Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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vendredi 8 novembre 2019

Stephen king's Doctor sleep

Et bim une énième adaptation de Stephen King, ça manquait. Mais cette fois il ne s'agit pas de n'importe quelle adaptation puisqu'il s'agit de Doctor Sleep la suite de Shining. Et le réalisateur ambitionne d'être à la fois fidèle au livre et au film, voyons donc ce qu'il en est.





Date de sortie : 30 octobre 2019
Durée : 2h 32min
Réalisation : Mike Flanagan
Casting : Ewan McGregor, Rebecca Ferguson, Kyliegh Curran
Genres : Thriller, Fantastique
Nationalité : Américain

Synopsis :

Toujours traumatisé par les événements de l'overlook Hotel, Danny Torrance essaye de se reconstruire en se faisant discret et sans utiliser son shining. Mais le Ka n'en a pas fini avec lui et il se retrouve sur le chemin d'une bande d'assassins se nourrissant des possesseurs du shining.

Critique :

Faut-il présenter Shining, un film d'horreur de référence réalisé par Stanley Kubrick sur un roman de Stephen King qu'il a interprété à sa sauce. A noter que l'écrivain a toujours détesté la vision de Kubrick, j'ai vu suffisamment d'adaptation pourries de Stephen King soutenus par l'écrivain pour savoir que quoi qu'il ai fait, Kubrick a eu raison.
Ici, Mike Flanagan devenu célèbre pour la série The Haunting of Hill House (bonne série mais clairement surcoté) essaye de nous raconter la suite de Shining le roman en s'inspirant de Shining le film. Je ne pourrais pas parler du roman puisque je ne le connais pas mais je suis un grand fan de la tour sombre et je reconnais dans ce film de nombreux éléments de l'univers de Stephen King, à commencer par "le shinning" qui dans l'univers de King est l'équivalent de "la force" ou du "gêne X", c'est à dire l'élément qui donne des pouvoirs aux personnages. Et clairement, contrairement à Shining, nous ne sommes pas ici devant un film d'horreur mais plutôt devant un film à la X-men. On suivra des gens à pouvoirs qui essayent d'avoir une vie normale tandis que d'autres veulent les combattre.
Scénaristiquement, ça se tient plutôt bien même s'il y a de grosses longueurs. Comme souvent chez Stephen King, au point que ça en soi devenu une blague dans le dernier ça, la fin est discutable mais globalement l'histoire se tient et on prend plaisir à voir Danny lutter contre ses démons et réussir à aller de l'avant.
Niveau casting Ewan Mc-Gregor ( Trainspotting 2, perfect sense, etc) est parfait comme d'habitude mais c'est avec Rebecca Ferguson,( Life, etc) dans le rôle de la grande méchante, qu'on aura le plus de surprise et surtout la jeune Kyliegh Curran dont le personnage est franchement cool. Rien a redire sur les personnages et leurs interprètes c'est une des forces du film (exception faite de ce que je vous raconte en spoil plus bas).
Niveau réalisation, les images sont superbes, les ambiances magnifiques, toutefois je trouve les hommages à Shinning beaucoup trop appuyés (il reprend quand même toute l'intro de shinning entre autre). Le réalisateur aurait surement gagné à s'affranchir plus de l'oeuvre des deux maîtres, car j'ai senti tout du long des éléments en trop qui ont géné mon expérience. Adapter une oeuvre demande des choix complexes (qui font souvent hurler les fans inconscient de cette difficulté) et j'ai l'impression qu'un manque de choix à donné vie à cet hybride difforme à la limite du fanfilm.
Dans l'ensemble le film est assez réussi, il m'a même donnée envie de lire le livre mais clairement il y a des longueurs et des lourdeurs. Je ne le recommanderais surement pas au fan du film Shinning car il n'y a aucune comparaison possible, mais plutôt aux fans des X-men, ça sera toujours mieux que Dark Phoenix :D




Conclusion :

Bien qu'il s'agisse de la suite, on est très loin de Shining, ce n'est pas désagréable à regarder mais un peu long et pas subtile.



