise pour essayer de plaire au plus grand nombre. Ne clivons surtout pas, faisons du mouaif à tour de bras pour garantir la présence constante de spectateurs sur la plateforme. Donc oui, j'ai enchainé les épisodes et j'ai trouvé l'intrigue sur les origines plutôt sympa, mais pour autant je n'ai jamais vraiment était pleinement impliqué dans ce vague plagiat de Watchmen qui sert d'intrigue.

Les plus de l'adaptation : l'intrigue sur les origines est cool mais tourne cours car les scénaristes veulent visiblement préserver du mystère pour la saison 2 (mystère de quoi vu que le comics n'a jamais creusé cette intrigue ), le personnage de George est plus développé et il est vraiment cool.  La série offre plus de diversité le casting à été modifié en conséquence, je trouve que c'est un excellent choix pour Hutch bien plus charismatique ici que dans le comics et ça évite le côté bien trop white power du comics.


Les défauts de l'adaptation : ça tire en longueur, Utopian et Brandon ont zero charisme, il ne se passe rien dans la saison 1 et même le cliffangher n'a que peu d'intérêt surtout face au comics. Les combats sont rare et dans l'ensemble plutôt nuls. On ne ressent pas la puissance des personnages et ça n'a rien de très spectaculaire

Niveau casting, je retiens surtout Matt Lander (Heroes, 90210 Beverly hills, etc) dans le rôle de George, il est parfait en bourge séducteur, c'est le genre de personnage qu'on adore détester, Ian Quinlan (Gotham, etc) dans le rôle de Hutch est également parfait rebelle solitaire, Elena Kampouris est plutôt bien aussi en junkie caractérielle mais le reste du casting ne m'a pas vraiment emballé.

Dans l'ensemble, la série se regarde bien, je l'ai bingewatché sans déplaisir d'autant que les épisodes sont très court, il y a des scènes plutôt cool (surtout dans le passé, le psy d'Utopian, le shooting de Chloé, les embrouilles de Hutch, etc) mais cette saison 1 ne marquera pas vraiment les esprits surtout qu'elle arrive après des mastodontes comme The boys, Watchmen et Invincible.




Conclusion :

En tant que série, c'est agréable à regarder mais pas inoubliable. En tant qu'adaptation, c'est une catastrophe et Millar doit pleurer des larmes de sang dans ses billets vert.

lundi 3 mai 2021

Invincible

Vendredi s'est terminée la première saison de l'adaptation en dessin animé du comics Invincible, l'occasion de revenir sur un classique du genre très attendu.





Date de diffusion :  avril 2021 sur Amazon prime
Durée : 8 x 45 min
Genre : Animation, action, drame
Création : Robert Kirckman
Casting vocal : Steven Yeun, J.K. Simmons, Sandra Oh
Nationalités : USA

déconseillé au moins de 16 ans (violence gore)

Synopsis :

Mark Grayson est le fils du super héros le plus puissant de la terre. Lorsque ses pouvoirs se révèlent enfin pour ses 17 ans, il se réjouit de la nouvelle vie qui s'ouvre à lui, sans réaliser tous les sacrifices que cela implique.

Critique :


