Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

mercredi 9 janvier 2019

Bienvenue à Marwen

Si je n'en avais pas entendu parler avant de voir sa bande annonce en salle, le nouveau Zemeckis semblait pourtant très prometteur.  J'ai eu l'occasion de le voir il y a peu, laissez moi donc vous en parler.





Date de sortie : 2 janvier 2019
Durée : 1h 56min
Réalisation : Robert Zemeckis
Casting : Steve Carell, Leslie Mann, Eiza Gonzalez
Genre : Drame
Nationalité : Américain

Synopsis :


L'histoire vraie de Mark Hogancamp, un artiste qui exorcise le traumatisme d'une agression qui l'a laissé pour mort au travers de composition photographique fantasque sur la seconde guerre.

Critique :

J'imagine qu'il est inutile de présenter Robert Zemeckis, un réalisateur de légende dont j'ai eu assez peu l'occasion de vous parler ici à l'exception de Flight et Forrest Gump. Il nous revient une fois de plus avec un projet original, tant dans la thématique que la réalisation. Pour l'histoire, il s'agit d'une presque biographie s'intéressant à un dessinateur devenu photographe suite à une agression qui l'a laissé lourdement handicapé. Le film ne se focalise pas sur l'agression, contrairement à ce qu'on pourrait croire, mais plutôt sur la façon dont on se reconstruit après ce type de traumatisme. Pour la forme, l'originalité réside dans le fait d'animer des poupées de types barbies en leur donnant des traits humain. Un esprit un peu Toy Story donc, mais beaucoup plus "réalistes" les poupées prenant vraiment figures humaines dans leurs expressions.
Comme souvent chez Zemeckis, il y a beaucoup d'humour dans ce film mais surtout beaucoup d'émotions. Le personnage de Mark surtout, est très touchant. Laissé handicapé par son agression il vit un peu en marge de la société mais peu compter sur quelques amis fidèles qui peuplent son univers. Il garde le moral malgré de nombreuses difficultés et offre beaucoup d'optimisme dans une histoire pourtant sombre.
D'un point de vue technique,c'est une fois de plus redoutable : les deux mondes s'imbriquent avec beaucoup de finesse tant scénaristiquement que visuellement et le réalisateur nous emporte dans une aventure humaine assez folle au travers des délires de Mark. La partie animation est assez cartoon voir pulp et tranche avec le quotidien un peu terne du héros.
Niveau casting, Steve Carell plutôt habitué aux rôles comique (même s'il y avait beaucoup de sensibilité dans son personnage de The Office) est parfait dans le rôle de Mark, d'autant qu'il bénéficie d'une double casquette en incarnant également Hoogie son double fantasmé. L'acteur excelle autant à rendre touchant Mark qu'a rendre séduisant Hoogie, c'est typiquement du rôle à oscar mais sans trop de pathos.
A noter que le film est un beau plaidoyer pour l'acceptation de la différence (puisque Mark s'est fait agresser pour la seule raison qu'il a avoué aimer porter des chaussures pour femmes) mais je serais également tenté de dire qu'il s'agit d'un film féministe car si le héros est un homme, c'est uniquement grace aux femmes qui l'entourent qu'il réussit à faire quelque chose de sa vie. On est très loin du modèle de héros masculin classique.
On notera également une jolie bande son de Alan Silvestri qui fait même un savoureux petit clin d’œil à l'une de ses précédentes oeuvres.
Seul petit bémol du film, une ambiance douce-amère et un rythme particulier qui peut perdre un peu le spectateur et le laisser sur cette crête déstabilisante où il ne sait pas trop ce qu'on veut lui raconter. Un défaut qui n'est pas suffisant pour gâcher la qualité globale du film mais qui pourra frustrer les spectateurs amateur de directions claires.
En bref, Zemeckis nous revient avec un très beau portait de l'humanité à l'image de Forest Gump. Le film n'aura probablement pas le même sucés mais mérite vraiment d'être vu d'autant que s'il n'est pas très gai ça n'en reste pas moins un bon film feel good.



Conclusion :

Un très beau film, inventif comme souvent avec Zemeckis

vendredi 4 janvier 2019

Unfriended : DARK WEB

Le choix du premier film de l'année, voilà une expérience unique et qu'on ne peut pas prendre à la légère. Un moment fatidique qui marquera de son empreinte tout le reste de l'année. Ou pas, du coup je suis allé voir un film random et il est temps d'en parler avec vous.





