Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)
Comme chaque année vous trouverez ici mon top 10 des séries de l'année. Ce sera très probablement le dernier car je vais mettre le blog en sommeil.
Vous l'aurez remarqué, cela fait déjà plusieurs semaines que j'ai du mal à sortir une critique, j'ai une bonne quinzaine d'œuvres sur lesquelles j'aurais du écrire quelque chose mais pour lesquelles je n'arrive pas à me motiver indépendamment de leur qualités respectives.
Je dois admettre qu'aujourd'hui, rédiger pour le blog est plus devenu une corvée qu'autre chose et que j'ai besoin de temps pour les projets qui me font plus vibrer comme l'écriture ou Tarothor.
Je vous remercie d'avoir suivi ce blog, j'espère qu'il vous aura permis de faire des découvertes et que j'aurais su vous faire comprendre ma vision de la fiction, voir de la création.
Si vous voulez continuer à suivre ou soutenir mon travail, vous pouvez toujours acheter mes livres (sur amazon) ou vous abonner à Tarothor.
Je vous en ai parlé dans le top 10 mais je n'avais pas encore eu le temps de faire la critique, l'erreur est maintenant réparée, voici mon retour sur Lovecraft Country.
Diffusion sur HBO aout 2020
Durée : 10 x 60min Genre : Drame, Epouvante-horreur, Fantastique Création : Misha Green, Jordan Peele Casting : Jurnee Smollett-Bell, Jonathan Majors, Aunjanue Ellis Nationalité : U.S.A.
Chaîne d'origine HBO
Synopsis:
Atticus Black, un jeune américain noir de retour de la guerre de Corée part à la recherche de son père qu'il déteste. Un voyage initiatique sur les traces d'origines qu'il ne soupçonne pas et qui vont remettre en question toute son existence ainsi que celle de ses proches.
Critique :
Bon, pas la peine de le cacher plus longtemps, Lovecraft Country était une des claques majeures de cette année. Sur certains point, la série m'aura beaucoup fait pensé à la série Watchmen (à voir absolument) sortie en 2019 sur HBO et qui partageait des thématiques similaires, notamment sur le racisme et la place des minorités dans la fiction de genre.
En effet, si les synopsis des épisodes de Lovecraft Country puisent allégrement dans des classiques du fantastique (maison hanté, affrontement de créatures surnaturelles, rituels, etc) ils le font par le prisme de la communauté noire, une communauté pauvrement représentée en fiction de genre (à l'exception bien sûr du sempiternel "black de service" le personnage rigolo qui crèvera en premier) ce qui donne une relecture riche et originale d'histoires pourtant déjà connues. On ne s'étonnera pas de retrouver à la production Jordan Peele (Get Out, Us, etc) qui s'était déjà illustré par des scénarios habiles et la mise avant de la communauté noire là où on ne la trouve pas d'habitude. Mais le réalisateur a su s'entourer puisqu'il travaille en collaboration avec Misha Green, une scénariste de série expérimentée qui a travaillée sur des séries variées et reconnues comme Sons of Anarchy, Spartacus ou Heroes et bien sûr J.J Abrams (Star Wars, Star Trek, etc) show runner réputé, habitué des projets ambitieux spectaculaires et qui a participé au renouvellement de l'écriture des séries dans les années 2000. Aussi hétéroclite que soit ce petit groupe, il réussit à produire une série aussi impressionnante que divertissante et intelligente. Car oui, Lovecraft Country réussit à divertir son public sans l'abrutir et en illustrant les méfaits du racisme historique et systémique. C'est à mes yeux la force des grandes fictions que de divertir intelligemment.
A noter que si l'histoire se repose sur des classiques, les scénaristes ont su les renouveler et vous aurez
plus d'une occasion d'être surpris par la tournure que prendra l'histoire et par l'utilisation de certains personnages.
Niveau casting, pas grand chose à dire, j'avoue que je ne connais aucun de ses membres. La découverte n'en fut que meilleure vu qu'ils sont tous très bon. On s'attachera particulièrement à Jonathan Majors vu qu'il s'agit du personnage principal et qu'il est très touchant mais aussi à Jurnee Smollett Belle, premier rôle féminin, un personnage fort très réussi et extrêmement bien écrit. Dans l'ensemble les personnages sont d'ailleurs tous intéressant, l'écriture n'est pas manichéenne et si les blancs sont souvent les méchants les noirs sont rarement des anges.
Visuellement, le budget est conséquent et ça se sent, les effets spéciaux sont impressionnants et les monstres très réussi. L'histoire se déroulant dans les années 50, on notera aussi la qualité de la reconstitution. Décors, costume, tout participe au dépaysement et à la qualité du show.