Invincible est l'un des comics les plus connus de Robert Kirckman, en dehors de Walking Dead. C'est un vibrant hommage aux univers super héroïque, un héros jeune, optimiste et drôle à l'image d'un Spiderman, mais qui va devoir faire face à un monde d'une terrible noirceur.
La force de ce comics réside tout entier dans les talents d'écriture de Kirckman, son don pour les retournements de situation mais également sa faculté à mettre en place des univers très riche. Ainsi, si l'histoire est centrée sur Mark Grayson, il se retrouvera vite entouré par une galerie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres. Il faut aussi noter la grande maitrise de Kirkman, dans l'art de poser innocemment des graines qui germeront toujours de façon inattendues. (ce qui permet de revoir/relire la série avec plaisir car cela permet de voir comment il a mené à certains dénouement)
L'adaptation n'était donc pas simple et c'est assez logiquement que l'on retrouve Seth Rogen à la
production. 
En effet, si l'on connait surtout l'acteur, comme acteur, c'est oublier un peu vite sa casquette de producteur et ses choix particulièrement osés. On lui doit ainsi l'excellent Future-man, le plus discutable Preacher (mais le comics est une tuerie et c'était difficilement adaptable), l'incroyable The Boys (encore un comics difficilement adaptable et enfin Invincible. La transition était d'ailleurs évidente entre The Boys et Invincible car si l'atmosphère des deux séries est radicalement différentes, on retrouve tout de même de nombreux points commun dans le traitement des super-héros, notamment dans le fait de faire ressortir la noirceur de ces personnages qu'on voudrait immaculé.
J'en profite d'ailleurs pour le mentionner tout de suite, Invincible n'est absolument pas à mettre entre toutes les mains (à ce propos, j'apprécie particulièrement le gimmick du titre de la série qui se m'accule de sang au fil des épisodes). En effet, on retrouve cette gestion d'une violence plus "réaliste", ainsi lorsqu'un corps se fait percuter par un homme qui vole à plusieurs centaines de kilomètre heure ça ne peut que se finir dans un déluge de sang. 
Ce qui surprendra le plus dans cette adaptation, c'est le choix de faire des épisodes de 45min. C'est plutôt inhabituel pour un dessin animé mais clairement l'adaptation a été conçu comme une série télé. Le dessin est ici utiliser comme mode de création et non comme genre. On ne regarde pas un dessin animé mais bien une série télé.


Au niveau du casting vocal, on retrouvera quelques habitués des séries comme Steven Yeun (Walking Dead, Okja, etc) qui apporte la fraicheur nécessaire au rôle de Mark Grayson/Invincible et J.K Simmons (Véronica Mars, Whiplash, etc) qui offre une belle gravité à Nolan Grayson/Omniman. J'ai eu plus de mal à le reconnaitre mais j'apprécie également beaucoup la présence de Zachary Quinto (NOS4A2, Star Trek, etc) dans le rôle de Robot.
Quelques beaux guests émaillent également les épisodes comme Mark Hammil, Clancy Brown, Jon Hamm ou Seth Rogen. (le casting semble très masculin mais la série réserve de beaux personnages féminin à commencer par Atom Eve incarné par Gillian Jacob ( Community !!!!) un personnage qui s'étoffera au fil des saisons mais aussi Debbie Grayson, joué par Sandra Oh (Killing Eve, Grey's Anatomy, etc), dans le rôle très difficile de femme et mère de super héros.
Visuellement, le dessin animé est assez proche du comics, j'avoue avoir eu un peu de mal aux débuts trouvant les designs simplistes, mais honnêtement on oublie très vite le graphisme dans l'action et cela offre une certaine fluidité aux scènes. Les affrontements sont vraiment spectaculaires à l'image de ce qu'on peut trouver dans les derniers blockbusters de super héros.
Au niveau de l'histoire, c'est vraiment là que se trouve le point fort de la série, Robert Kirckman nous plonge l'air de rien dans un véritable drame Shakespearien et la tension ne fait que monter au fil de ces 8 épisodes jusqu'à un final dantesque.
Les saisons 2 et 3 sont déjà signées, pour avoir lut tous les comics (la série est fini depuis quelques années) je vous promet que vous n'avez pas fini de vous régaler. 
Une adaptation très réussie que je ne peux que conseiller aux amateurs du genre.





Conclusion :

Une excellente adaptation du comics, l'occasion de se replonger dans une œuvre plus sombre et complexe qu'elle n'y parait.

vendredi 30 avril 2021

The Falcon and the Winter Soldier

Après Wanda vision, la grosse série Marvel signé Disney c'était Falcon and Winter Soldier, elle vient de se terminer vendredi dernier, l'occasion de faire un point sur une série pour laquelle je n'avais aucune, mais alors vraiment aucune, attente.


