Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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lundi 12 juillet 2021

Fear Street part 2 : 1978

On poursuit la découverte de la trilogie Fear Street avec ce deuxième opus sortie vendredi. Est-ce que l'univers s'enrichit comme on pouvait l'attendre ? C'est ce que nous allons voir ! 




Date de diffusion :  9 juillet 2021
Durée :  1h49
Genre : Slasher, teenmoovie
Réalisation : Leigh Janiak 
Casting : Sadie Sink, Emily Rudd, Ryan Simpkins

Nationalités : USA


Synopsis :

C.Berman est la seule personne à avoir survécu à la sorcière, c'était en 1978 lors d'un camp d'été. Est-ce que ses secrets permettront enfin de vaincre la malédiction ?

Critique :


A peine une semaine plus tard, voici venir le deuxième opus de Fear Street. Si vous avez lu la chronique précédente, vous le savez, indépendamment de mes réticences sur la qualité globale du projet c'est la façon dont l'univers s'étofferait qui m'intriguait. 
En effet, faire évoluer une intrigue dans le sens inverse de la chronologie demande beaucoup de talent d'écriture et le premier film ne s'illustrait pas particulièrement sur ce point. 
Sans surprise, ce deuxième film s'en sort donc avec un artifice des plus simples. L'histoire commence directement à la suite du premier film avant de nous plonger dans un long flashback. On notera d'ailleurs que le film prend tellement ses spectateurs pour des crétins qu'il sent le besoin de faire dire à l'un de ses personnages "Ah, mais en fait Ziggy c'était vous" comme s'il pouvait y avoir le moindre doute là-dessus. Le fait même de changer le nom de C.Berman pour laisser planer ce doute est insultant tant le mécanisme est forcé. Il y a quasiment une pancarte lumineuse au-dessus du personnage disant "bonjour, on m'appelle Ziggy mais mon vrai nom c'est C. Berman"

Bref, le scénario ne sera pas cette fois non plus le point fort du film, pas plus que l'originalité, on se

retrouve devant le poncif du slasher dans un camp de vacance, à l'image de Nobody Sleep in the wood tonight dont je vous parlais il y a peu, et des hommages aux classiques du genre. (vendredi 13 et tout ses clones) A noter que ce deuxième film confirme l'aspect féministe de l'histoire, on suit cette fois encore des personnages féminin forts et variés. Un choix intelligent quand on sait qu'on parle d'une histoire de sorcière et qu'on connait la symbolique que ça implique au niveau du féminisme. Je garde d'ailleurs toujours espoir que le fond du film soit moins basique qu'il n'y parait et, par exemple, que la sorcière et Shadyside soient des victimes de Sunnyvale. Le film continue d'ailleurs d'insister sur l'inégalité entre les deux villes : les habitants de l'une ayant autant de réussites que les habitants de l'autre ont d'échecs.

Niveau réalisation, rien d'extraordinaire non plus, les images sont jolies mais il n'y a pas d'originalité ni de prises de risques. Les meurtres à la hache sont en cela vraiment raté, il n'y a globalement rien à voir, comme s'il ne fallait surtout pas faire peur ou choquer, dommage pour un film d'horreur.

Pour le casting, cette fois le film s'appuie sur Sadie Sink, (stranger things, eli, etc), une habituée du genre qui remplit bien son rôle et qu'on prend plaisir à suivre. A ses côtés Emily Rudd, Ryan Simpkins incarne deux faces de Shadyside, ceux qui essayent de s'en sortir au point de se mentir à eux même et ceux qui ont accepté la fatalité au point de s'autodétruire. Même si les deux aspects sont intéressant, j'avoue avoir été saoulé par le deuxiéme porté par une Ryan Simpkins bad-ass mais un peu usante.

Au niveau des rôles masculin, on découvrira Ted Sutherland dans le rôle du shérif adolescent, l'occasion d'en apprendre plus sur ce personnage qui semble clef dans l'histoire.

Un deuxième film à la hauteur du premier, toujours rien d'exceptionnel, on reste au niveau des productions Netflix et de ces œuvres formatés pour plaire au plus grand nombre. je n'ai une fois de plus pas passé un mauvais moment mais j'aurais probablement déjà oublié ce film au moment de publier cette critique.

Conclusion :

Dans la droite lignée du précédent, un film plutôt bien foutu mais pas très original et trop grand public. L'univers continue de se développer mais seul le troisième opus nous dira si l'histoire repose sur du vent ou si elle a un intéret..

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