Globalement, je n'aurais qu'une seule chose à reprocher à cette série, Misha Green à déjà fait quelques révélations concernant une suite à la première saison et elle a révélé que l'histoire suivrait de nouveaux personnages sans lien avec les héros de la saison 1. Lovecraft Country serait donc une anthologie à l'image d'un American Horror Story ou d'un Fargo, un choix que je regrette car si la saison 1 apporte une fin acceptable elle ouvre surtout tout un monde de possible que j'aurais aimé voir exploré. Un défaut bien moindre au regard des nombreuses qualités de l'ensemble, je souhaite donc une longue vie à cette nouvelle série et j'espère être aussi agréablement surpris par la suite.
Conclusion :
Une excellente surprise que cette relecture des classiques de l'horreur et du fantastique par le prisme du racisme. On reconnait la pate de Jordan Peele, l'écriture de Misha Green et la démesure de JJ Abrams, un régal.
Comme à chaque fois voici mon petit top 10 de l'année écoulée. Pour une fois, il s'agira d'un top séries, l'année n'ayant pas été favorable au cinéma mais rassurez vous, je continuerai à vous parler des films en salle à la moindre occasion.
Et n'oubliez pas, si vous aimez ce blog et voulez me soutenir dans mon travail vous pouvez participer à la sortie de mon prochain livre jusqu'au 7 janvier : https://fr.ulule.com/carrousel-funeste-la-trilogie/
Le top
Les choix surprendront probablement certains mais je rappelle qu'un top c'est forcément subjectif. Même si certaines qualités objectives indéniables servent à séparer le bon grain de l'ivraie, lorsqu'il s'agit de classer une sélection aussi infime d'œuvre il faut également définir des critères plus personnels.
Un dessin animée déjanté, un mad-max parodique et basé sur les méthodes de thérapie de Jung. Une série coup de poing à ne pas mettre entre les mains des plus sensibles.
Une série délicieusement décalée signée Jason Segel. Ce n'est pas vraiment feel good mais c'est porteur de belle valeurs humaines et réalisé avec beaucoup d'imagination.
Le spin-off de la cultissime série Breaking Bad, une série qui dépasse presque la série d'origine dans un style plus judiciaire mais tout autant maitrisé.
L'adaptation en série du film culte des frères Coen, Noah Hawley a su transcender l'esprit des célèbres frangin pour en offrir une version passionnante.
Le succès inattendu de Netflix, l'histoire d'une femme qui cherche à devenir grand aître des échecs dans les années 50. Un rythme redoutable pour une série aussi finement écrite que réalisée.
L'incroyable série Allemande, 3 saisons sombres et haletantes sur une série de voyage dans le temps très bien construite avec un sens du détails assez rare.
02) Lovecraft Country : article à venir
Après Get out et US, Jordan Peele dynamite les séries télé en créant un hommage aux genre SF et Fantastique qui fait la part belle à la communauté noire. C'est finement écrit et spectaculaire.
L'incroyable dessin animé de Netflix, une série aussi drôle que déprimante, Bojack était un personnage particulièrement attachant et suivre sa lente descente aux enfers était un plaisir coupable assez rare.
Je n'avais pas encore eu l'occasion de vous parler de la série Fargo, la saison 4 s'est terminée il y a peu, je me hâte donc d'en faire la critique avant que l'année se termine.
Diffusion : Novembre 2020
Durée : 11 x 53min Genre : Comédie, Policier, Thriller Réalisation :Noah Hawley Casting : Chris Rock, Jessie Buckley, Jason Schwartzman Nationalité U.S.A.
Chaîne d'origine FX Networks
Note : pour l'instant seules les premières saisons sont visibles sur Netflix, la 4 n'est diffusée que sur Salto.
Synopsis :
A Kansas City dans les années cinquante, les rivalités entre gangs se règlent historiquement par un échange d'otage. un statut-quo qui dure depuis des siècles mais qui devient de plus en plus intenable avec les jeunes générations venant de l'extérieur.
Critique :
Commençons par un peu de contexte, Fargo est l'un des meilleurs films des frères Coen (Avé César,Inside Lewyn Davis,etc). Il allie à merveille leur talent pour le polar et leur sens de l'absurde. Autant dire que je ne voyais absolument pas l'intérêt d'une adaptation en série et que j'y suis vraiment allé à reculons. Pourtant, j'ai accroché immédiatement. La saison 1 reprend une trame proche de celle du film mais en ajoutant de nouveaux personnages et donc de nouvelles intrigues. L'ambiance est très proche mais presque plus folle avec l'ajout d'un personnage over the top incarné par Billy Bob Thornton (Bad Santa, Intolérable cruauté, etc). Les saisons suivantes n'auront que peu de lien avec la première si ce n'est la qualité du casting et de la réalisation ainsi que l'illustration des absurdités de la vie.
Dernière petite précision : la série est supervisé par Noah Hawley. Vous ne connaissez probablement pas
ce nom mais il s'agit du génial showrunner de l'hallucinante série Légion et son talent transparait dans Fargo avec énormément de force. Le réalisateur sait mettre en image la folie de ses histoires et n'hésite pas à prendre des risques de mise en scène. Si Fargo n'égale pas la démence de Légion en terme de mise en image la série n'en reste pas moins très visuelle.