Date de diffusion :  mars 2021 sur Disney +
Durée : 6 x 48 min
Genre : action, aventure, drame
Création :Kari Skogland, Malcolm Spellman
Casting : Anthony Mackie, Sebastian Stan, Wyatt Russell 
Nationalités : USA


Synopsis:

Sam Wilson a hérité du bouclier de captain américa mais celui-ci n'est pas sûr de vouloir lui succéder pour autant.

Critique:


Falcon and Winter soldier fait directement suite au dernier Avenger, il est ainsi temps de savoir ce que Sam Wilson va faire du cadeau de Steve Roger. La série se concentrera donc sur le destin des deux sidekick de Captain america : Sam Wilson (Falcon) et Bucky Barnes (Winter Soldier). Techniquement, il n'y a rien à redire, Kari Skogland (Handmaid's tale, the borgias, etc) est une femme d'expérience, elle s'est fait la main sur de nombreuses séries et dès les premières minutes elle nous plonge dans l'action au travers d'une spectaculaire scène d'affrontement aérien. Si le début de Wandavision pouvait avoir l'air cheap, ici, il n'en est rien, l'on est devant un film Marvel, ni plus ni moins. 

Scénaristiquement on se retrouve face à un fond très intéressant, puisqu'il s'agit de questionner la

légitimité d'action des états, la différence entre moral et légal mais aussi (et surtout) le racisme. Ainsi, je trouve que cette série fait un bien meilleur boulot pour défendre la cause des noirs américains que Blackpanther puisqu'au lieu d'aller invoquer un imaginaire africain qui n'a plus grand chose à voir avec la communauté noire américaine, la série s'interroge plutôt sur leur place dans la société américaine et comment ils ont été traité au fil des siècles. C'est ainsi tout le fondement de la réflexion de Sam Wilson, peut-il en son âme et conscience porter la bannière étoilée ? La menace est également très intéressante puisqu'il s'agit d'activistes luttant pour les droits des immigrés (la série nous parle des gens revenu après le blip mais le parallèle est assez évident), ils prônent un monde sans frontière avec plus d'égalité, pas vraiment le méchant traditionnel. Honnêtement, le fond de cette série m'a vraiment séduit car je ne m'y attendait pas, je serais par contre plus critique sur la forme car les péripéties n'ont pas toujours grand intérêt et rendent même l'ensemble un peu confus. A titre d'exemple, je trouve que l'intrigue autour de Power breacker est mal exploitée, elle ne sert qu'a amorcer une éventuelle intrigue dans un futur film, c'est pour moi un clin d'oeil pour les fans hardcore de l'univers ciné de Marvel mais qui pollue le déroulement de l'histoire. D'autant que la série n'est pas avare en clin d'oeil, on aura ainsi plaisir à retrouver le baron Zemo, les Dora Milage, etc clairement la série réinvoque tout l'univers déveloper dans Captain America : winter soldier et Civil War.


Au niveau du casting, c'est du sans faute puisqu'on retrouve le casting ciné avec un Anthony Mackie et un Sebastian Stan tout deux sexy en diable, drôles et attachants. Face à eux, j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir Erin Kellyman, absolument parfaite dans ce rôle d'activiste tiraillée entre ses motivations et ses moyens d'actions. Je conclus avec un petit mot sur Wyatt Russell (Overlord, etc) qui se voit confier un personnage également passionnant dans ses conflits internes et j'en profite pour féliciter les costumiers, j'ose croire que c'est volontaire, son costume le ridiculise au plus haut point, lui qui est plutôt beau gosse se retrouve avec une tête de Popeye.

Au niveau des scènes d'action, je trouve qu'il y a eu un super boulot de chorégraphie pour gérer

l'équipement spécifique du Faucon, cela donne quelques cascades spectaculaires et originales.