Donc, l'histoire reposant autour du fait que Danny va devoir retourner à l'overlook Hotel et vu que le personnage voit les fantômes, on suppose assez vite que la rencontre entre le père mort et son fils est inévitable. Le réalisateur laisse d'ailleurs planer le mystère sur cette rencontre jusqu'au bout, créant une tension qui retombe comme un gros soufflet au caca lorsqu'on réalise que le père est joué par un "sosie" tout naze. Alors certes, je peux accepter qu'ils n'aient pas pu avoir Nicholson, qu'il aurait été trop compliqué de le rajeunir, blabla, mais ce que je ne pardonne pas c'est cette erreur catastrophique de réalisation. Le film commence avec beaucoup trop de flashback histoire que les gens qui ne connaissent pas shining puissent suivre, c'était l'occasion idéale pour montrer ce faux Jack Nicholson et désamorcer toute tension. Le spectateur aurait attendu Jack Torrance et non Jack Nicholson. Mais cette tension totalement exagéré pour un événement totalement prévisible fait espérer la présence du grand Jack et fait perdre toute crédibilité à la scène lorsque le sosie tout naze apparaît. Bref, une erreur de mise en scène/réalisation qui m'a ruiné toute la fin du film.

lundi 4 novembre 2019

Retour a Zombieland

En 2009, un temps où ce blog n'était pas même une idée dans mon crâne de jeune intermittent du spectacle, je découvrais l'excellent Bienvenue à Zombieland, hommage hilarant aux films de zombies dans la lignée de Shaun of the Dead mais sauce barbecue. 10 ans plus tard, zombieland est de retour. Pour le pire ou le meilleur ? C'est ce que nous allons voir.





Date de sortie : 30 octobre 2019
Durée : 1h 39min
Réalisation :  Ruben Fleischer
Casting :  Woody Harrelson, Jesse Eisenberg, Emma Stone
Genres : Comédie, Epouvante-horreur, Action
Nationalité : Américain

Synopsis :

Les années passent et les zombies restent. La petite famille de Tallahassee, Columbus, Wichita, et Little Rock coule des jours paisibles mais la solitude et l'enfermement commencent à peser sur le groupe et provoquent le départ de Little Rock. Une fuite qui arrive au pire moment car les zombies ont évolués et sont plus dangereux que jamais.

Critique :

Y avait-il besoin de faire une suite à Zombieland ? Non pas vraiment, le film se suffisait à lui même mais les suites, remakes, reboots et consorts étant désormais l'apanage du cinéma il était assez logique de voir refleurir une licence qui avait marqué les esprits. Et puis il y avait encore beaucoup à raconter car le groupe de héros est assez hétéroclite. Si Columbus et Wichita pouvaient tout à fait vivre d'amour et d'eau fraîche, qu'en est-il de Tallahassee et Little Rock ? Sont-ils condamnés à vivre seuls et amers ?
C'est donc l'axe qui sera choisit pour ce film : Survivre, c'est bien, vivre, c'est mieux.
Voilà donc nos héros à nouveau sur la route et découvrant comment le monde continue d'évoluer. Ce n'est pas un spoiler de dire qu'ils croiseront d'autres survivants notamment l'hilarant duo formé par Thomas Middledich (de l'excellente série Silicon Valley) et Luke Wilson (Idiocracy, etc). Car une fois de plus, c'est le casting qui fait beaucoup pour le film, c'est un régal de voir s'opposer le cynisme de Woody Harrelson (La planète des singes Suprématie, Les brasiers de la colère, etc) à l'optimisme de Jesse Eisenberg (Insaisissable 2, Night Moves, etc). Les deux personnages sont très drôle tout comme l'improbable duo formé par Emma Stone (La la land, Birdman, etc) et Zoey Deutch, la première est aussi sinistrement négative que la seconde est insupportablement positive. Le personnage de Madison est d'ailleurs un excellent ajout, il apporte ce petit plus de folie et de légèreté qui permet au film de rester tout du long sur le fil de la comédie. Tous les personnages sont attachants et évolue loin d'être des stéréotypes monolithiques, Madison, par exemple, n'est jamais plus drôle que lorsqu'elle quitte sa légèreté de façade.
Bref on s'amuse beaucoup devant les aventures de cette improbable bande de survivants.
Niveau action, la barre est une fois de plus très haute. Si le générique de début m'a un peu gonflé avec son ralenti qui n'en finit jamais, le reste est parfaitement maîtrisé jusqu’à  un apocalypse final où le réalisateur réussit à faire encore plus impressionnant que la scéne de la fête foraine du premier opus.
S'il fallait faire une suite à Zombieland c'était assurément celle là, un film drôle, malin et pas prise de tête. On prend plaisir à retrouver tous les personnages (sauf peut-être Little rock qui aurait mérité un peu plus de développement) et à se replonger dans cet univers et ses règles (les homers, brillante idée).
Vous l'aurez compris, je ne peux que recommander ce film, il ne révolutionne pas le cinéma mais c'est un divertissement de qualité.
Bonus, ne ratez pas le générique de fin, il se constitue d'un aparté vraiment cool.