Tout ceci étant dit, que vaut la dernière saison diffusée et pour le moment uniquement visible sur la plateforme Salto ?
Comme d'habitude la réalisation est superbe mais cette fois il s'agit d'une série "historique" et donc on peut profiter de la reconstitution très réussie des années cinquante ambiance mafia. En terme de structure, il y a quelques prises de risques plutôt payantes et l'on ne suit pas toujours l'action la plus évidente. L'histoire n'hésite pas à faire des écarts pour suivre des personnages moins emblématiques et pourtant passionants.
Niveau casting, comme à chaque fois c'est une orgie. On commence avec Jason Schwartzman, l'égérie
de Wes Anderson qu'on pouvait aussi voir dans l'excellente série Bored to Deah. Il incarne ici un parrain de la mafia vicieux en diable en proie avec une guerre des gangs qui le dépasse un peu. Face à lui, un choix très surprenant : Chris Rock. Un acteur plutôt réputé pour ses rôles dans des comédies lourdingue et qui se retrouve ici à incarner un parrain du crime dans la communauté Noire. Un rôle qu'il porte avec beaucoup de retenue et qui fera surement date dans sa carrière. A ces deux têtes d'affiches, s'ajoutent très vite Salvatore Esposito (l'incroyable Genny de la remarquable série Gomorra) dans le rôle du frère incontrôlable, Ben Whishaw ( Grenouille de Le Parfum, la série The Hour, etc) le criminel désabusé et enfin Timothy "Fucking" Olyphant (Deadwood, Justified, etc) en Marshall Mormont et là je ne parle que de ceux que je connais vraiment car d'autres sont aussi talentueux et expérimentés comme Jessie Buckley, l'infirmière frappadingue ou Glynn Turman, le consigliere.
Beaucoup de personnages donc, puisqu'on suivra plusieurs histoires en parallèle qui se croiseront dans cette inévitable guerre des gangs. Ainsi, si l'on suivra les deux camps, on suivra également la police, des innocents pris dans la tourmente et une infirmière aux pratiques douteuses. Si vous aimez les histoires de mafieux à la Scorcese, vous allez vous régaler, d'autant que Noah Hawley réussit à donner un souffle très personnel à ce qui aurait pu être une simple histoire de mafieux de plus.
Au niveau de la bande son, une fois de plus, Jeff Russo (Lucifer, Umbrella Academy, Legion, etc) livre une partition de toute beauté totalement dans l'esprit de l'époque et du show.(le thème de la série est proprement hypnotique)
Si le rythme un peu lent pourra en déstabiliser quelques uns (tout comme les choix narratifs parfois volontairement anti climatique), cette nouvelle saison de Fargo est à la hauteur des précédentes, voir l'une des meilleures. Je ne saurais que trop la recommander. Seul petit bémol, si les personnages féminins ont de l'importance et peuvent s'avérer clef, on ne les sent pas vraiment moteur et elles s'impliquent tardivement dans l'histoire, contrairement aux personnages masculins. Un tout petit peu plus d'équilibre aurait rendu cette série absolument parfaite.
Conclusion :
Comme les précédentes, cette quatrième saison de Fargo est remarquable avec un casting toujours autant impressionnant, je ne peux que chaudement recommander cette série
C'est la série événement sur Netflix, sept épisodes d'une femme qui joue aux échecs pendant les années soixante. Un pitch assez improbable qui remporte pourtant du succès, voyons ensemble s'il est mérité ou non.
Date de diffusion Netflix : novembre 2020
Durée : 7 x 60min Genre : Drame Réalisation : Scott Frank, Allan Scott Casting : Anya Taylor-Joy, Thomas Brodie-Sangster, William Horberg, Frederik Schmid Nationalité : U.S.A.
Chaîne d'origine : Netflix
Synopsis :
Les années soixante, en pleine guerre froide, le parcours atypique de Beth Harmon, une jeune orpheline qui rêve de devenir grand maitre des échecs.
Critique :
The Queen's Gambit (non, je n'utiliserais pas le titre français, je le trouve immonde) est une série écrite et réalisée par Scott Frank. En tant que réalisateur, il n'a pas réalisé grand chose de vraiment notable mais en tant que scénariste on lui doit tout de même quelques pépites comme Logan ou Minority Report.
Et pour l'occasion, il faut admettre que tant au niveau scénaristique qu'au niveau de la réalisation, c'est un sans faute. A travers le milieu méconnu des échecs, le réalisateur filme la difficulté pour une jeune fille abandonnée de trouver sa place dans la société (on pourra même dire "dans un monde d'homme"). Malgré son intellect supérieur, l'héroïne devra se débattre avec toutes les difficultés posées sur son chemin, la dépendance à la drogue hérité de l'orphelinat, la pression sociale de son sexe, etc.
