Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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vendredi 11 juin 2021

Ragnarok saison 2

En 2020, j'avais craqué pour le charme norvégien de la série adolescente Ragnarok, la saison 2 est désormais en ligne, il est temps de voir si le niveau de la série s'améliore.



Diffusion sur netflix : 27 mai 2021
Durée : 45min x 6 pour la saison 2
Genre : Drame, Fantastique
Réalisateur : Emilie Lebech Kaae, Adam Price
Casting : David Stakston, Jonas Strand Gravli, Herman Tømmeraas

Nationalités : Norvégienne, Danoise

Synopsis:

Maintenant que Vidar à découvert que Magne est la réincarnation de Thor, l'adolescent va devoir redoubler de prudence mais surtout trouver des alliés s'il veut réussir à remporter la bataille qui l'attend.


Critique :


S'il est une chose que je ne pourrais pas reprocher à Ragnarok, c'est son manque de constance. En effet, la saison 2 est dans la droite lignée de la première et on y trouvera autant les qualités que les défauts.

On retrouve donc le charme des petites villes Norvégienne, le message écologique et anticapitaliste très apppuyé, le personnage de Laurits toujours aussi cool et la bande son trippante ( il y a une reprise de where is my mind que je trouve vraiment cool). Pourtant, la série reste très courte, peine à se développer et n'a pas beaucoup d'originalité.

C'est probablement le plus gros soucis de la série, nous sommes en terrain très/trop connu et même s'il y a quelques surprises (la maladie de Laurits est une super idée) il y a surtout beaucoup de déjà vu. Pire, alors que nous sommes dans une saison 2, le moment idéal pour commencer à prendre de la hauteur et prouver que la série peut développer un univers plus riche, l'histoire continue de fonctionner en circuit clos et on peine à imaginer qu'elle puisse dépasser la saison 3 tant il y a peu de choses à raconter.

Une chose intéressante à noter tout de même, je ne sais pas encore où cela mènera mais je salue le

manque de manichéisme de l'histoire. Ainsi les dieux qui soutiennent Magne sont très loin d'être des anges et pourraient ne rien avoir à envier aux géants. Peut-être une piste concernant le titre de la série, le Ragnarok c'est avant tout la mort des dieux. La guerre fratricide entre Dieu et Géants a l'intérêt de libérer l'humanité de leur influence et si la série prônait le libre arbitre ?

Niveau casting, c'est toujours aussi réussi, les nouveaux personnages sont intéressant et varié. Les anciens continuent à être plaisant à suivre, j'ai pour ma part beaucoup d'affection pour Laurits et Saxa, des personnages riche et passionnant, au contraire, je sature un peu de la niaiserie de Magne et de la fausse coolitude de Fjor.

Voilà, je ne m'étalerais pas plus longtemps faute de temps mais si vous avez apprécié la saison 1, je vous recommande de regarder également la saison 2, d'autant que 6 épisodes, ça passe très vite. Et si vous ne connaissez pas, sauf a vouloir absolument voir une série Norvegienne sur les dieu Asgardien, et même si j'apprécie le fond et la modernité de la réalisation (pas de sexisme, de la diversité, un message politique fort, etc) l y a probablement mieux à regarder d'un point de vue purement narratif.

Conclusion :

Si vous avez aimé la première saison, ce serait dommage de vous priver.

lundi 7 juin 2021

Mandibules

Cela me taraudait depuis le 19 mai et, enfin, j'ai réussi à aller au cinéma. Pour l'occasion, il fallait que je marque le coup, le film n'a pas été choisit au hasard, j'étais garanti d'avoir la salle pour moi tout seul.


Date de sortie : 19 mai 2021
Durée : 1h17min
Genre : humour, fantastique
Réalisation : Quentin Dupieux
Casting : Grégoire Ludig, David Marsais, Adèle Exarchopoulos

Nationalités : France

Synopsis :

Deux loosers mettent accidentellement la main sur une mouche géante, ils espèrent devenir milliardaire en la dressant à cambrioler des banques.

Critique :


Quentin Dupieux, c'est un réalisateur que j'affectionne tout particulièrement et dont je vous ai déjà parlé à maintes reprises Le daim, Au poste, Réalité, Wrong Cops, Wrong, j'apprécie tout particulièrement son ton décalé et sa faculté à prendre des risques (Rubber c'était quand même l'histoire d'un pneu qui tue). Il retrouve ici Grégoire Ludig, déja vu dans Au poste mais cette fois accompagné de son comparse David Marsais, l'autre tète du Palma show dont je vous ai déjà parlé pour La folle histoire de Max et Léon. 

Le pitch est aussi décalé qu'on peut l'attendre d'un film de Dupieux, et pourtant, l'ensemble est étrangement plus convenu qu'on pourrait le croire. Sorti de l'élément fantastique, l'histoire ne dénote pas beaucoup de ce qu'on aurait pu trouver ailleurs. Il s'agit pour l'essentiel de l'histoire de deux amis complétement inadapté à notre société et qui tentent d'y trouver leur place.

Niveau casting, si j'apprécie énormément le Palma show je ne saurais pas dire s'ils étaient le meilleur

choix pour le rôle. Le fait qu'ils se retrouvent cantonné à incarner des personnages proches de ceux qu'ils font dans leurs émissions fait que l'on se retrouve quasiment devant un sketch d'une heure. J'ai le sentiment que le décalage avec l'élément fantastique (la mouche) aurait mieux fonctionné si les personnages avaient semblé plus réaliste et n'étaient pas aussi gaguesque. A leur côté on retrouve Adèle Exarchopoulos (un peuple et son roi, les combattants, etc) qui s'était déjà illustré aux côtés de Dupieux dans Le Daim. Elle est ici encore particulièrement marquante dans ce rôle d'handicapée vocale (le film se moque un peu gentiment de ce handicap qui n'existe pas, le personnage n'est pas diminué, juste augmenté vocalement).

