Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

lundi 31 décembre 2018

L'empereur de paris

Dernier critique de l'année ! Je suis assez content que ce soit un film Français et surtout un que j'attendais depuis longtemps. Car je l'attendais ce Vidocq ! Il faut dire que c'est un personnage que j'affectionne beaucoup (vous pouvez d'ailleurs le retrouver dans mon roman Carrousel Funeste), et qu'on ne voit que trop peu en image depuis la piteuse adaptation de Pitof. Les premières images étaient superbes, Jean-François Richet allait-il redorer le blason de ce personnage historique a plus d'un titre, c'est ce que nous allons voir.





Date de sortie :19 décembre 2018
Durée : 1h 50min
Réalisation : Jean-François Richet
Casting : Vincent Cassel, Freya Mavor, Denis Ménochet
Genres : Historique, Policier
Nationalité : Français

Synopsis:

Évadé de plusieurs prisons au point d'en devenir une légende, François Vidocq essaye de se faire oublier en reprenant une vie tranquille quand d'anciens compagnons de bagne décident de l'accuser d'un meurtre dont il est innocent. Pour éviter de devoir à nouveau fuir la justice, il propose ses services au chef de la sûreté pour démanteler la pègre parisienne.

Critique :

Je ne m'explique pas.
C'est un mystère.
Je ne comprend pas comment en 2018 des scénaristes expérimentés peuvent livrer une histoire aussi pauvre que celle-ci en partant d'un matériel aussi riche que l'histoire de Vidocq. C'est presque méritant de réussir à appauvrir à ce point quelque chose. Je veux dire on pourra difficilement faire plus prévisible et creux que l'empereur de Paris. On pourra difficilement rendre le personnage aussi insupportable (on croirait une adaptation de Calimero, il ne manque que la coquille sur la tête de Cassel) et l'entourer d'autant de seconds rôles aussi insipide qu'une liste de course. Avoir de belles références et redonner vie à l'histoire est une chose, mais encore faudrait il utiliser tout ce matériel pour en faire quelque chose d'intéressant. Et comment le réalisateur peut-il dédier ce film à sa mère, sa femme et sa fille en ne mettant que deux rôles féminins dans le film, tous deux aussi inutiles l'un que l'autre. Quelle difficulté y avait-il à faire de Annette autre chose qu'une victime ? Quelle difficulté à faire de la baronne autre chose qu'une potiche ? Ces personnages ne font absolument rien d'utile de tout le film, c'est quand même fou.
Mais pourquoi s'étonner alors que la caractérisation des personnages est faite avec la plus grande paresse, comme si c'était un défaut de rendre un personnage cohérent ou intéressant. Sur le papier ça vend du rêve : un ancien bagnard, une prostitué, un soldat et un truand. Si l'on en croit le personnage de Fouché (qui semble mieux renseigné que le scénariste) ils ont même des bords politique très différent qui aurait pu susciter des tensions, des dialogues, de l’intérêt mais c'était probablement trop complexe.
On pourra dire ce qu'on veut du Vidocq de Pitof, il avait au moins du panache. Le réalisateur avait prit des risques tant dans la narration que dans la réalisation. C'était le premier film tourné en HD avec un foisonnement d'idée qui donnant le vertige (et même envie de vomir parfois :D). Mais ici, tout semble venir d'un autre siècle, un film formaté à l'odeur de naphtaline, comme s'il ne fallait surtout pas brusquer le spectateur. Pensez donc le héros est un bagnard, c'est déjà suffisamment subversif.
Alors est-ce que tout est à jeter pour autant ?
Non ! Quand même pas ! Il faut admettre que les images sont superbes (même si la 3d m'a fait tiquer à plusieurs moment, notamment sur les plans du bateau au début et sur le plan d'ensemble final). La reconstitution de Paris est magnifique à l'image des costumes et le casting est également plutôt bien choisi.
Malheureusement, la direction d'acteur est catastrophique. Il n'y a guère que Luchini, pourtant coutumier du fait qui ne surjoue. Denis Lavant est aussi catastrophique dans le rôle de Maillard qu'il était incroyable dans celui de Marat dans un peuple et son roi. Olga Kurilenko qui s'avérait très juste dans son rôle de Dans la brume, s'avère ici juste ridicule dans celui de La baronne, à l'image de sa première scène qui se veut probablement sensuelle mais se révèle juste gênante. Quant à Cassel, il fait le job, il remplit bien la carrure du personnage et est plutôt juste dans son interprétation mais le personnage est tellement mal écrit qu'on peut difficilement l'apprécier. Son discours dans la prison, c'est tellement gênant pour tout le monde. Non, je ne pensais pas dire ça un jour mais Vidocq restera Depardieu pour moi.
Dernière qualité de ce film : la musique. Marco Beltrami (Sans un bruit, Logan, etc), que j'aime décidément toujours autant, nous livre ici une très belle partition pas toujours bien utilisé (j'ai entendu un enchaînement de musique très hasardeux dans la scène d'action finale).
En bref, l'empereur de paris ne marquera personne, c'est un ballon de baudruche, un projet prometteur qui s'effondre sous son propre poids et qui a tous les défauts des blockbusters américains sans en avoir les qualités (enfin, si les images et la musique)  il n'a même pas la "chance" d'échouer avec panache comme le Vidocq de Pitof en son temps, c'est juste un énième film passable et sans envergure. Quel gâchis.