Visuellement, les images sont tout simplement superbes. Que ce soit le soin porté aux décors et aux costumes ou tout simplement à la mise en scène (la matérialisation redoutablement efficace des pensées de Beth sous la forme d'un échiquier géant), on en prend plein les yeux. A noter, que les affrontements ne sont pas du tout répétitifs, la mise en scène réussi à les distinguer tous les uns des autres en insistant sur les particularités de chacun. De plus, l'histoire est prétexte aux voyages ce qui est toujours une bonne occasion d'en mettre plein les yeux. Si je devais pinailler, je dirais tout de même que certains fond bleus se voient un peu trop lors de ces voyages mais c'est vraiment minime.
Niveau casting, on retiendra essentiellement Anya Taylor-Joy (Glass,Split, the witch,etc) dont la fragilité imprègne toute cette aventure mais pas autant que sa détermination. Une fois de plus, elle porte avec brio un personnage à fleur de peau mais à la résolution sans faille. Au niveau des acteurs connus, on notera également la présence de Thomas Brodie-Sangster (Games of thrones, Le labyrinthe,etc) dans un rôle de joueur assez original tenant plus de Crocodile Dundee que de Garry Kasparov.
Si l'on suit avec beaucoup d'intérêt l'évolution du personnage ce que je retiens également de la série au niveau scénaristique, ce sont les valeurs qu'elle défend. Valeurs féministes bien entendu avec cette illustration de la difficulté pour une femme d'exister dans un monde qui la renvoie toujours à son sexe, de tolérance ensuite avec des personnages comme Jolene ou Townes et de "collaboration" enfin car c'était le point le plus sensible en traitant d'un milieu qui semble si individualiste, et bien au contraire l'histoire prouve l'importance d'être bien entouré.
Voilà, je n'ai que du bien à dire de cette série, même le nombre d'épisodes est parfait, il n'y a pas de longueur et pourtant tout est dit. Je ne peux que vous recommander cette série très prenante et vraiment originale.
Conclusion:
Une histoire passionnante, remarquablement mise en scène et superbement interprétée. On ne peut que comprendre le succès de ce projet atypique.
Et voilà, j'ai finalement rattrapé mon retard et me voilà à jour de la diffusion Netflix, cette nouvelle saison tient-elle ses promesses et est-ce que j'ai hâte de voir la toute dernière en 2021 ? Voyons cela ensemble !
Diffusion sur Netflix : février 2020Durée : 10 x45min Genre : Comédie, Drame Réalisation : Vince Gilligan, Peter Gould Casting : Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito, Jonathan Banks
Synopsis:
Jimmy Mc Gill est enfin devenu Saul Goodman, il est temps que le magicien se mette à l'œuvre. Pendant ce temps, Kim supporte de moins en moins la vacuité de son travail et cherche à donner un sens à sa vie. Du côté des cartels, Mike ne tolère plus certains compromis et Nacho s'enlise toujours un peu plus dans ce milieu qu'il aimerait fuir.
Critique :
J'veux la suite !!!!!
Inutile d'entretenir un suspens bancale, la saison 5 de Better Call Saul est à la hauteur des précédentes, c'est un véritable petit bijou d'écriture, de réalisation et d'interprétation.
Les événements s'enchainent toujours avec logique grâce à des personnages bien écrit dont on adore suivre les aventures. Jimmy est enfin devenu Saul, il n'a pas encore son fameux bureau, ni ses relations appuyés avec les milieux interlopes mais tout prend forme petit à petit avec plus ou moins de résistance de notre héros.
Sa relation avec Kim se renforce également car elle ne semble pas décidé à rester confiné dans le rôle de
voix de la raison dans laquelle tout le monde la perçoit. Chuck et Howard en avaient déjà gentiment fait les frais mais la jeune femme ne compte pas s'arrêter là et son destin semble de plus en plus évident. Pour Nacho, la situation n'en finit pas de devenir inextricable, après s'être débarrassé de Tuco puis d'Hector il pensait être tranquille mais l'arrivée de Lalo n'a fait que lui enfoncer un peu plus la tête sous l'eau. Là encore, même s'il reste un peu d'espoir, le destin du personnage semble joué d'avance. Enfin, Mike s'affirme un peu, ce personnage qu'on connait surtout silencieux et servile se rebelle un peu face à sa condition, il perd son statu monolithique pour devenir plus humain et c'est une excellente choses.
Les pièces sont en place sur l'échiquier pour une ultime saison qui s'annonce explosive.
Nombreux passages marquants dans cette saison, on retiendra par exemple le lancement de la carrière de Saul en mode Magicien d'Oz et le trip qui s'ensuit pour les deux débiles, l'inoubliable périple dans le désert qui justifie les liens entre Mike et Saul mais surtout les coups de gueule de Kim qui s'affirment définitivement dans cette saison jusqu'a éclipser notre héros.
Le final de la saison est spectaculaire, l'avenir semble tout tracé mais le désir de voir tout cela prendre forme n'en reste pas moins fort.
