Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)
Comme chaque année vous trouverez ici mon top 10 des séries de l'année. Ce sera très probablement le dernier car je vais mettre le blog en sommeil.
Vous l'aurez remarqué, cela fait déjà plusieurs semaines que j'ai du mal à sortir une critique, j'ai une bonne quinzaine d'œuvres sur lesquelles j'aurais du écrire quelque chose mais pour lesquelles je n'arrive pas à me motiver indépendamment de leur qualités respectives.
Je dois admettre qu'aujourd'hui, rédiger pour le blog est plus devenu une corvée qu'autre chose et que j'ai besoin de temps pour les projets qui me font plus vibrer comme l'écriture ou Tarothor.
Je vous remercie d'avoir suivi ce blog, j'espère qu'il vous aura permis de faire des découvertes et que j'aurais su vous faire comprendre ma vision de la fiction, voir de la création.
Si vous voulez continuer à suivre ou soutenir mon travail, vous pouvez toujours acheter mes livres (sur amazon) ou vous abonner à Tarothor.
En 2015 je vous parlais de Comment c'est loin et de mon affection pour le rappeur Orelsan. Amazon prime vient de sortir une série documentaire retraçant sa carrière, l'occasion de se replonger dans un parcours singulier.
Date de diffusion : 15 octobre 2021
Durée : 6 x 42 min (entre 36 et 46) Genre : documentaire, musique Création : Clément Cotentin, Christophe Offenstein Casting : Orelsan, Gringe, Skread, Ablaye
Nationalités : Français
Synopsis:
D'Alençon à New york, la folle ascension d'Orelsan et de son crew au travers des yeux de son premier fan : son petit frère.
Critique :
Montre jamais ça a personne c'est l'exploitation de 20 ans d'archives vidéo tournée en majeure partie par Clément Cotentin, le petit frère d'Orelsan. 20 ans durant lesquels un petit provincial sans avenir et devenu un phénomène national. Une ascension spectaculaire qui donne l'occasion à un storytelling redoutable nous montrant comment un type ordinaire et ses potes ont réussi à bâtir un empire par la simple force du travail et de l'amitié.
L'histoire se déroule de façon chronologique et retrace la carrière du rappeur de ses tout débuts à aujourd'hui. Ceux qui auront vu comment c'est loin ne seront pas dépaysé, le film retrace assez fidèlement la vie d'Orel et Gringe, le documentaire apportera juste plus de détails et comblera les trous entre la sortie du premier album et aujourd'hui, notamment en traitant la polémique autour de la chanson "sale pute". Les épisodes sont redoutablement construit et se terminent même pas des cliffhangers qui vous donneront envie de bingewatcher la série. (ce que j'ai fais....deux fois)
Il faut dire que Clément Cotentin est aujourd'hui un journaliste confirmé et qu'il a travaillé avec
Christophe Offenstein déjà réalisateur de Comment c'est loin. Ensemble ils ont su mêler intelligemment les archives personnelles du journaliste avec des archives d'actualités des interviews du crew et de nombreux guests mais aussi des images des tournées, des clips, du film etc. Les images sont donc très variés et souvent de grande qualité.
Et puisqu'Orelsan raconte sa vie dans sa musique, c'est assez logiquement que c'est sa musique qui accompagne le documentaire. Les six épisodes seront donc l'occasion de se replonger dans l'intégralité de sa discographie mais aussi de découvrir des choses plus confidentielles.
Bien entendu, il vaut mieux avoir un minimum d'atome crochu avec la musique d'Orelsan pour apprécier cette série de documentaire, mais en dehors de ça le résultat est redoutablement efficace. C'est une histoire digne d'un film Disney, on y retrouve la structure du voyage du héros ou comment Aurélien, un ado mal intégré, va devenir Orel un homme plus en accord avec ses valeurs et sa famille. Une belle histoire habilement conté et très émouvante.
A noter que le chanteur a annoncé hier la sortie de son nouvel album, le documentaire est donc la première pièce d'un superbe plan com', ce qui montre que le chanteur et ses amis n'ont rien perdu de leur génie.
Conclusion :
Un documentaire captivant, c'est drôle, émouvant, motivant et une bonne occasion de se plonger dans la superbe discographie du rappeur.
1950, nouveau Mexique, une standardiste intercepte une mystérieuse fréquence. Avec l'aide d'un animateur de radio locale, elle va essayer de percer le secret de ce son inconnu au cours de la nuit.
Critique :
Ce qu'il faut reconnaitre à The Vast of night, c'est que ses premières minutes sont vraiment impressionnantes. Passé une mise en abyme, jolie mais discutable, l'on se trouve plongé dans un plan séquence en parlé marché vertigineux qui ne sera pas sans rappeler Snake Eyes de Brian De Palma ou le travail d'Aaron Sorkin (Le grand jeu,Steve Jobs, etc). Un véritable tour de force mais qui s'essouffle presqu'aussi aussi vite qu'il est impressionnant.