Conclusion:

Les images sont aussi belles que le film est creux, quelle dommage pour un personnage aussi fort et une époque aussi riche.

La première affiche du film, celle qui m'avait donné de l'espoir: sobre, classe. Las le film est aussi vulgaire et décousu que l'affiche définitive.

Et je ne résiste pas à la tentation de vous remettre la bande annonce du Vidocq de Pitof qui avait autrement plus de péche.

lundi 24 décembre 2018

Spiderman : New-Generation

Bon, autant vous dire que je ne misais pas un kopec sur ce Spiderman. Si la blague du "je t'aime" de la bande annonce m'avait fait marrer je m'attendais un peu au pire, surtout en ces temps de surexploitation des comics. Mais bon, j'avais le temps et je voulais me faire mon avis, voyons donc ce que donne cette nouvelle spiderxploitation.




Date de sortie 12 décembre 2018
Durée : 1h 57min
Réalisation : Bob Persichetti, Peter Ramsey
Casting : Stéphane Bak, Camélia Jordana, Olivier Giroud
Genres : Animation, Action, Famille
Nationalité : Américain

Synopsis :

Mordu par une araignée de laboratoire, le jeune Miles Morales ne réalise pas encore qu'il va devoir se glisser dans la peau de spiderman et sauver le monde d'une menace extra-dimensionelle.

Critique :

C'est donc avec le moins d'a priori possible et sans la moindre information que je suis allé voir ce nouveau spiderfilm. Si je m'étais renseigné auparavant j'aurais pu découvrir que le scénario était écrit par Phil Lord, à qui l'on doit notamment l'hilarant et pas si con Lego : la grande aventure, et j'aurais mieux compris pourquoi je me bidonnais dès les premières minutes.
Car oui, ce nouveau Spiderman est vraiment très drôle, bourré de références (y a une référence a Banksy, bordel OO ) et accessible aussi bien aux petits qu'aux grands.
Au-delà de l'humour, le film se révèle également touchant par son utilisation des diverses dimension et la relation entre les personnages. L'histoire n'oublie pas que la personnalité de Spiderman repose sur un drame originel (la mort de l'oncle Ben) et on utilise ce pathos de diverses façons pour rendre tout ce petit monde très humain et vraiment attachant. Je signale également qu'on conserve vraiment l'essence du personnage, quelque chose que j'avais reproché à la dernière adaptation, Homecoming,  qui faisait de Spiderman un véritable irresponsable. (à l'encontre même de "un grand pouvoir donne de grandes responsabilités)
Si on retrouve le désormais célèbre Peter Parker dans l'histoire, celle-ci se concentre surtout sur Miles Morales et lui sert de backstory. Un nouveau personnage vraiment cool qui permet de remettre la figure de l'araignée au goût du jour. Petite déception, même si j'aime beaucoup la culture urbaine (le tag, le hip hop, etc) je trouve un peu cliché de la voir utilisé ici parce que le nouveau héros est noir(dans le comics ce n'était pas aussi présent). Si ça avait été une fille on aurait eu de la couture et les spice girls ? (ok, je pinaille peut-être mais c'est quand même un gros stéréotype qui ne fait pas beaucoup avancer les choses)
En parlant de fille, on notera l'utilisation de Gwen Stacy dans les personnages et elle est vraiment vraiment cool. J'ai vu des rumeurs d'un film centré sur elle et j'avoue que je serais curieux de voir ce que ça donnera. Son univers un peu rock donne franchement envie.
Sinon, visuellement le film est une grande réussite. Le traitement de l'image est vraiment intéressant avec son côté très bande dessiné (par l'utilisation de trame en texture), je regrette juste deux petits choix : le premier est un effet de flou de contour que je ne trouve pas toujours très heureux et le deuxième est un ajout de traits dessinés (sur l'arrête du nez par exemple) qui est parfois franchement laid. Sinon, les images sont de toutes beautés et on en prend plein les yeux. Le fait d'avoir réussi à mixer les esthétique singulières des Spidermen d'inspiration cartoon, manga et noir est également un beau tour de force.
Au niveau de la narration, là-encore il y a beaucoup d'effort puisque la construction du récit utilise bien les divers réalités alternatives. Certains effets de style qui auraient pu s'avérer répétitif sont au contraire brillamment utilisé et donne encore plus de cohérence à l'histoire et aux autres réalités.
J'ai vu le film en français, ça passait plutôt pas mal. Stephane Bak (Seuls, Elle, etc) est très bien dans le rôle principal, tout comme Camélia Jordana dans celui de Gwen. Toutefois j'aurais quand même préféré avoir Shameik Moore, que j'avais adoré dans Dope et dans The Get Down sans parler de Nicolas Cage dans le rôle du Spiderman noir.
Niveau adaptation, nous ne sommes pas vraiment fidèle au comics. On retrouve les points clefs comme la relation avec l'oncle de Miles, mais les origines sont différentes tout comme les passions du personnage. On ressent toutefois un véritable amour du média comics dans l'ensemble du film et ça fait du bien.
Vous l'aurez compris, je suis particulièrement emballé par ce dessin animé. Loin d'être un énième film Spiderman il bénéficie d'énormément de qualités et de vrais choix artistiques qui pourrait nuir à son accessibilité pour le grand public. C'est donc une excellente surprise, un film drôle et punchy avec de superbes images et une pure bande son. Bref, allez le voir pour un peu de peps de fin d'année.