Better Cal Saul est probablement le meilleur préquel que j'ai eu la chance de voir, il a su offrir plus que l'œuvre original, surprendre tout en restant fidèle et offrir rigoureusement la même chose tout en faisant différemment. Si la dernière saison est du même tonneau, la série deviendra pour moi une œuvre de référence à voir absolument pour les fans de Breaking Bad.
Conclusion :
Encore une saison fabuleuse, les choses deviennent de plus en plus concrètes pour une saison 6 qui promet d'être explosive.
Ultime saison de la série fantastique Allemande de Netflix, le bout du chemin est-il à la hauteur du voyage.
Date de diffusion : Juin 2020
Durée : 8 x 60min Genre : Drame, Science fiction, Thriller Réalisation : Baran bo Odar, Jantje Friese Casting : Louis Hofmann, Andreas Pietschmann, Maja Schöne Nationalité :Allemagne
Chaîne d'origine Netflix
Synopsis :
Est-ce que Eva pourra aider Jonas à sauver Martha et leur deux mondes, où les plans d'Adam sont-ils trop avancés pour faire cesser la fin de tout ?
Critique :
C'est une idée qui revient souvent avec les voyages dans le temps, le fait que chaque changement puisse créer une terre alternative. C'est également une idée très dangereuse qui ouvre la porte à tout et n'importe quoi et qui avait de quoi inquiéter malgré la sobriété des deux premières saisons. Heureusement, la série reste fidèle à elle même et cette histoire de terre paraléle est très encadré pour servir au mieux l'historie déjà en place sans partir dans le grand guignol. On se retrouve donc désormais à naviguer entre les époques et entre les mondes. Pour les époques, la colorimétrie et l'accessoirisation permettent de s'y retrouver comme dans les saisons précédentes et pour les changement de monde un effet de transition visuel permet de comprendre le passage. C'ets à la fois une bonne et une mauvaise idée car si ça permet de comprendre tut de suite qu'on change de monde, cela peut devenir très agaçant lorsqu'il y a beaucoup de changement successif.
En dehors de ça, la série reste fidèle à elle même, l'histoire se déroule jusqu’à une conclusion logique
que personne ne devait attendre même si les éléments étaient en place. Le dernier épisode pourra décevoir ceux qui s'attendaient encore à un show à l'américaine. Dark finit comme elle commence, dans l'intime. Cela pourra générer de la frustration mais c'est un choix audacieux qui rappelle que l'important c'est avant tout l'humain. Cette saison m'aura beaucoup fait penser à la formidable série Fringe (disponible sur Amazon Prime ) qui, bien que radicalement différente dans son ambiance avait pris une direction assez semblable sur la fin au désespoir de bien des fans.
Difficile de s'étaler plus longtemps, les qualités énuméré dans mes précédentes critiques sont toujours présentes. Je suis ravi d'avoir bingewatché la série car je doute qu'elle soit pleinement compréhensible en attendant un an entre chaque saison, il y a beaucoup trop d'information à retenir.
Dark fait à n'en pas douter partie des séries exceptionnelles produite par Netflix dans lesquels je compterais personnellement : The OA, Black Mirror, Dirk Gently, Sense 8.
Pour les amateurs de série sombre et humaine traitement de voyage dans le temps Dark et à n'en pas douter une série à voir absolument.
Conclusion :
Superbe conclusion, la série réussie à prendre une ampleur apocalyptique tout en restant dans l'humain, toutes les pièces du puzzle s’emboîtent pour offrir une conclusion satisfaisante même si elle pourra frustrer les accros aux voyages dans le temps.
Commentaire Spoiler :
Si j'ai bien suivi la logique de l'histoire en empêchant la mort du fils de Tannaus, Martha et Jonas empêchent la création de leurs mondes respectifs et "réparent" le monde source. Sauf que si j'ai tout suivit à la logique de la série, avec la théorie des mondes parallèles, ils ne font que créer un quatrième monde dans lequel "tout va bien". Une erreur qui n'en est pas forcément une puisque les théories temporelles ne viennent que des personnages, elles sont donc imparfaites et le réalisateur peut faire le choix de ne terminer l'histoire que sur le quatrième monde pour appuyer le fait que les personnages se sont quand même sacrifier pour donner vie à un monde meilleur.
La seule raison pour laquelle j'ai entendu parler de cette série c'est qu'elle est écrite, réalisée et jouée par Jason Segel et que je suis un grand fan de How i met your mother. Alors, que vaut cette nouvelle fiction au titre imprononçable et à l'affiche douteuse ? C'est ce que nous allons voir.
Diffusion sur Amazon : juillet 2020
Saison 1 : 10 x 42min
Genre : Drame
Réalisation : Jason Segel Casting : Jason Segel, André Benjamin, Eve Lindley Nationalité U.S.A. Chaîne d'origine AMC
Synopsis :
Quatre personnes que tout sépare vont se retrouver unies dans une mystérieuse aventure. Est-ce un jeu, une arnaque ou un complot ? L'issue de leur quête pourrait bien changer leur vie à tout jamais.