C'est probablement le moment de la critique ou je dois avouer que j'ai dû regarder ce film de 1h31 en deux soirs et que je me suis endormi devant les deux fois. Certes, j'étais fatigué, mais ça n'explique pas tout. Je trouve que The Vast of night est un film épuisant. Passé cette première séquence ou le cerveau est saturé d'informations inutiles tant visuelles qu'auditives (ce sont des informations d'ambiances BEAUCOUP d'informations d'ambiances), le film plonge dans une semi-torpeur en enchainant des séquences vides, à peine dynamisé par le montage et de long plans de monologues. Soyons clair, ce sont des choix d'ambiance et ils peuvent être respectables mais ces choix artistiques m'ont globalement donné le sentiment de ne pas être maitrisé et que le film n'était qu'une vaste bande démo pour prouver le talent du réalisateur. On tourne à plein régime mais on tourne surtout à vide et on a plus l'impression de faire face à "the empty of night" qu'autre chose. L'histoire y est pour beaucoup, ce qui est vendu comme un film mystérieux n'a rien de mystérieux du tout, le récit est bien au contraire cousu de fil blanc et ça fin aussi anémique que son début est boursouflé.
Alors certes : les images sont belles, l'ambiance est prenante, le montage efficace et il y a de grands moments de cinéma à l'instar de cet autre plan séquence qui traverse la ville en matérialisant la façon dont les ondes radio se propagent dans la communauté. Mais on se demande un peu l'intérêt de toute cette débauche. Le pire exemple étant probablement cette introduction, qui laisse entendre que le film ne serait qu'un épisode d'un ersatz de la 4éme dimension, on retrouvera la métaphore à plusieurs reprise en entrant et sortant de la télé mais cela n'apporte rien au récit ou alors cela le dédramatise ce qui ne fait qu'affaiblir le peu d'attachement qu'on pourrait avoir pour les personnages.
Des personnages pourtant réussis, d'autant que Sierra McCormick (American Horror Story, etc) et Jake Horowitz (des trucs) forment un couple attachant et confèrent beaucoup d'énergie à un film qui en a peu.
Très clairement, The Vast of night est une curiosité de cinéphile, un cv vidéo pour geek. Si vous avez un peu de temps et envie de découvrir un réalisateur prometteur, pourquoi ne pas regarder ce film mais sinon, il manque pour moi beaucoup trop de maitrise pour avoir un intérêt pour un public plus large.
La fatigue a pu jouer bien sûr mais je ne me suis jamais vraiment senti impliqué ni dans l'enquête, ni dans le couple. Je n'ai pas ressenti l'excitation de leurs découvertes et j'ai même été extrêmement déçu lorsque le film dévoile son mystère car c'est visuellement plutôt moche et pas loin d'être ridicule, ce qui saccage d'autant plus une fin qui se serait voulu émouvante.
Je suivrai tout de même avec intérêt la carrière de ce réalisateur, car il y a vraiment de bonnes choses dans ce film mais j'espère que la prochaine fois il prendra un scénariste et cadrera un peu mieux ses idées.
Conclusion :
Quelques bonnes choses mais le film me semble trop déséquilibré pour être vraiment intéressant, plus une curiosité cinéphilique.
J'ai mis beaucoup de temps avant de me lancer dans cette série Amazon malgré une campagne de pub massive réalisé par la plateforme. Le sujet était intéressant mais j'avoue que je craignais le pire dans un pur style les sous doués. Voyons si mon présentiment s'est concrétisé ou pas.
Date de diffusion : 14 juin 2021
Durée : 8 x 37min Genre : drame, humour, critique sociale Réalisateur : Marie Roussin, Alexandre Castagnetti, Edouard Salier Casting : Pierre Deladonchamps, Nina Meurisse, Maud Wyler
Nationalités : France
Synopsis :
France, 1960, pour la première fois un lycée va accueillir des jeunes filles dans des classes jusqu'alors réservées aux garçons. Une nouveauté qui va chambouler les habitudes et les esprits.
Critique :
Mixte est une série créé par Marie Roussin, une scénariste française ayant travailler sur de nombreuses séries dont de très prestigieuse à l'instar de Un village Français ou Odysseus. Elle nous revient donc ici avec une autre série "historique" traitant cette fois de l'évolution des mœurs dans la société Française. J'avoue que ma première crainte concernant la série était de me retrouver devant une série pour ado avec des blagues lourdingues sur l'acné et des intrigues de triche à l'examen. Mais mon pessimisme n'était pas légitime car la série est bien plus subtile qu'on pourrait le croire et loin de ne s'intéresser qu'aux turpitudes de l'adolescence.
A l'évidence, la critique sociale sur laquelle repose le scénario n'est pas là pour nous permettre de nous
glorifier de tous les progrès sociaux accomplis depuis cette époque un rien barbare, mais bien pour nous inciter à réfléchir encore sur la société actuelle. Car ces mêmes réticences à mélanger les filles et les garçons dans une même classe qui prêtent à rire aujourd'hui permettent en 2021 à notre président de la république d'émettre un avis sur les crop-top. 60 ans plus tard, rien n'a vraiment changé, la société voudrait priver les femmes de liberté sous le prétexte qu'il ne faudrait pas qu'elles empêchent leurs camarades masculin de se concentrer.