Date de sortie : 26 décembre 2018
Durée : 1h 28min
Réalisateur : Stephen Susco
Casting :  Kurt Carley, Colin Woodell, Betty Gabriel
Genres : Epouvante-horreur, Thriller
Nationalité : Américain

Synopsis:

Jeune homme sans historie, Mathias vient de s'accaparer un ordinateur qui ne lui appartient pas. Il ne se doute pas que son propriétaire fera tout pour le retrouver et que rien ne l’arrêtera...


Critique :

Si vous suivez ce blog, vous connaissez désormais ma technique du "quel est le film qui rentre dans le seul créneau horaire que j'ai" une technique qui m'a permis de découvrir de nombreux film et me pousse à critiquer unfriended : Dark Web aujourd'hui. Il y a trois ans maintenant je faisais la critique de Unfriended. Un film d'horreur qui ne m'avait pas entièrement convaincu même si j'avais apprécié sa forme.
Ce deuxième opus est réalisé par le scénariste Stephen Susco dont c'est la première réalisation. Et c'est un excellent choix car si la technique utilisé pour réaliser ce film ne nécessite pas de grands talents de réalisateur (la majorité des images simulant des webcams ou des caméra de surveillance) le film avait bien besoin d'un vrai scénariste pour palier aux défauts du premier. Ce nouveau Unfriended fait donc table rase du passé, on ne retrouve aucun élément de l'histoire du premier le seul point commun réside dans les artifices de réalisation. On se retrouve donc avec le meilleur des deux mondes, de bonnes idées de réalisation et un scénario qui tient la route. Le scénariste réussit également à palier un autre défaut du premier, les personnage sont beaucoup plus attachants et on se soucie bien plus de leur sort. Au niveau du casting, rien de particulier à signaler. Les acteurs sont bien choisis mais n'ont rien d'extraordinaire.
Visuellement, rien de bien fou, certains effets sont même franchement dégueulasse. Certes c'est cohérent avec l'histoire mais sur grand écran, ça pique un peu.
Dans l'ensemble ce nouveau unfriended se révèle vraiment supérieur au précédent. Il en conserve les qualités tout en réglant le principal défaut. Le film ressemble plus à un thriller qu'a un film d'horreur mais il s’apparente au slasher par certain aspect. Un bon film à sensations donc probablement annonciateur de nombreuses suites. Comme pour le premier, je recommande de regarder ce film sur votre ordinateur pour plus d'immersion, clairement ça n'a aucun intérêt sur grand écran.
Pour la note, 4 c'est surement un peu beaucoup mais je devais marquer le coup vis à vis du premier opus. Disons que ça vaut un bon 3,5.



Conclusion:

Probablement plus un thriller qu'un film d'horreur, ce unfriended 2 se révèle meilleur que son prédécesseur tout simplement parce qu'il garde la mécanique tout en ajoutant un scénario qui tient cette fois bien plus la route. A voir et sans voir le premier dont il est indépendant.

mardi 1 janvier 2019

Top 10 2018

Comme chaque début d'année je vous reviens avec le top 10 des films de l'année.

Pour 2018 il sera basé sur les 73 films que j'ai pu voir et le choix fut plus complexe que prévu
Si vous n'avez pas le temps de regarder la vidéo, je vous invite à aller voir le classement ci-dessous et sinon, c'est parti :



Disclaimer:
Je rappelle qu'un tel top n'a aucune vocation à être universel, c'est au contraire très personnel, vous ne pouvez pas être d'accord avec tout, mais ça vous permettra peut-être de donner une nouvelle chance à un film qui vous a échappé.

Bien entendu, n'hésitez pas à partagez vos propres top sur le blog ou sur la page facebook

Hors concours à regret : (et sans ordre précis)


Le grand jeu : 



The shape of water : 



L'ile aux chiens : 





Le classement :


10 ) Sans un bruit : 



9) L'homme qui tua don quichote :



8) Une pluie sans fin : 



7) Blakkklansman :



6) 3 billboard : 



5) The sisters brothers :



4) Mauvaises herbes : 



3) The house that jack built : 



2) Leto : 



1) Under the silver lake :