Critique :
Dispatches from Elsewhere est une fiction basée sur le documentaire de Spencer Mc Call : The institute en 2013 qui racontait l'histoire réelle du "Jejune institute" à San Francisco en 2008, un ARG (jeu en réalité alterné) de l'artiste Jeff Hull qui aurait duré 3 ans et fait participer près de 10 000 joueurs. La série utilise les mécanismes du jeu comme base de départ de l'histoire et construit sa propre mythologie autour. Je préfère être franc avec vous, ce n'est pas la peine de commencer cette série si la seule chose qui vous inspire concerne le mystère autour du Jejune institute. La série répondra aux interrogations mais ce n'est clairement pas le sujet principal de l'oeuvre.
Cette série est donc la première réalisation de Jason Segel, un acteur rendu célèbre par la série How i
met your mother mais qui a aussi tourné dans plusieurs films de Judd Appatow (je vous en parlais dans The King Of staten island ) et a écrit plusieurs scénarios (dont le très drôle Sans Sarah rien ne va). Si je prend le soin de préciser cela c'est que même si la sensibilité de Jason Segel est perceptible au travers de son personnage de Marshal, l'acteur est tout de même plus proche de la poésie d'un Apatow que de l'humour d'un How i met et c'est particulièrement perceptible dans Dispatches from Elsewhere.
Si je qualifie certains films de "cinéma indépendant" sur le blog, je pourrais clairement dire qu'il s'agit ici d'une "série indépendante". On pense à du Michel Gondry, du Wes Anderson, à des séries comme Maniac ou The OA (saison 2 en tout cas). Dispatches from Elsewhere revendique sa différence et tente de repousser les frontières. C'est clairement une série Meta, le narrateur s'adressera directement au spectateur et les mécanismes de l'écriture seront décryptés là où une série classique essaye plutôt de les rendre invisible. Et surtout, Dispatches from Elsewhere est une série poétique, qui n'hésite pas à prendre son temps pour nous permettre de nous attacher à ses personnages et son univers.
Au niveau de l'histoire, contre toute attente, on se retrouve avec quelque chose d'assez classique, Segel célèbre la vie et l'humanité. La série n'est pas toujours gai, on baigne dans une certaine mélancolie propre à ces personnages mal dans leur peau. On pourrait d'ailleurs dire que le propos de la série concerne la crise existentielle : qu'est-ce qui donne du sens à nos vies.
Visuellement, si c'est globalement classique, la série fourmille tout de même de petites idées de mise en scène (utilisation de dessins animés par exemple) qui donnent toute leur saveur à l'ensemble.
Niveau casting, on retrouve bien entendu Jason Segel dans un rôle quasi principal même s'il laisse
beaucoup de place aux autres personnages pour s'exprimer, la série se voulant plutôt chorale. Si les premiers épisodes peuvent laisser l'impression que l'acteur a choisit la simplicité avec un rôle de "Marshall dépressif", il n'en est rien et il se met vraiment à nu. L'autre excellente surprise du casting (oui, bon, ok, Jason Segel n'était pas une surprise) c'est Eve Lindley une actrice transgenre utilisée dans le rôle d'une jeune transgenre. Et la beauté et l'intelligence de ce personnage c'est de le traiter sans emphase, il pourrait tout a fait s'agir d'une femme comme une autre en proie avec sa peur de l'engagement. D'un point de vue social mais aussi par rapport au propos global, le choix de cette actrice est vraiment une bonne chose. Surtout c'est une fabuleuse actrice, très touchante et son couple avec Segel fait des étincelles. Ensuite, Sally Field (Maniac, Urgences, etc) offre son expérience dans un rôle très moderne de femme d'âge mur et André Benjamin (High-Life, Revolver, etc) dans celui plus complexe du personnage décalé et complotiste. Le quatuor est équilibré et on passe avec plaisir de l'un à l'autre chacun ayant ses propres traumas intéressants à suivre.
Dispatches from Elsewhere aura vraiment été pour moi une excellente surprise. Je peux tout a fait comprendre que tout le monde n'accroche pas car la série est finalement assez atypique et ne brosse pas le spectateur dans le sens du poil mais pour moi c'est une fiction importante d'un point de vue créatif et social. Plusieurs saisons sont prévus sur le principe de l'anthologie, j'imagine difficilement ce que ça pourra donner mais cette première saison pourrait tout à fait s'achever ici et vaut vraiment la peine d'être vue.
Conclusion :
Une série existentialiste rare, douce amère qui vous hantera pour longtemps. La saison 1 se suffit à elle même mais il y aura peut-être d'autres saisons sur le principe de l'anthologie.
Après un an d'attente, c'est le grand retour de la Umbrella Academy, laissez moi donc vous parler de cette adaptation de comics et le tout sans spoiler.