Ainsi, en 2021 comme en 1960, l'on considére encore que l'homme est une bête qui ne maitrise pas ses pulsions et que la femme devrait se cacher pour le préserver. Et après on donne des leçons à l'islam.
Bref, la série Mixte traite de nombreux sujets de société importants et le fait avec beaucoup de finesse et de sensibilité.
Loin de ne s'intéresser qu'aux élèves de l'établissement, le scénario développe aussi les caractères du personnel encadrant qui s'avère tout autant, si ce n'est plus, intéressant que les lycéens.
Niveau casting, je ne connaissais aucun des acteurs, hormis François Rollin qui ne fait qu'un honnête caméo, et Pierre Deladonchamps que j'avais découvert dans Nos années folles. Il se retrouve cette fois encore avec un rôle difficile mais très touchant. Sous ses dehors bourru, le personnage fera montre d'une grande sensibilité et s'attachera sans mal l'affection du public. Face à lui des personnages féminins également très fort, comme sa femme, incarnée par Maud Wyler (le journal d'une femme de chambre, la vie d'adèle, etc), l'épouse modèle aux multiples secrets.
Niveau réalisation, la reconstitution est réussie, il n'y a rien d'exceptionnel dans les choix de cadrage mais les images sont jolies et l'ensemble est efficace. Je n'ai noté qu'une erreur vraiment gênante au moment de l'intégration de Annick. Le personnage est clairement là pour être le "sexe symbole" qui fait baver tous les garçons, c'est très sensible dans la mise en scène puisqu'ils sont presque tous en train de baver. mais ce n'est pas clair dans la réalisation et le personnage n'est pas mis plus en avant que les autres ce qui fait qu'on ne comprend pas vraiment ce que les garçons peuvent lui trouver de plus qu'aux autres filles. C'est du détail mais ça illustre un petit manque de maitrise dans la réalisation.
Au niveau de l'histoire, les arcs narratifs sont plutôt prenants et on ne s'appesanti pas trop sur les mesquineries adolescentes ce qui fait que l'on peut s'intéresser à l'histoire à tout âge. certains épisode sont particulièrement fort comme l'épisode 5 avec le théâtre et et l'épisode 6 et l'hôpital. Un petit regret tout de même concernant le "méchant" de l'histoire. Il en faut toujours un dans ce genre de récit mais je trouve que celui choisit ne fonctionne pas, on dirait un Drago Malefoy du pauvre. Il n'est pas vraiment méchant, seulement complétement idiot. L'un n'empêche pas l'autre mais si la méchanceté peut susciter la colère du spectateur, la bêtise n'inspire que la pitié donc on peine à haïr ce personnage et la dynamique qu'il est censé impulser devient flou. A voir s'il évolue dans de futures saisons.
Dans l'ensemble, j'ai vraiment passé un excellent moment devant Mixte, les relations entre les personnages sont captivantes, et le traitement intelligent. J'attend la suite avec impatience en espérant qu'elle réussisse toujours aussi bien à mettre en scène l'absurdité de notre société.
Conclusion :
Une excellente série qui nous invite à réfléchir sur notre société au travers de la reconstitution d'une époque pas si lointaine.
Est-ce que j'ai regardé Jolt parce que j'étais convaincu que c'était un film avec Charlize Theron ? Peut-être. En tout cas, maintenant que je l'ai vu et que je sais que ce n'est pas le cas, vous n'échapperez pas à la critique.
Date de diffusion : 23 juillet 2021
Durée : 1h31 Genre : action Réalisateur : Tanya Wexler Casting : Kate Beckinsale, Stanley Tucci, Bobby Cannavale, Laverne Cox
Nationalités : états-unis
Synopsis:
Depuis son plus jeune âge, Lindy est affligée de crises de violence incontrôlables. Après avoir tout essayé pour garder son sang froid, elle pense avoir enfin trouvé le salut dans les bras d'un beau comptable. Malheureusement celui-ci se fait assassiner du jour au lendemain entrainant Lindy dans une traque acharnée à l'assassin.
Critique:
Contre toute attente, Tanya Wexler n'en est pas à son premier film. Une information qui ne sautait pas aux yeux en regardant Jolt. La réalisation n'est pas extraordinaire, admettons, mais rarement j'ai vu une utilisation des décors aussi piteuse. C'est simple, ils sont tellement visible que je me suis cru dans un remake américain de Dogville (ou plus simplement dans une mauvaise sitcom). Tout respire le carton pate. On pourrait presque croire que c'est volontaire tellement c'est flagrant. Comme cette scène de baston où on croirait que Kate Bekinsale a été remplacé par Vin Diesel de dos avec une perruque. Et pourtant le film n'est pas parodique, il est tristement sérieux. Entendons nous bien, il y a de l'humour, certaines répliques sont même assez drôles, mais il n'y a pas de second degré, c'est basiquement l'histoire d'une femme incontrôlable qui cherche à venger la mort d'un homme qu'elle connait depuis 2 jours. Et pour tout dire, le film aurait pu avoir un intérêt s'il s'était vraiment tenu à ça, mais l'histoire est à mes yeux bien plus bête (voir spoiler plus bas si vous le souhaitez) et c'est vraiment regrettable.
