Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

samedi 1 mai 2021

Carrousel Funeste Everywhere

 Si vous suivez ce blog, vous devez déjà connaitre Carrousel Funeste mais ce n'est pas une raison pour que je ne vous tienne pas informé :D

Donc, Carrousel Funeste c'est une trilogie sur laquelle je travaille depuis 20 ans. Après plusieurs péripéties dans le monde de l'édition j'ai décidé de tout gérer seul pour cette œuvre qui me tient particulièrement à cœur et c'est ainsi, après deux crowdfunding réussis, que le premier tome se trouve désormais à la vente sur Amazon. Le tome 2 sortira fin mai et le troisième et dernier fin juin, de quoi vous occuper pendant les vacances. 


Pourquoi Amazon :

Soyons clair, il m’en coute beaucoup de me faire publier par cette plateforme car je désapprouve le traitement de ses employés et son impact sur notre société. Malheureusement, le monde de l’édition est loin d’être un pays enchanteur et Amazon offre une alternative vraiment appréciable (il y a des alternatives comme Lulu, mais qui connait Lulu? le public est donc très limité). Là où, chez un éditeur traditionnel, il aurait fallu que j’attende pendant un an une réponse positive (pour la négative, ils ne répondent même pas), que je signe un contrat qui me donnerait au mieux 15% du revenu des ventes, que je fasse des concessions sur le contenu et sur la couverture et que je subisse potentiellement les pressions d’un dirigeant bouffi d’orgueil (je vous invite à suivre la polémique sur le harcèlement sexuel chez Bragelonne), là je me suis connecté à KDP, j’ai paramétré mes fichiers, mis en ligne et je toucherai 60% sur le livre papier et 70% sur le numérique. Alors, oui, ça isole l’auteur un peu plus (et je serais privé de festival) mais honnêtement, je n’ai pas de souvenirs impérissables des deux maisons d’édition pour lesquelles j’ai travaillé et quasi rien touché. 


Qu'est-ce qu'il faut retenir :

Ce qu'il faut retenir, c'est que si vous aimez ce blog ou mon travail en général et que vous voulez m'aider, vous pouvez le faire en achetant le livre, bien sûr, ou en partageant le lien à vos amis, mais aussi en laissant une critique sur Amazon car ça permettra au livre de ressortir de la masse et de toucher un nouveau public.

Le lien : urlr.me/gXHbL 

Merci d'avance

vendredi 30 avril 2021

The Falcon and the Winter Soldier

Après Wanda vision, la grosse série Marvel signé Disney c'était Falcon and Winter Soldier, elle vient de se terminer vendredi dernier, l'occasion de faire un point sur une série pour laquelle je n'avais aucune, mais alors vraiment aucune, attente.


Date de diffusion :  mars 2021 sur Disney +
Durée : 6 x 48 min
Genre : action, aventure, drame
Création :Kari Skogland, Malcolm Spellman
Casting : Anthony Mackie, Sebastian Stan, Wyatt Russell 
Nationalités : USA


Synopsis:

Sam Wilson a hérité du bouclier de captain américa mais celui-ci n'est pas sûr de vouloir lui succéder pour autant.

Critique:


Falcon and Winter soldier fait directement suite au dernier Avenger, il est ainsi temps de savoir ce que Sam Wilson va faire du cadeau de Steve Roger. La série se concentrera donc sur le destin des deux sidekick de Captain america : Sam Wilson (Falcon) et Bucky Barnes (Winter Soldier). Techniquement, il n'y a rien à redire, Kari Skogland (Handmaid's tale, the borgias, etc) est une femme d'expérience, elle s'est fait la main sur de nombreuses séries et dès les premières minutes elle nous plonge dans l'action au travers d'une spectaculaire scène d'affrontement aérien. Si le début de Wandavision pouvait avoir l'air cheap, ici, il n'en est rien, l'on est devant un film Marvel, ni plus ni moins. 

Scénaristiquement on se retrouve face à un fond très intéressant, puisqu'il s'agit de questionner la

légitimité d'action des états, la différence entre moral et légal mais aussi (et surtout) le racisme. Ainsi, je trouve que cette série fait un bien meilleur boulot pour défendre la cause des noirs américains que Blackpanther puisqu'au lieu d'aller invoquer un imaginaire africain qui n'a plus grand chose à voir avec la communauté noire américaine, la série s'interroge plutôt sur leur place dans la société américaine et comment ils ont été traité au fil des siècles. C'est ainsi tout le fondement de la réflexion de Sam Wilson, peut-il en son âme et conscience porter la bannière étoilée ? La menace est également très intéressante puisqu'il s'agit d'activistes luttant pour les droits des immigrés (la série nous parle des gens revenu après le blip mais le parallèle est assez évident), ils prônent un monde sans frontière avec plus d'égalité, pas vraiment le méchant traditionnel. Honnêtement, le fond de cette série m'a vraiment séduit car je ne m'y attendait pas, je serais par contre plus critique sur la forme car les péripéties n'ont pas toujours grand intérêt et rendent même l'ensemble un peu confus. A titre d'exemple, je trouve que l'intrigue autour de Power breacker est mal exploitée, elle ne sert qu'a amorcer une éventuelle intrigue dans un futur film, c'est pour moi un clin d'oeil pour les fans hardcore de l'univers ciné de Marvel mais qui pollue le déroulement de l'histoire. D'autant que la série n'est pas avare en clin d'oeil, on aura ainsi plaisir à retrouver le baron Zemo, les Dora Milage, etc clairement la série réinvoque tout l'univers déveloper dans Captain America : winter soldier et Civil War.