Saison 1 : 15 février 2019
Saison 2 : 31 juillet 2020
Durée : 2 saison de 10 x 60 min
Genre : Aventure, Fantastique, Drame, Humour
Réalisation : Steve Blackman
Casting :Ellen Page, Tom Hopper, Aidan Gallagher
Nationalité : U.S.A.
Chaîne d'origine Netflix
Synopsis :
Le 1er octobre 1989, à 21h38 aux quatre coins du monde, 43 enfants extraordinaires ont vue le jour. Sir Reginald Hardgreeves, génie et millionnaire excentrique adopta 7 de ces enfants. Lorsqu'on lui demanda pourquoi, il répondit simplement "pour sauver le monde".
Vingt-ans plus tard ce qu'il reste de ces 7 enfants se retrouve pour l'enterrement de leur "père", ils ignorent que l'apocalypse frappera dans huit jours et qu'ils sont malheureusement le dernier espoir de l'Humanité.
Critique :
Umbrella Academy est un comics créé en 2007 par Gérard Way (le chanteur du groupe My Chemical Romance) et Gabriel Ba (Daytripper, Casanova, etc) très indépendant le comics bénéficie d'un graphisme inventif et percutant mais surtout d'un scénario complètement loufoque. Deux facteurs qui expliquent que, si le comics n'avait pas rencontré le succès grand public, il avait su fédérer une vraie communauté de passionnés. Je faisais moi même partie de ces fans et j'avais beaucoup de mal à croire à la qualité de la série à venir tant le comics me semblait complexe à adapter.
Et contre toute attente, la saison 1 fut une vraie réussite.
Il faut dire que le créateur a de sérieuses références puisque ces dernières années il a travaillé sur Fargo, Legion ou Altered Carbon, trois séries que je recommande plus que chaudement. (il y a d'ailleurs beaucoup de point commun entre Legion et Umbrella Academy, Legion étant beaucoup moins accessible)
Le casting n'est pas non plus en reste puisque la série se paye Robert Sheehan (Mortal engines, etc) qui nous revient dans un rôle très (trop?) proche de celui qu'il incarnait dans l'excellente série Misfits et surtout la talentueuse Ellen Page (Inception, Juno, Hard Candy, etc) dans le rôle de Vanya, un personnage beaucoup plus développé dans la série que dans le comics. Pour donner la réplique à ces deux supers acteurs, le réalisateur a su constituer un casting moins connu mais tout aussi percutant avec Tom Hopper (Game of thrones, Black Sails, etc) en boyscout dépressif, David Castaneda (Sicario, Jane the virgin, etc) en rebelle hypersensible et Emmy Raver-Lampman ( Jane The virgin, etc) en grande sœur bad-ass. A noter surtout la prestation de Aidan Gallagher qui, a peine adolescent, porte le show sur ses épaules dans le rôle d'un super héros particulièrement aigri et cynique, un personnage qu'on prend énormément de plaisir à détester.
Niveau scénario, la série est bien moins délirante que le comics, le réalisateur s'est concentré sur le principal : une fratrie en crise et du fantastique servant à dynamiser leurs tensions. Si elle est moins marqué, on conserve tout de même une certaine folie qui donne une couleur très particulière à la série. Surtout, le média audiovisuel permet à Gérard Way d'exprimer pleinement son amour de la musique et de lui donner toute la place qu'elle mérite. La saison 1 comporte ainsi plusieurs séquences musicales vraiment réussie. Si on peut reprocher une certaine lenteur à la saison 1 qui se concentre sur les émotions des personnages, la saison 2 bénéficie d'un rythme plus enlevé sans pour autant sacrifier le développement des personnages. Que ce soit en saison 1 ou 2, Umbrella academy reste un drame familiale épicé de fin du monde, le niveau est équivalent même si la saison 2 va plus à l'essentielle et s'encombre moins des petites fioritures qui faisaient aussi l’intérêt de la saison 1 (les passages musicaux par exemple). Si la saison 1 prenait déjà quelques libertés par rapport au comics (notamment le traitement de Vanya) la saison 2 prend sa vie propre, elle utilise bien quelques éléments des comics (les origines de Hardgreeves) mais s'en affranchit totalement dans sa narration. Si cela peut s'avérer frustrant pour les puristes, c'est une méthode qu'on voit de plus en plus utilisée et qui permet de profiter des deux médias indépendamment. Cela permet également de couper court aux comparaisons, plus les différences sont nombreuses moins il devient pertinent de comparer. A l'heure actuelle le comics est toujours en cours, il et publié à un rythme qui ferait presque rougir les auteurs franco-belge et c'est son principal défaut.
Niveaux effets spéciaux, le niveau et là encore impressionnant, la matérialisation des pouvoirs est
spectaculaire et Pogo (un singe qui parle) est extrêmement réaliste.