Avec de l'action mieux chorégraphié, plus de décalage et surtout en assumant le côté John Wick de l'héroïne, Jolt aurait pu être un film d'action de référence. Mais là, ce n'est même pas un bon téléfilm.
Niveau casting, il n'y a malheureusement pas Charlize Theron, mais je dois reconnaitre que Kate Beckinsale (Underworld, Total Recall le remake pourri, etc) est plutôt bien mise en valeur et son personnage est très attachant. Stanley Tucci (Spotlight,Hunger Games, etc) est plutôt cool en médecin douteux mais aurait mérité plus de temps d'écran. Bobby Carnavale (Mr Robot, the irishman,etc) fait un gentil flic acceptable mais sans beaucoup de saveur. La bonne surprise, c'est de retrouver Laverne Cox que j'avais adoré dans Orange is the new black et qui aurait mérité qu'on s'attarde un peu plus sur son personnage.
Voilà, pas grand chose à dire de plus, entre l'introduction poussive, le twist final pourri, la fin qui appelle directement à une suite prouvant qu'on est plus sur une série qui ne s'assume pas que sur un film et le manque de maitrise de la réalisation, il y a vraiment peu de raisons de conseiller ce film. Je dirais donc juste que j'ai apprécié la relation entre les personnages et que le caractère atypique du personnage principale fait mouche. Sauf à être fan inconditionnel de Beckinsale, il y a peu de raison qui justifient le visionnage.
Conclusion :
Un pilote de série sans maitrise, qui vaut surtout pour le jenfoutisme de l'héroïne poussé à un niveau épique (la scéne de la nurserie OO )
Le film aurait pu être un bon film "féministe" en s'appropriant un cliché masculiniste (le héros torturé qui venge la mort de sa femme) Mais il a fallut que le film se croit intelligent avec ce twist final téléphoné et lamentable : le petit ami idéale était en fait un manipulateur. Un poncif grotesque qui vole son pouvoir à l'héroïne. De puissante icone vengeresse, elle devient une pauvre femme manipulée. C'est grotesque et triste car elle m'était sympathique cette Lindy et il y avait de la noblesse dans sa cause. Pourquoi fallait-il l'en déposséder, pour faire croire que le film a un scénario ? Il n'en a pas plus avec cet effet de manche, bien au contraire, il se trouve ainsi dépossédé de tout intérêt et prouve qu'il n'est qu'une coquille vide.
Note : le film est uniquement en Vf sur Amazon prime et ça c'est beurk surtout que ce n'est pas la voix de Virginie Ledieu (Willow dans Buffy) qui double Alyson Hannigan.
Synopsis :
Sam vient d'échappe de justesse à un tueur en série. Paniqué, il appelle sa meilleure amie Chuck pour qu'elle lui donne des conseils pour s'en sortir. Au fil de l'échange, une question s'impose bientôt aux deux amis: Sam ne serait-il pas le tueur ?
Critique :
You might be the killer est une comédie d'horreur reposant sur tous les codes des classiques du genre. On retrouve donc la colo de vacances perdu au milieu de nulle part, les animateurs délurés qui meurt les uns après les autres, le tueur masqué implacable et la malédiction ancestrale. Rien de bien neuf, ni sexy donc, sauf que l'on a ici affaire à un hommage du genre et que le scénariste a pris un malin plaisir à déstructuré son histoire pour la rendre bien plus passionnante. Ainsi, le film commence alors que la majorité des animateurs sont déjà mort. Et assez rapidement l'on en vient à se demander si le héros n'est pas en fait le méchant. Un twist qui bouleverse la structure même de l'histoire et déstabilise le spectateur en ouvrant tout un monde de possibilités. Les codes se réinventent donc au fur et à mesure du récit pour nous raconter une histoire à la fois identique et totalement différente de ce dont on a l'habitude.
tonight,etc) You might be the killer est inventif. On songera volontiers à du Evil dead pour le côté loufoque ou a du Scream pour le côté méta. C'est ainsi avec jubilation qu'on assiste à l'échange entre Sam et Chuck et qu'on se demande quelle finalité tout cela pourra bien avoir car pour une fois tout n'est pas cousu de fil blanc.
Niveau casting, le film repose surtout sur le duo d'ami. J'ai pris plaisir à retrouver Alyson Hannigan (Buffy contre les vampires, American pie, etc) dans un rôle de nerd blasée quine la change pas beaucoup mais c'est surtout Fran Kranz (Cabin in the wood, doll house, etc) qui se distingue ici dans un rôle plutôt physique et pas forcément évident.
Niveau réalisation, c'est assez basique mais j'aime beaucoup le faux traitement année 80 et les petits ajouts visuels comme le compteur de morts qui, outre l'aspect ludique, fluidifie la narration (il sert d'indicateur temporel).
Dans l'ensemble, You might be the killer est vraiment une bonne surprise, il ne révolutionne pas le genre et ce n'est pas un grand film mais c'est un divertissement très malin. Vous ne tremblerez pas d'effroi mais vous passerez un bon moment a essayer de comprendre ce qu'il se passe et comment tout cela va finir. Sans être exceptionnelle, la fin est satisfaisante et donnerait même envie de voir une suite.