Conclusion :

Une bonne suite, le casting fonctionne toujours aussi bien, les ajouts sont savoureux et on s'amuse beaucoup, ce serait dommage de bouder son plaisir.



Tallahassee président, tout est dit

vendredi 1 novembre 2019

El Camino

Retour aux films Netflix avec El Camino la séquelle très attendue de l'excellente série Breaking Bad.






Date de sortie : 11 octobre 2019 sur Netflix
Durée : 2h 02min
Réalisation : Vince Gilligan
Casing : Aaron Paul, Jesse Plemons, Robert Foster
Genres : Thriller, Drame
Nationalité : Américain

Synopsis :

Jesse à réussi à fuir grâce à Walt mais que va-t-il pouvoir devenir maintenant que toute la police est à ses trousses?

Critique :

Je ne pense pas exagérer beaucoup en disant que Breaking Bad fait partie des séries de références et qu'elle a bousculée le paysage audiovisuelle lorsqu'elle est sortie. La fin de la série avait beaucoup marquée ses nombreux fans (dont je faisais partie, ne nous leurrons pas) et six ans plus tard c'est avec un mélange d'impatience et de crainte qu'ils attendaient cette suite des aventures de Walt Whitman.
Assez intelligemment, le film se centre sur Jesse et non Walt, un choix logique mais qui permet aussi un autre regard sur la série. Bien entendu le choix pourra en décevoir certains, mais les deux personnages avaient de l'importance dans la série et il serait dommage de s’arrêter à ce détail.
Niveau réalisation, rien à redire, on retrouve les ambiances oppressantes de la série qu'elle soit de jour ou de nuit. Niveau construction, je ne suis pas forcément fan de l'intégration des flashbacks même si ce sont eux qui permettent le plus de fans services tout en révélant ce qui est arrivé à Jesse sans qu'il ait besoin de leur dire (bref plus d'images et moins de texte, ça semble un bon choix pour un film)
Au niveau du casting, on se concentre essentiellement sur Jesse (Aaron Paul) mais on aura plaisir à revoir plusieurs têtes connues essentiellement dans des flash backs. A noter mais ça ne concernera surement qu'une minorité de personne accro a l’excellente série Bowjack Horsman. J'ai eu beaucoup de mal à ne pas penser à Todd en entendant parler Jesse, du coup ça casse pas mal le côté dramatique. Bref mieux vaut voir El Camino avant Bojack (mais il faut voir Bojack, regardez Bojack !)
Si la série se suffisait totalement à elle même, El Camino apparaît comme une sympathique piqûre de rappel. Tout est fait avec soin pour que les fans retrouvent leur plaisir initial et prolonge l'expérience. Par extension, le film n'a qu'un intérêt modéré si vous ne connaissez pas Breaking Bad, il y a clairement des milliards d'autres films à regarder avant El Camino, si vous n'avez pas vu Breaking Bad. En Fait il vaut mieux regarder Breaking Bad, si vous n'avez pas vu Breaking Bad.



Conclusion :

Fin alternative de Breaking Bad, El Camino permet de déterminer ce que deviendra Jesse maintenant qu'il est libéré de Walt. Si le film n'a pas la force de la série, il n'en a pas moins beaucoup de qualités, les fans apprécieront avec nostalgie. Le film n'a a mon sens aucun intérêt si l'on ne connait pas Breaking Bad.