Bref, vous l'aurez compris, je suis particulièrement enthousiaste en ce qui concerne cette série. Si je reste plus attaché au comics qui prend beaucoup plus de liberté dans la narration ou les délires, la série offre un autre regard sur cette famille dysfonctionnelle et leur univers. Dans le genre super héroïque (qui commence à être bien rempli ces dernières années) Umbrella academy fait sans nulle doute parti de ce qui se fait de mieux, c'est drôle, touchant et bourré d'action. Je recommande chaudement.
Série :
Comics :
Conclusion:
Un excellent comics et une excellente série, la série est plus grand public et s'attarde plus longuement sur les sentiments des personnages (notamment Vanya un peu sous exploité dans le comics) les deux valent vraiment le coup d’œil.
Vendredi 31 janvier était enfin diffusé la fin de Bojack Horseman, l'occasion de faire le point sur une série atypique et particulièrement marquante du catalogue Netflix.
Star du petit écran des années 90, Bojack Horseman est aujourd'hui en bout de course. Alcoolique, déprimé, il espère relancer sa carrière grâce en écrivant sa biographie mais n'y arrive pas malgré tout ses efforts. Son éditeur décide donc de lui proposer un ghostwriter, l'occasion pour l'acteur de réfléchir sur sa vie et de se remettre en question...ou pas.
Critique :
J'ai découvert Bojack Horseman en 2019 peu avant la diffusion de la saison 6. Cela faisait des années qu'un ami m'en parlait et je n'avais pas craqué au vu du retard à rattraper. Pourtant, une fois que j'ai eu accès au catalogue Netflix, la curiosité face à son enthousiasme fut la plus forte. Les premiers épisodes ne m'ont pas forcément convaincu, ce n'était pas très drôle et le personnage principal était assez désagréable. Pourtant, au fil des épisodes je me suis retrouvé littéralement happé par cette série que j'ai dévoré en quelques semaines.
Qu'est-ce que c'est que Bojack Horseman ?
Pas une comédie déjà. Pas un dessin animé pour enfant ensuite. Et surtout pas un divertissement.
Bojack c'est une satyre de notre société. A travers le prisme du showbizz et de ses dérives, les scénaristes dessinent une société malade qui engendre et se nourrit du malheur.
Mais sinon, c'est drôle, parfois.
Et surtout c'est touchant, souvent. Si le personnage de Bojack est un immonde manipulateur égoïste, c'est surtout un être humain fragile qui ne fait pas souffrir à dessein. Malgré tout son argent, c'est juste un pauvre type malheureux qui fait du mal par faiblesse. Et c'est une des forces de cette série que de réussir à nous attacher à Bojack sans pour autant minorer ses actions
Et Bojack n'est pas le seul personnage auquel on s'attachera car entre Diane, Princesse Caroline, Todd et Mr Peanutbutter, ce ne sont pas les personnages savoureux qui manquent. Tous sont plus complexes que le stéréotype qu'ils ont l'air d'incarner et tous sont émouvants à leur façons.
Pour les incarner on trouve une brochette d'acteur vraiment convaincant à commencer par Will Arnett (Arrested Development, La grande aventure Lego, etc) dont la voix profonde donne vie à Bojack, Alison Brie ( Glow, Community, Mad men, etc) touchante dans le rôle de Diane ou Aaron Paul (El camino/Breaking Bad, etc) hilarant dans le rôle de Todd (qui permet d'aborder des thématiques assez atypique comme l'asexualité) Niveau technique, rien à redire, les designs sont très réussit, l'animation de qualité et les ambiances soignées. L'utilisation du dessin animé pour cette histoire se justifie dans des épisodes moins réalistes, ou fiction et réalité se mélangent lorsqu'on pénètre l'esprit des personnages, ou dans l'épisode 304 entièrement sous l'eau, illustrant à merveille la dépression du personnage.
La série se termine donc après 6 saisons ce qui est à la fois peu (Les Simpsons en sont à 31 saisons) et beaucoup.
Soyons clair, ce n'est pas trop, la série n'a jamais baissé en qualité et a su tout du long mettre ses éléments en place pour conclure tous ses arcs narratifs de façons satisfaisantes (tous sauf un, un personnage est un peu oublié à la fin et c'est dommage). L'histoire va jusqu'au bout de ses thématiques sans épargner le personnage et en donnant matière à réfléchir sur notre société.
Je ne vous dirais pas si la série fini bien ou pas pour ne pas spoiler mais en tout cas elle reste cohérente avec le reste de la série. Personnellement, il m'aura manqué un petit quelque chose dans le dernier épisode pour vraiment emporter mon adhésion mais au vu de la qualité de tout le reste, je ne peux que vous encourager à vous plonger (oui, c'est un clin d’œil) dans cette série.
Nombreux épisodes vont vous bousculer, certains vous arracheront des larmes, Bojack est une série dont on ne revient pas indemne mais quo vous donnera à réfléchir sur notre société et sur vous même. Une série de référence.
Conclusion :
Une oeuvre magnifique et parfois très dure qui donne à réfléchir sur notre société et sur la complexité de l'être humain.