Le film pourra déstabiliser par son rythme, le réalisateur prend son temps pour illustrer la vacuité de ses personnages et on se retrouve presque devant un film contemplatif avec de long plan silencieux. Plus long, le film aurait surement paru beaucoup trop long. De plus, on ne se trouve pas non plus devant de la comédie lourdingue très appuyé, on rit souvent du décalage des situations et de l'étrangeté de l'ensemble. Il ne faudra donc pas compter sur les gags pour rythmer l'ensemble. La patte de Dupieux est très sensible mais il s'agit plutôt d'un Dupieux light, une version plus accessible et grand public. On perd une certaine folie et ce petit plus qui à mon sens fait la vraie force de ce réalisateur.

A noter, niveau effets spéciaux, la mouche est vraiment superbe, elle s'intègre totalement dans l'histoire de façon crédible et c'est un vrai plus.

Niveau musique, ce n'est pas pour une fois pas Dupieux qui s'est chargé de la bande son, exit son electro pour des mélodies plus douces signés du très bon groupe Pop Métronomy, le thème du film est vraiment apaisant et idéal en cette période.

Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment devant ce film, c'était une petite virgule douce et ensoleillé dans un monde devenu un peu sombre et triste. Pourtant le film ne va pas beaucoup plus loin que sa proposition de départ et je trouve ça un peu frustrant. Un film sympathique donc mais vraiment pas le meilleur Dupieux



Conclusion :

Une sympathique comédie mais pas vraiment son meilleur film et carrément pas inoubliable

vendredi 4 juin 2021

Solar Opposites (saison 1 et 2)

On a bien besoin d'un peu de fun en ce moment, j'avais donc envie de faire le point sur le "Rick et Morty" made in Disney.




Date de diffusion :  a partir de février 2021
Durée : saison 1 : 8 x 25 min / Saison 2 : 8 x 22 min
Genre : Animation, science fiction, humour
Création : Mike McMahan, Justin Roiland
Casting vocal : Justin Roiland, Thomas Middleditch, Sean Giambrone

Nationalités : USA

Synopsis:

Une famille d'alien tente de s'intégrer sur terre en attendant de pouvoir faire revivre leur espèce / Des humains miniaturisés par les aliens survivent dans un vivarium au sein d'une société qu'ils ont recréé de toutes pièces.

Critique :


Solar opposites est la nouvelle série de Justin Roiland l'un des créateurs de la cultissime série Rick et Morty. La filiation est évidente, on y retrouve les mêmes outrances, les même graphismes, la vulgarité, la violence et un certain nihilisme. D'ailleurs, Justin Roiland qui incarne habituellement Rick (un scientifique revêche) incarne ici Korvo (un scientifique revêche). Malheureusement, c'est ici que s'arrête la comparaison entre les deux séries tant il semble évident que c'est Dan Harmon (Community, etc) qui insufflait le génie. Là où Rick et Morty bouscule le spectateur, le pousse dans les recoins sombre de l'âme et le force à réfléchir au travers des concepts tous plus extravagants les uns que les autres, Solar Opposite n'est qu'un gros défouloir vide de sens. La série ressemble en tout point à une contrefaçon réalisée par quelqu'un qui n'aurait rien compris. On sent l'odeur, ça y ressemble, ça sonne pareil et pourtant le goût en bouche est totalement quelconque. On se retrouve avec une comédie banale qui loucherait vers American Dad mais là encore sans réussir à l'égaler.

La seule chose qui sauve la série à mes yeux c'est sa construction bancale. En effet, entre deux épisodes

totalement creux sur les Solar Opposites se glisse un épisode du "mur". Cette série dans la série est en fait tout ce qui fait l'intérêt de Solar opposites. Yumyulak, l'un des enfants Alien, a l'habitude de rétrécir les humains qu'ils n'aiment pas pour les stocker dans un vivarium. Ceux-ci essayent d'y survivre tant bien que mal et s'organisent progressivement. Au fil des épisodes l'on verra ainsi se construire cette micro société autour de nouveaux cultes et ses citoyens survivre tant bien que mal au fil des divers régimes politiques. Honnêtement, ce sont ces épisodes qui sauvent la série car ils sont les seuls à avoir de l'intérêt. Voici d'ailleurs leur liste pour vous évitez d'avoir à supporter les autres : saison 1 : 1 (juste la fin), 2 (juste la fin), 3, 5,7 saison 2 :  2, 4, 6, 7.

J'avoue que je ne comprend pas cette série, le sujet officiel n'est qu'un mauvais plagiat et s'y trouve sans raison une autre série qui n'a rien à voir avec l'original. On peut y voir un choix osé, ou un désastreux accident de production, au vu du peu de maitrise de l'arc principal je pencherais sur le deuxième choix. Si je peux recommander de visionner l'arc du mur car l'intrigue est efficace en plus d'être drôle, je ne peux que vous enjoindre à fuir les autres épisodes tant ils sont rébarbatifs.

L'intrigue principale :


Le mur :
 


Conclusion :

Une série bancale qui n'arrive pas à la cheville de Rick et Morty et qui vaut surtout pour son arc narratif du mur.