Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

vendredi 6 novembre 2020

Falling Water Saison 1 et 2

C'est grâce à la page facebook que j'ai découvert Falling Water. l'un des intervenants me l'a recommandé avec des arguments percutants. J'étais curieux de me faire mon avis et j'ai eu le temps de rattraper la totalité de la série pendant les vacances. A noter que la série a été abandonné, voyons donc si c'était à tort ou à raison.



Date de diffusion : octobre 2016  et mars 2018
Durée : 20 x 42min 
Genre : Drame, Science fiction, Thriller
Réalisation : Blake Masters, Henry Bromell
Casting : David Ajala, Lizzie Brocheré, Will Yun Lee
Nationalité U.S.A.
Chaîne d'origine USA


Synopsis:

Une femme hantée par l'enfant qu'elle n'a jamais eu, un homme obsédé par l'amante qu'il a perdu et un autre piégée par une mère catatonique vont se retrouver lié par un même rêve et découvrir qu'il y a tout un monde au-delà des apparences qui pourrait bien faire voler en éclats toutes leurs certitudes

Critique :


Falling Water
est donc une série basée sur le monde des rêves, cela pourra donc vous évoquer Inception mais, là où le film de Christopher Nolan est volontairement complexe et dans un genre film d'action espionnage à la James BondFalling Water a choisi une narration plus accessible et résolument tournée vers le complotisme. Ainsi, même si vous ne comprendrez pas toujours tout dans la série (il y a beaucoup de mystères et les rêves ont leurs propres règles) l'histoire n'en reste pas moins beaucoup plus simple à suivre tout en restant passionnante.

Car oui, l'univers de Falling Water est vraiment riche et l'on s'y plonge avec délectation. Le spectateur

est très rapidement conscient de la grande diversité de force en présence et dans l'attente de comprendre qui cherche quoi et pourquoi. Un monde très mystérieux donc mais qui trouve ses réponses, parfois bien plus prosaïque qu'on aurait pu le croire.

La première saison tournera entièrement autour de la recherche du fils de Tess et est quasiment auto conclusive. Bien sûr, il restera de nombreux inconnus à la fin de cette première saison mais la façon dont l'histoire s'articule fait qu'on pourrait s'y arrêter. L'ambiance est résolument onirique et même si l'on pourra se retrouver face à quelques passages inquiétants, c'est l'étrange qui domine sur le terrifiant.


La saison 2 prend une autre orientation puisque le rêve cède au cauchemar. Cette nouvelle saison offre beaucoup plus de réponse et change légèrement de style. Si la première nous laissait flotter dans l'incertitude, celle-ci est beaucoup plus concrète, on se rapproche désormais d'une série fantastique de type super pouvoirs. Les rêveurs se voient classés en catégories, chacun ayant une façon particulière d'interagir avec le rêve, on s'approche quasiment dune histoire de télépathie d'autant que le rêve peut influer sur la réalité. Un nouveau méchant de type Freddy Krueger se voit également développé et donne une teinte vraiment sinistre (parfois clairement horrifique) aux épisodes. Très clairement, il serait dommage de s'arrêter à la saison 1 même si la fin de celle-ci s'avérera moins frustrante que celle de la saison 2 beaucoup plus ambitieuse.

Au niveau de la réalisation, c'est très efficace, les images sont plutôt belles, et si l'on pourra regretter le

manque de prise de risque (ce n'est clairement ni l'imaginarium du Dr Parnasius de Terry Gilliam, ni The Cell de Tarsem Sigh ) il n'en reste pas moins quelques images fortes et audacieuses.

Au niveau du casting, c'est peut-être là que ça pèche, j'avoue qu'a part Taka (Will Yun Lee) et certains second rôle comme Bill Boerg (Zak Orth) ou l'inspecteur Simms (Sepideh Moafi) en saison 2, je n'ai pas vraiment accroché aux acteurs. Rien de dramatique mais cela peut tout de même mettre un premier frein à l'intérêt porté à la série.


Dans l'ensemble, j'ai assez peu de reproches à faire à cette série, bien sûr, elle pourrait être amélioré (meilleur casting, plus de folie dans les rêves, plus gros budgets, etc) mais la base est déjà très bonne et meilleure que plein d 'autres séries à succès. L'univers proposé est très cohérent et vraiment passionnant. Les mystères sont nombreux et il en reste beaucoup non élucidés qui auraient donnés une excellente saison 3. Je ne comprend donc pas l'échec de cette série et ne peut que vous recommander de la découvrir. Peut-être n'est-il pas trop tard pour qu'un succès posthume permette à Netflix ou  Amazon de commander une troisième saison pour donner un point final à cette passionnante histoire.