Au final, cette série c'est avéré une bonne surprise car je n'en attendais vraiment rien du tout, je pense toutefois que cela aurait été bien plus réussi en un film de 2h débarrassé d'intrigues inutiles. Si vous avez aimé la trilogie captain américa vous devriez apprécier.



Conclusion:

Formellement, il n'y a rien à redire mais la désagréable impression de regarder un film trop long découper en épisode se fait immanquablement sentir.

mercredi 25 novembre 2020

NOS4A2 saison 1 et 2

NOS4A2, vous n'en avez probablement pas entendu parler et pourtant cette petite série fantastique à quelques sérieux arguments pour faire parler d'elle, à commencer par son créateur : Joe Hill



Diffusion : 2019 - 2020 
Durée : 2 saison de 10 x 60min 
Genre : Drame, Epouvante-horreur, Fantastique
Réalisateur : Jami O'Brien
Casting : Ashleigh Cummings, Zachary Quinto, Ólafur Darri Ólafsson
Nationalité : U.S.A.


Synopsis :

La jeune et très créative Vic McQueen va découvrir tout un nouvel univers le jour où elle réalisera que sa moto peut l'emmener partout où elle le désire et retrouver tout ce qu'elle veut. Un don qu'elle utilisera pour traquer Charlie Manx, un tueur en série immortel qui a enlevé une enfant dont Vic était proche.

Critique :


NOS4A2
est donc une série adaptée d'un roman de Joe Hill. Je vous ai déjà parlé de cet écrivain, c'est le fils de Stephen King et il est largement aussi talentueux que son père comme vous pouvez le découvrir avec Locke and Key (enfin, le comics, pas la série :D ). Il nous revient ici avec l'adaptation d'un de ses romans en série au potentiel énorme et à l'ambiance très prenante. Deux points fort : le personnage de Charlie Manx, un père noël qui ferait passer l'étrange noël de Mr jack pour un épisode de Dora l'exploratrice, et les "hyper créateur", ces élus capables d'altérer la réalité grâce à des outils qui leurs sont propres et dont les motivations sont rarement pacifiques.

La première saison nous permettra donc de découvrir le personnage de Vic et sa famille à deux doigts

d'être redneck et nous racontera l'affrontement entre la jeune fille et le terrible croquemitaine. Une saison qui fonctionne bien, malgré un léger manque de budget, et donne envie d'en découvrir plus. Le potentiel est évident pour que l'univers se développe en nous offre un spectacle encore plus haletant. Las, loin de voir les choses en grand, la saison 2 se replie sur elle même et nous raconte quasiment la même chose que la saison 1 à l'exception que cette fois Vic est devenu maman. Sur le principe, l'idée est bonne, le parallèle entre l'enfant et le parent et une part importante de cette histoire mais dans les faits, le personnage de Vic étant foncièrement antipathique (saison 1, elle est un peu désagréable car fille d'alcoolique, saison 2 elle est carrément alcoolique elle même) il est assez difficile de se sentir impliqué par ses jérémiades sur une aussi longue période. Comble de l'ironie, c'est Charlie Manx dont on découvrira les origines dans la saison 2 qui nous apparait presque sympathique par comparaison. Alors oui, le propos de l'histoire est aussi de mettre en garde contre les faux-semblant mais qui a envie de subir une relation toxique avec une mère alcoolique pendant 600 minutes pour comprendre qu'il ne faut pas se fier aux apparences ?


Niveau casting. On retiendra surtout Zachary Quinto (Star Trek, Margin call, etc) dans le rôle de Charlie Manx. Depuis la série Heroes et son personnage de Sylar, il n'y a aucun doute sur son talent pour incarner des méchants charismatiques mais il n'en reste pas moins spectaculaire ici sous ce maquillage de vieil homme aigri. Ashleigh Cummings dans le rôle principale est également talentueuse mais son personnage est insupportable. Si j'avais réussi à m'attacher lors de la première saison, j'ai vraiment rompus les ponts pour la deuxième l'aspect auto apitoiement étant vraiment trop présent. Le reste du casting fonctionne bien aussi, je retiens surtout Ólafur Darri Ólafsson dans un rôle qui aurait probablement mérité encore plus de place et Jahkara Smith dans un rôle tellement plus cool que celui de Vic qu'elle aurait dû être l'héroïne du show.