Conclusion :
Un petit film d'horreur très sympathique qui ne fera pas beaucoup frémir mais passionnera grâce à son scénario très habile. Un bon divertissement d'été.
Cela faisait des années que j'entendais parler de cette série, notamment parce qu'elle a révélé Chris Pratt (Jurassic world,Thor,etc), son arrivé au catalogue d'Amazon Prime était l'occasion de combler mes lacunes, laissez moi vous présenter Parks and recreation.
Date de diffusion : saison 1 : 5 juin 2015
Durée : saison 1 : 6 x 22, saison 2 : 24 x 22, saison 3 : 16 x 22, saison 4 : 22 x 22 , saison 5 : 22 x 22, saison 6 : 22 x 22, saison 4 : 13 x 22 Genre : humour, mockumentaire Création : Greg Daniels, Michael Schur Casting : Amy Poehler, Jim O'Heir, Nick Offerman, Aubrey Plaza, Aziz Ansari, Retta, Chris Pratt, Rashida Jones, Adam Scott, Rob Lowe
Nationalités : USA
Note : j'ai tout naturellement regardé la série en VOSTFR et je me dois de signaler que sur Prime, plusieurs épisodes n'ont pas de sous titre français. C'est un peu agaçant et pas très professionnel.
Synopsis :
Suivez Leslie Knope, fonctionnaire au service des parcs et loisirs qui se bat au quotidien pour améliorer sa belle ville de Pawnee Indiana, célèbre pour son taux d'obésité.
Critique :
Parks and Rec est le pendant publique de The Office. Là où la série culte exposait les petits travers des sociétés privées, Parks and Rec démonte les rapports entre les fonctionnaires et leurs concitoyens. C'est une création de Greg Daniels (The office, Upload, Space Force, etc) et de Michael Schur (The good place, etc)). A l'origine, la série devait être un spin-Off de The Office et Rashida Jones devait d'ailleurs y conserver son rôle de Karen Filippelli. Mais, finalement, la série sera une création indépendante même si l'on reconnait bien les codes qui font le sel de The Office. Scranton fait place à Pawnee, Michael Scott devient Leslie Knope et Dunder Mifflin : le service des parcs et loisirs. Mais on retrouve le principe du faux documentaire, les dynamiques entre les collègues, un peu de cynisme et beaucoup de tendresse.
La plus grosse différence entre les deux séries reposant, selon moi, dans le personnage de Leslie Knope. A la manière de Michael Scott, elle est totalement moteur dans la série et articule toutes les relations entre les personnages. Mais, outre d'être un personnage féminin, elle est véritablement compétente. Là où Michael Scott était un gérant immature qui ne conservait son poste que par miracle grâce à ses talents (réels) de vendeur, Leslie Knope est au contraire une femme sur compétente qui n'échoue qu'a cause de la médiocrité ambiante.
Si vous allez aimer Leslie autant que l'on pouvait aimer Michael Scott (même si lui pouvait aussi être parfaitement détestable) vous apprécierez tout autant l'incroyable casting qui l'entoure et vous comprendrez sans mal pourquoi le magazine Time a décrété en 2012 qu'il s'agissait de la série de l'année.
On commence avec Rashida Jones, déjà très touchante dans The Office, elle joue ici l'un des rares personnage un peu mesurée et apporte de la normalité dans cette critique sociale très piquante. A noter, qu'un autre personnage offrait un peu de normalité : Mark Brendanawicz mais que l'acteur quittera rapidement la série, l'orientation de son personnage ne le satisfaisant pas. Petit regret pour ma part car si je suis d'accord avec lui sur le mauvais choix d'orientation, le personnage apportait vraiment quelque chose et malgré le talent de Rob Lowe (probablement dans son meilleur rôle) et d' Adam Scott, venus compenser son départ, il manquera quand même un petit quelque chose.
Parmi les immanquables on mentionnera forcément Aziz Ansari (Master of none, etc) qui apporte un peu de folie, de mauvaise foi et de critique du capitalisme mais aussi Chris Pratt la caution gentil doux-dingue (a noter que le personnage s'améliore avec le temps car dans les premières saisons c'est quand même un manipulateur malsain), Aubrey Plaza (Légion, etc) est fabuleuse en ado morbide et rebelle et bien sûr, impossible de ne pas mentionner Nick Offerman dans l'inoubliable rôle de Ron Swanson, supérieur libéral et asocial, parfait négatif de Leslie.
Si la série connait quelques légers essoufflement à des moments épars, elle se tient fabuleusement sur la longueur et vous prendrez du plaisir du début à la fin. Le fil rouge réussit à se renouveler sans jamais changer fondamentalement les dynamiques, la série réintroduit régulièrement de nouveaux personnages marquant, bref aucune saison n'est de trop et c'est suffisamment rare pour être signalé. L'humour est assez varié et, si l'on exclut la stigmatisation de Jerry qui peut paraitre un peu méchante (même si la série prend bien garde à montrer que les idiots sont les autres et pas lui), l'humour est plutôt bienveillant.(là encore, contrairement à The Office, où les personnages pouvaient se montrer oppressif, même si c'était révélateur de l'esprit d'entreprise)
Voilà, vous l'aurez compris, je vous recommande chaudement cette série, elle a illuminé mes soirées pendant plusieurs mois, je porterais longtemps en moi la détermination et la bonne humeur de Leslie Knope et si tous les épisodes ne sont pas égaux, la série fait tout de même partie des rares qui a su s'arrêter à temps et dont la dernière saison est aussi bonne que les précédentes.(ce qui n'était pas le cas de The Office)
Bref, si vous avez besoin de changer d'air en ces temps un peu triste, partez donc visiter Pawnee vous n'aurez plus envie d'en revenir.