Conclusion :

Une excellente surprise que ce nouveau Spiderman. Un film original, drôle, touchant et ultra punchy.

L'affiche alternative de Spider-man noir qui est quand même un personnage très cool


samedi 22 décembre 2018

Astérix et le secret de la potion magique

En attendant le film Kaamelott, Alexandre Astier nous sort un nouveau Astérix, je n'avais pas vraiment été convaincu par le premier opus, que donne ce petit nouveau ?





Date de sortie : 5 décembre 2018
Durée : 1h 25min
Réalisation : Louis Clichy, Alexandre Astier
Casting : Bernard Alane, Christian Clavier, Guillaume Briat
Genres : Animation, Famille
Nationalité : Français


Synopsis :

Suite à une chute d'arbre, Panoramix est convaincu de ne plus être digne d'être le druide du village. Il se met alors en quête de trouver un successeur à qui il pourra confier la recette de sa précieuse potion magique mais ce secret suscite bien des convoitises.

Critique :

Je n'avais pas été complètement séduit par le précédent Astérix. Il avait énormément de qualité mais quelque chose ne fonctionnait pas vraiment. Comme si la greffe de Kaamelot sur le plus célèbre des Gaulois ne prenait pas. Le premier film aura probablement manqué de maturation mais ce n'est pas le cas de ce second opus. Tirant profit de leur première expérience, les deux réalisateurs nous livre ici une oeuvre bien plus maîtrisée et plus adapté aux codes du genre dessin animé.
Que ce soit dans le rythme, dans l'humour visuel ou dans la démesure on sent que les deux réalisateurs ont gagné en expérience. Le film est nettement plus drôle et mieux construit.
Le personage féminin ajouté est plutôt cool et s’intègre à merveille dans l'histoire (même si tout cela est fort prévisible).
Au niveau du casting vocal, peu de surprise, on retrouve les habitués d'Astérix comme Christian Clavier, supportable pour une fois mais aussi de Kaamelott avec la famille Astier ou Serge Papagalli
Bonus, sans trahir l'esprit de la bd, le film réussit à remettre Astérix au goût du jour notamment dans un final explosif.
Pour conclure, je dirais que cet Astérix est une bonne surprise qui saura séduire autant les petits que les grands, mais surtout qui prouve que le gaulois réfractaire a encore de beaux jours devant lui.






Conclusion :

Meilleur que le précédent ce nouveau Astérix est un très bon divertissement pour petits et grands