A noter, si l'univers de la série vous a plu qu'un comics étaient sortie en France :"Sans issue: bienvenu à

christmassland" centré sur Charlie Manx et ses infernales créations. On y apprenait ses origines(légèrement différentes de celles de la série) et on passait un peu de temps dans son terrifiant parc d'attraction. Je n'ai pas lu les livres et ne pourrais donc pas vous dire si l'adaptation est fidèle ou pas mais j'ose croire qu'ils sont plus riche que le show télé.

Concrètement, la première saison de la série vaut vraiment le coup d'œil si on la considère comme auto conclusive. La seconde me semble beaucoup plus poussive et dispensable. Si vous avez vraiment accroché, et que le personnage de Vic ne vous rebute pas trop, poursuivez, il y a encore de bonnes choses à découvrir, mais sinon, épargnez vous ce fardeau. Je ne sais pas s'il y aura une saison 3, et je ne suis pas sûr d'une vouloir une d'autant que l'histoire peut s'arrêter là (le cliffangher tout pourri mis à part). Si elle tourne autour de Vic je pense que ça n'aura pas d'intérêt mais cet univers à tellement plus à offrir que ça pourrait en valoir la peine.




Conclusion :

Malgré un univers au potentiel illimité, la série se renferme dans un misérabilisme crasse sans jamais essayer de s'élever.

lundi 12 octobre 2020

The Boys saison 1 et 2

Vendredi  9 octobre se terminait la saison 2 de The Boys, l'occasion de faire le point sur cette adaptation du comics culte de Garth Ennis.


Depuis avril 2019 
Durée : deux saisons de 8 x 60min 
Genre : Drame, Science fiction, Action, Super héros
Réalisation : Eric Kripke
Casting : Karl Urban, Jack Quaid, Antony Starr
Nationalité : U.S.A.

Chaîne d'origine Amazon


Synopsis:

Dans un monde où les super héros existent et sont parfaitement intégré dans le star system, William Bucther rassemble une petite poignée de marginaux victimes des comportements irresponsables des super héros pour leur faire payer leurs crimes.

Critique :


Soyons, francs, je ne voulais pas voir The Boys.

Il faut dire que je suis un énorme fan du comics original, une saga brillante mais surtout excessivement trash. Un constat inévitable puisqu'elle est le fruit du travail du génial Garth Ennis, l'auteur de ma série de comics préféré : Preacher. Et voilà pourquoi je ne voulais pas voir The Boys, tout simplement parce qu'en 2016 le comics a été adapté à la télévision par Seth Rogen et que c'était catastrophique. L'esprit de l'auteur n'y était pas, la saison 1 (je n'ai pas eu le courage d'aller plus loin) semblait presque une parodie de l'œuvre originale.

Alors oui, lorsque le même Seth Rogen a annoncé qu'il comptait produire The Boys, série encore plus


compliquée à adapter, j'ai tremblé. J'ai longtemps hésité à ne pas regarder pour ne pas être déçu mais je n'ai pas pu résister. Et il faut reconnaitre que, tout comme celui de Preacher, le casting de The Boys était excellent. J'avais déjà croisé Karl Urban dans plusieurs films, principalement la saga Riddick et Star Trek et jamais l'acteur n'avait retenu mon attention. Mais ici, affublé de cette épaisse barbe noire de jais et de son air renfrogné, il incarne William Butcher mieux que quiconque. Et si Anthony Star n'était pas le meilleur choix d'acteur de l'excellente série Banshee, il incarne ici un Homelander (sorte de superman psychotiqur) plus glaçant et charismatique qu'on ne pouvait l'imaginer. Rien que pour ces deux choix remarquables (mais le reste du cast est à la hauteur) le casting doit être salué.