Au niveau du casting, c'est du sans faute puisqu'on retrouve le casting ciné avec un Anthony Mackie et un Sebastian Stan tout deux sexy en diable, drôles et attachants. Face à eux, j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir Erin Kellyman, absolument parfaite dans ce rôle d'activiste tiraillée entre ses motivations et ses moyens d'actions. Je conclus avec un petit mot sur Wyatt Russell (Overlord, etc) qui se voit confier un personnage également passionnant dans ses conflits internes et j'en profite pour féliciter les costumiers, j'ose croire que c'est volontaire, son costume le ridiculise au plus haut point, lui qui est plutôt beau gosse se retrouve avec une tête de Popeye.

Au niveau des scènes d'action, je trouve qu'il y a eu un super boulot de chorégraphie pour gérer

l'équipement spécifique du Faucon, cela donne quelques cascades spectaculaires et originales.

Au final, cette série c'est avéré une bonne surprise car je n'en attendais vraiment rien du tout, je pense toutefois que cela aurait été bien plus réussi en un film de 2h débarrassé d'intrigues inutiles. Si vous avez aimé la trilogie captain américa vous devriez apprécier.



Conclusion:

Formellement, il n'y a rien à redire mais la désagréable impression de regarder un film trop long découper en épisode se fait immanquablement sentir.

lundi 26 avril 2021

Love and Monster

C'est le blockbuster du moment sur Netflix, si comme moi vous avez envie de vous détendre devant un divertissement explosif, voyons ensemble ce que vaut vraiment ce film d'aventure à gros budget.


Date de diffusion :  16 octobre 2020 sur Netflix
Durée : 1h49min
Genre : action, aventure, comédie
Réalisation : Michael Matthews
Casting : Dylan O'Brien, Jessica Henwick, Michael Rooker 

Nationalités : Canada, USA


Synopsis :

7 Ans après une apocalypse qui a poussée les quelques survivants humains à se replier sous terre, le jeune Joel décide d'abandonner le confort relatif de sa communauté dans l'espoir de rejoindre la femme qu'il aime et qu'il n'a pas revu depuis la catastrophe.


Critique :


Bon, en lançant Love and Monster, je ne m'attendait pas à grand chose. La bande annonce était fun et prometteuse mais ne semblait pas vraiment révolutionner le cinéma. L'humour était mis en avant et j'espérais bien que cet aspect du film fasse passer un scénario post-it. Et soyons clair, j'ai eu rigoureusement ce à quoi je m'attendais. Le film m'a énormément fait penser à Bienvenue à Zombieland avec son mix road-movie, teen-movie, action movie, etc. Le personnage de Joel rappellera ainsi celui de Colombus, un jeune banal, incapable de se défendre mais qui survie grâce à sa gentillesse et son intelligence (dans les deux cas ils documentent ce nouveau monde pour y faire face) il se retrouve accompagné d'un vieux blanc, d'une enfant et d'un love interest tous plus apte à survivre que lui. 

Bien sûr il ne s'agit pas d'un copier-coller et Love and Monster est un brin plus spectaculaire avec ses

énormes monstres en cgi, mais ces points de comparaison ne font qu'appuyer le manque d'originalité de ce nouveau blockbuster.

Niveau casting, le film repose sur Dylan O'Brien, un acteur que j'aime beaucoup et que j'avis découvert dans la très bonne série Teen Wolf, il s'est ensuite fait une place au cinéma grâce à la saga Labyrinthe. Rien à redire de sa prestation ici, il est drôle, touchant et parfait dans le rôle du mec lambda qui essaye de s'en sortir. Dans le rôle du love interest bad-ass, on trouvera Jessica Henwick, une actrice surtout connue pour ses séries (Iron fist, Game of Thrones, etc) et qui remplie bien son rôle même si on l'a voit relativement peu. Enfin, le duo Michael Rooker (Les gardiens de la galaxie, Walking Dead, etc) et Arianna Greenblatt (Avenger Infinity wars, etc) même s'il rappellera beaucoup d'autres duos (dont Big daddy/ Hit girl dans Kick-ass) est particulièrement jouissif et apporte la respiration salutaire au bon déroulement de l'histoire. On notera également le chien, car c'est compliqué de travailler avec des animaux et que ça apporte ici un plus au niveau de l'émotion.


Niveau effets spéciaux, les monstres sont cool, variés et vraiment spectaculaire, on peut dire que le film tient ses promesses à ce niveau, vous ne vous ennuierez pas.

Si elle est assez convenue, l'histoire n'en est pas moins passionnante et offre quelques scènes émouvantes inattendues. On pourra tiquer sur la morale, un brin validiste et difficile à entendre en ces temps de COVID mais je pense que le film essaye juste de dire qu'on vit dans un monde incroyable et qu'il faut en prendre conscience au lieu de nous replier sur nous même (ok, même dit comme ça, ça reste difficile à entendre en temps de covid :D )

Globalement, il n'y a pas grand chose à reprocher à Love and Monster, le film tient ses promesses, mais il ets difficile de ne pas y voir un produit formaté et déclinable a volonté, il y avait la version zombie, maintenant la version monstre pourquoi pas la version vampire, martiens, etc. Avec un petit supplément d'âme, le film aurait surement pu marquer les esprits à l'instar d'un Bienvenue à Zombieland, ici, il vous divertira juste l'espace d'une soirée, c'est déjà pas mal mais il y a tant d'autres choses à voir.



Conclusion :

Un divertissement sympathique mais qui n'apporte pas grand chose de neuf.