Conclusion :
Une série humoristique de référence, c'est drôle, intelligent et incroyablement feel good.
Vendredi s'est terminée la première saison de l'adaptation en dessin animé du comics Invincible, l'occasion de revenir sur un classique du genre très attendu.
Date de diffusion : avril 2021 sur Amazon prime
Durée : 8 x 45 min Genre : Animation, action, drame Création : Robert Kirckman Casting vocal : Steven Yeun, J.K. Simmons, Sandra Oh
Nationalités : USA
déconseillé au moins de 16 ans (violence gore)
Synopsis :
Mark Grayson est le fils du super héros le plus puissant de la terre. Lorsque ses pouvoirs se révèlent enfin pour ses 17 ans, il se réjouit de la nouvelle vie qui s'ouvre à lui, sans réaliser tous les sacrifices que cela implique.
Critique :
Invincible est l'un des comics les plus connus de Robert Kirckman, en dehors de Walking Dead. C'est un vibrant hommage aux univers super héroïque, un héros jeune, optimiste et drôle à l'image d'un Spiderman, mais qui va devoir faire face à un monde d'une terrible noirceur.
La force de ce comics réside tout entier dans les talents d'écriture de Kirckman, son don pour les retournements de situation mais également sa faculté à mettre en place des univers très riche. Ainsi, si l'histoire est centrée sur Mark Grayson, il se retrouvera vite entouré par une galerie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres. Il faut aussi noter la grande maitrise de Kirkman, dans l'art de poser innocemment des graines qui germeront toujours de façon inattendues. (ce qui permet de revoir/relire la série avec plaisir car cela permet de voir comment il a mené à certains dénouement)
L'adaptation n'était donc pas simple et c'est assez logiquement que l'on retrouve Seth Rogen à la
production.
En effet, si l'on connait surtout l'acteur, comme acteur, c'est oublier un peu vite sa casquette de producteur et ses choix particulièrement osés. On lui doit ainsi l'excellent Future-man, le plus discutable Preacher (mais le comics est une tuerie et c'était difficilement adaptable), l'incroyable The Boys (encore un comics difficilement adaptable et enfin Invincible. La transition était d'ailleurs évidente entre The Boys et Invincible car si l'atmosphère des deux séries est radicalement différentes, on retrouve tout de même de nombreux points commun dans le traitement des super-héros, notamment dans le fait de faire ressortir la noirceur de ces personnages qu'on voudrait immaculé.
J'en profite d'ailleurs pour le mentionner tout de suite, Invincible n'est absolument pas à mettre entre toutes les mains (à ce propos, j'apprécie particulièrement le gimmick du titre de la série qui se m'accule de sang au fil des épisodes). En effet, on retrouve cette gestion d'une violence plus "réaliste", ainsi lorsqu'un corps se fait percuter par un homme qui vole à plusieurs centaines de kilomètre heure ça ne peut que se finir dans un déluge de sang.
Ce qui surprendra le plus dans cette adaptation, c'est le choix de faire des épisodes de 45min. C'est plutôt inhabituel pour un dessin animé mais clairement l'adaptation a été conçu comme une série télé. Le dessin est ici utiliser comme mode de création et non comme genre. On ne regarde pas un dessin animé mais bien une série télé.
Au niveau du casting vocal, on retrouvera quelques habitués des séries comme Steven Yeun (Walking Dead, Okja, etc) qui apporte la fraicheur nécessaire au rôle de Mark Grayson/Invincible et J.K Simmons (Véronica Mars, Whiplash, etc) qui offre une belle gravité à Nolan Grayson/Omniman. J'ai eu plus de mal à le reconnaitre mais j'apprécie également beaucoup la présence de Zachary Quinto (NOS4A2, Star Trek, etc) dans le rôle de Robot.
Quelques beaux guests émaillent également les épisodes comme Mark Hammil, Clancy Brown, Jon Hamm ou Seth Rogen. (le casting semble très masculin mais la série réserve de beaux personnages féminin à commencer par Atom Eve incarné par Gillian Jacob ( Community !!!!) un personnage qui s'étoffera au fil des saisons mais aussi Debbie Grayson, joué par Sandra Oh (Killing Eve, Grey's Anatomy, etc), dans le rôle très difficile de femme et mère de super héros.
Visuellement, le dessin animé est assez proche du comics, j'avoue avoir eu un peu de mal aux débuts trouvant les designs simplistes, mais honnêtement on oublie très vite le graphisme dans l'action et cela offre une certaine fluidité aux scènes. Les affrontements sont vraiment spectaculaires à l'image de ce qu'on peut trouver dans les derniers blockbusters de super héros.