Et contrairement à Preacher, The boys n'est pas qu'un casting. Ainsi, là où on aurait pu craindre l'effet cheap dû au manque de budget pour mettre en image une histoire aussi exceptionnelle, les auteurs ont su faire les choix permettant d'optimiser le budget, il n'y a donc aucune débauche d'effets visuels mais c'est suffisamment impressionnant lorsque cela doit l'être et soyons clair, c'est un véritable déluge de sang. Il faudra avoir le cœur bien accroché pour suivre cette nouvelle série car ce n'est pas un hasard si l'un des personnages principaux s'appelle Butcher.


Au niveau de l'histoire, les scénaristes ont repris les grosses lignes de l'originale et les racontent à leur sauce. Une solution de plus en plus utilisé (ça limite la comparaison et ça favorise l'exploration du média d'origine) et que je trouve ici tout particulièrement bien choisie La bd d'origine parle de bd, l'adaptation littérale aurait donc pu sembler kitch ou grand guignol, c'est plus logique de faire référence aux films Marvel et les auteurs ont su doser suffisamment bien pour préserver le propos d'origine tout en y apportant de la modernité et un rythme plus adapté au média.
Du coup, The Boys, de quoi ça parle ? De super Héros, forcément mais c'est surtout un prétexte pour dénoncer la capitalisme, la société de consommation, le racisme, bref les abus de pouvoir (oui, car être super riche c'est un super pouvoir :D ) sous toute leurs formes. Si la série est aussi trash c'est que la violence des boys est la seule réponse encore possible à la toute puissance des super, une métaphore de l'impuissance des peuples poussés dans leurs derniers retranchements par des puissants de moins en moins humains (bon, nous n'en sommes pas encore là mais ça nous pend au nez comme un œil après un coup de flashball en manif).

La première saison pose bien les enjeux et présente les personnages. On s'attache immédiatement à


Hughie, personnage principale de l'histoire, candide de service dans lequel on peut se reconnaitre face à cet univers démesuré et glaçant. Sa relation avec Stella, super héroïne aux idéaux brisées, et très touchante et tempère l'horreur des affrontements tout en offrant un dilemme déchirant. La fin de saison est particulièrement efficace même si on imagine difficilement comment rebondir après ça et pourtant les scénaristes s'en sortent sans la moindre difficulté pour offrir un spectacle encore plus impressionnant qui donne encore plus envie de voir une suite.

Outre les qualités scénaristiques et visuelles cette seconde saison enrichie aussi son casting avec l'ajout notamment de Aya Cash, une actrice qui porte bien son nom et que j'ai pu découvrir dans la remarquable série humoristique You're the worst. Son personnage, n'existe pas vraiment dans le comics mais prend ici beaucoup de place face à un Homelander en perte de contrôle. A signaler aussi la présence, bien que discrète, de Giancarlo Esposito, inoubliable Gus Fringe de Breaking Bad (et Better call Saul). La saison insiste sur l'influence de la société médiatique sur la population, les auteurs ont l'intelligence de ne pas pointer exclusivement els réseaux sociaux, devenu le bouc émissaire de l'information mais bien de rappeler le danger de toutes les sources. En ce sens le début de l'épisode 7 est remarquable et résonne terriblement avec les élections américaines qui approche et tout ce que ça polarise.


Sans l'ombre d'un doute, The Boys fait partie des raisons pour laquelle il y a un intérêt à s'abonner à Amazon Prime (même si la société amazon, craint indubitablement). C'est une série qu'il faut voir absolument que le genre super héroïque vous intéresse ou pas. C'est drôle, c'est touchant, c'est intelligent et bien foutu, bref ça fait partie des séries originales qui vous marqueront pour longtemps. (et bien sûr il faut lire le comics :D )



Conclusion : 

Une adaptation remarquable qui pourra séduire autant les fans du comics que les nouveaux venus. Attention, c'est gore, y a des tripe et des boyaux, donc ce n'est pas à montrer à tout le monde.