Au niveau de l'histoire, c'est vraiment là que se trouve le point fort de la série, Robert Kirckman nous plonge l'air de rien dans un véritable drame Shakespearien et la tension ne fait que monter au fil de ces 8 épisodes jusqu'à un final dantesque.
Les saisons 2 et 3 sont déjà signées, pour avoir lut tous les comics (la série est fini depuis quelques années) je vous promet que vous n'avez pas fini de vous régaler.
Une adaptation très réussie que je ne peux que conseiller aux amateurs du genre.
Conclusion :
Une excellente adaptation du comics, l'occasion de se replonger dans une œuvre plus sombre et complexe qu'elle n'y parait.
Casting : Andy Samberg, Cristin Milioti, J.K. Simmons
Synopsis :
Sarah, une jeune femme blasée, assiste au mariage de sa petite sœur lorsqu'elle fait la rencontre de l'étrange Nyles. L'homme a déjà vécu cette journée un nombre incalculable de fois et va accidentellement l'entrainer dans sa prison temporelle avec lui.
Critique :
Je vous en ai déjà parlé dans ma critique de Happy Birthdead, la boucle temporelle est devenu un classique de la science fiction. C'est donc une ficelle difficile a utiliser car quasiment tout à déjà été fait, pour le pire et pour le meilleur.
Ici, la particularité de Palm Spring c'est de mélanger le genre "boucle temporelle" avec le genre "film de mariage". L'autre particularité c'est qu'il n'y a pas qu'un seul personnage qui est affecté par la boucle, et aussi simple que semble cet ajout il bouscule profondément les dynamiques habituelles dans ce genre de film. En effet, s'il était jubilatoire de voir Bill Muray évoluer seul dans Punxsutawney, il est délectable de voir le couple Nyles et Sarah se renforcer au fil des jours au sein de cette boucle.
Un couple très touchant constitué de deux solides interprètes comiques. D'une part, Andy Samberg, l'un des rôles principaux de l'hilarante série Brooklyn 99, qui joue ici un rôle assez proche mais un brin plus cynique. Et d'autre part, Cristin Milioti, la fameuse mother de la cultissime série How i met your mother, une femme au potentiel comique certain et qui s'épanouie à merveille dans cette histoire.
Une histoire simple, mais efficace, qui réserve quelques jolis retournements de situations. Le cocktail est réussie, on retrouve bien les éléments d'un film de mariage : la famille relou, les petits secrets, etc, ainsi que ceux de la boucle temporelle : jeux avec le temps, tentatives de sortir de la boucle, etc. Je précise tout de même que, tout comme pour son plus célèbre ancêtre (un jour sans fin), il s'agit avant tout d'une comédie romantique, un film léger et pas prise de tête.
Enfin, on terminera avec quelques mots sur les images, plutôt jolies, notamment les paysages désertiques envoutants ainsi que la bande son bien choisie (même si le partisan de Leonard Cohen tombe un peu comme un cheveu sur la soupe)
Même si Palm Spring n'apporte rien de bien nouveau au genre boucle temporelle, il n'en reste pas moins une bonne surprise et un agréable moment en bonne compagnie. Un film plutôt léger et malin qui ne peut que faire du bien en ces temps de déprime.
Conclusion :
Une jolie réactualisation du film de boucle temporelle. Simple et efficace.
La saison 5 de The Expanse s'est achevé mercredi. Je n'ai encore jamais eu l'occasion de critiquer cette série que j'apprécie pourtant énormément, il est donc temps de faire le point sur cette avant dernière saison de la série.
Diffusion sur Amazon Prime : décembre 2015
Durée : saison 1, 4, 5 : 10 x 42min / saison 2,3 : 13 x42 Genre : Drame, Science fiction, Thriller Création : Mark Fergus, Hawk Ostby Casting : Thomas Jane, Steven Strait, Cas Anvar Nationalité : U.S.A.
Chaîne d'origine : Amazon Prime Video
Synopsis (saison 1) :
23éme siècle, l'humanité à conquis Mars et s'est répandu dans l'espace. Le temps a divisé les hommes en de nouvelles factions et Terriens, Martien et Ceinturien collaborent dans une tension constante. Dans ce climat de conflit larvée la disparition d'une riche héritière va entrainer un petit détective à parcourir l'univers pour percer un complot qui pourrait bouleverser l'espèce humaine.
Critique :
J'ai découvert The Expanse sur le tard avec la sortie de la troisième saison. J'ai dévoré les trois
saisons et je suis devenu immédiatement fan. The Expanse est une grande série de Science Fiction et une série très moderne. D'une part, c'est une série éminemment politique puisqu'on y parle clairement de colonisation, de racisme, de lutte des classes, etc. Ensuite c'est une série engagée. Les personnages sont d'une diversité rare et ont découvre des modèles qu'on ne voit quasiment jamais à l'écran. Un personnage comme Naomi Nagata, par exemple, dont la force vient de sa sensibilité c'est extrêmement précieux. Même le personnage "principal" Holden est tout sauf un bourrin, c'est un idéaliste avec des valeurs d'humanisme pour lesquelles il ne transigent pas même en temps de crise. Enfin, c'est une série extrêmement bien produite et qui ne fait jamais cheap. Au niveau de l'histoire, la série est également passionnante et d'une grande richesse puisqu'on suivra en parallèle plusieurs fils narratifs permettant de comprendre la nature et les implications du complot. Si l'aspect thriller prédomine au débur avec l'enquête de Miller, la dimension politique et spatiale prendra de plus en plus d'importance avec les autres personnages. Enfin, la mise en scène est fabuleuse. Je ne parle pas seulement de la grande qualité des effets visuels et des designs mais aussi du soin apporté aux détails. Tout le travail pour nous faire ressentir l'absence d'apesanteur est en ce sens un bon exemple.
Niveau casting, il n'y a pas d'acteurs vraiment connu mais la série à su se reposer sur des profils vraiment marquant. Le plus expérimenté était surement Thomas Jane (White bird, Scott Pilgrim, The mist, etc) dans le rôle de Miller, un bon vieux privée à l'ancienne que Bogart n'aurait pas renié. L'autre "héros" de la série c'est surement Holden incarné par Steven Strait (10 000, etc) héros malgré lui au profil assez atypique, pas particulièrement charismatique mais très attachant. Impossible de ne pas citer Naomie Nagata joué par Dominique Tipper (The last girl, etc) personnage féminin fort et particulièrement moteur. Le genre de personnage qui illustre que la violence n'est pas le seul moyen d'être un héros. Enfin viennent Amos joué par Wes Chatham (Tenet, Hungers games, etc) le bourrin de service à la sensibilité à fleur de peau et Alex joué par Cas Anvar (Room, Argo, etc) figure médiatrice et sympathique du groupe. A ces quelques noms s'ajoutent pléthore de personnage comme l'incroyable Chrisjen Avasarala incarné par Shohreh Aghdaslhloo femme de poigne comme on en voit peu à l'écran et manipulatrice en diable.
Bref, les 3 premières saisons de la série étaient une véritable claque qui menait The Expanse aux panthéons des œuvres de SF, le genre qu'il faut absolument voir. La quatrième saison avait un peu calmé mes ardeurs. Si la qualité était toujours présente la saison faisait le choix de se concentrer principalement sur une planète ce qui faisait perdre à la série l'une de ses principales qualité à mon sens : le sentiment de gigantisme. Un peu comme si on réalisait une saison de Game of Thrones qui se déroulerait intégralement à Winterfell, ce serait frustrant. La saison 4 avait donc un côté huis-clos qui provoquait plus de frustration que de plaisir même si elle était riche en rebondissement (et qu'il y avait Burn Gorman que j'aime beaucoup). Ce qui nous mène enfin à la saison 5.
Attention, à partir de maintenant ça va spoiler sur les saisons précédentes.
Après l'intermède que fut la saison 4 on peut enfin attaquer les choses sérieuses et retourner dans
l'espace. Le contraste est d'ailleurs poussé à son maximum car si les personnages étaient inséparable dans la saison précédente, ils sont cette fois éclaté aux quatre coins de l'univers, vivant chacun leurs propres aventures. On retrouve ainsi la diversité de ton qui faisait la richesse de la série à ses débuts. Mais étonament, cette saison est là encore une saison de transition. Elle correspond à ce moment inéluctable en fiction où les héros doivent faire le point sur leur vie pour pouvoir se jeter sans regret dans la bataille. On s'intéressera donc tout particulièrement à la vie privée de Naomie, Amos et Alex (Holden ayant déjà été suffisamment creusé comme cela). En parallèle de ça, les enjeux seront énorme avec la confirmation que Marcos Inaro sera le grand antagoniste de la série en tant que Guide autoproclamé des Ceinturiens. L'action ne manquera pas au fil des 10 épisodes et les conséquences de cette nouvelle guerre seront lourdes pour nos héros.
Visuellement, c'est toujours aussi impressionnant, la série a une façon très personnelle de filmer l'intérieur des vaisseaux, à ce titre les scènes à bord du Razorback sont particulièrement admirable.
Dans l'ensemble, peu de reproche sur cette saison, je regretterais tout de même que le plot de Naomie tire un peu trop en longueur et empêche de développer d'autres sujets. La guerre contre Marcos Inaro commence à peine lorsque la série se termine et on voudrait déjà être à la saison 6 pour savoir jusqu'où tout cela va nous mener. Les fans attachés au plot sur la protomolecule seront peut-être aussi frustré de voir que le sujet n'est quasiment pas exploité sur cette saison. Là encore, il faut voir la saison 5 comme une transition, après nous avoir gavé sur le sujet durant la saison 4, les auteurs prennent un peu de recul mais il est évident que la protomolecule et l'anneau seront des enjeux vitaux d'une dernière saison qui promet d'être explosive.
Sans conteste pour moi cette série est l'une des meilleurs série de SF et se place sans peine à côté d'un Babylon 5 (et 5 coudés au dessus d'un battlestar galactica) les fans du genre doivent absolument s'y pencher car elle fera partie des classiques.
Conclusion:
Avant dernière saison de la série, le rythme pourra parfois sembler un peu lent mais clairement les auteurs placent tout les éléments pour leur saison final qui promet d'être spectaculaire.