Conclusion :

Deux saison vraiment passionnante d'un Inception orienté complot.

mercredi 4 novembre 2020

La Flamme

La nouvelle série made in Jonathan Cohen vient de se terminer sur canal +, l'occasion de faire le bilan de cette parodie de télé réalité.


Diffusion : octobre 2020 
Durée : 9 x 26min 
Genre : Comédie
Réalisation : Jonathan Cohen, Jérémie Galan, Florent Bernard
Nationalité :France
Chaîne d'origine : Canal +


Synopsis :

Dans cette nouvelle saison de La Flamme, Marc, pilote de ligne aura le choix entre 13 prétendantes pour déterminer celle qui pourra allumer en lui... la flamme.

Critique :


Jonathan Cohen, je l'ai découvert en France dans la série Les invincibles sur Arte en 2010 et il se distinguait clairement dans le casting dans un rôle bien plus modeste que ceux qu'on lui connait aujourd'hui. Depuis l'acteur s'est taillé une notoriété dans des rôles très volubiles comme celui de Serge le Mytho (qui gagnera même sa propre série) dans la série Bloqué.  

Il nous revient ici avec une adaptation d'un format américain Burning love qu'il a adapté avec Jérémie Galan avec qu'il y travaille sur FranceKBek et Florent Bernard qui travaillait sur Bloqué. Autant dire qu'on est sur du Jonathan Cohen pur et dur : un show déjanté ou l'acteur est en roue libre. Alors, forcément, il vaut mieux apprécier ce qu'il fait et ironiquement, ce n'est pas lui qu'on retiendra forcément le plus dans ce show. En effet, c'est bel et bien la pléiade de prétendantes, plus décalées les unes que les autres, qui fera le sel de ces épisodes.

Alors certes, le personnage de Marc, un pilote complétement idiot est amusant, mais c'est bien le défilé

de prétendantes plus improbable les unes que les autres qui fera la réussite du show. Sans parler du fait que l'acteur ne s'est pas entouré de n'importe qui, et à su réunir une palette d'actrices d'exceptions : Géraldine Nakache (tout ce qui brille, etc), Leïla Bekhti (Le grand bain, etc), Ana Girardot (la prochaine fois je viserais le coeur, etc), Adèle Exarchopoulos (la vie d'adèle, etc) et Florence Foresti (le petit prince, etc), chacune d'entre elle apporte sa petite touche de folie à des personnages hors normes.

Et le casting masculin n'est pas en reste, entre le flegmatique présentateur Vincent Dedienne et le psy amateur Pierre Niney, on ne peut que se régaler. (sans parler de Orelsan, Ramzy, etc).


Au niveau de l'histoire rien de très originale, la série parodie le bachelor, chaque épisode reprend la structure d'un épisode de télé réalité avec son épreuve et son élimination. L'un des intérêts de la série réside donc dans cette élimination systématique des prétendantes qui crée un véritable suspens.

Alors, au niveau de l'humour, ce n'est pas toujours très fin, c'est même parfois un peu lourd et pourtant le format et la diversité des situations font qu'on finit par bien se marrer tout en se demandant jusqu'où tout cela va aller.

Dans l'ensemble, La flamme est loin d'être une comédie inoubliable, mais le format est efficace et ces 9 épisodes se suivent avec plaisir grâce à des acteurs exceptionnels.

Conclusion :

Un humour parfois un peu lourd mais le format est suffisamment efficace pour que ça fonctionne sur la longueur.

Probablement mon personnage préféré

Note :  vous pouvez découvrir le premier épisode ici 


lundi 2 novembre 2020

Better Call Saul saison 5

Et voilà, j'ai finalement rattrapé mon retard et me voilà à jour de la diffusion Netflix, cette nouvelle saison tient-elle ses promesses et est-ce que j'ai hâte de voir la toute dernière en 2021 ? Voyons cela ensemble !


Diffusion sur Netflix : février 2020

Durée : 10 x45min 
Genre : Comédie, Drame
Réalisation : Vince Gilligan, Peter Gould
Casting : Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito, Jonathan Banks

Synopsis:

Jimmy Mc Gill est enfin devenu Saul Goodman, il est temps que le magicien se mette à l'œuvre. Pendant ce temps, Kim supporte de moins en moins la vacuité de son travail et cherche à donner un sens à sa vie. Du côté des cartels, Mike ne tolère plus certains compromis et Nacho s'enlise toujours un peu plus dans ce milieu qu'il aimerait fuir.

Critique :



J'veux la suite !!!!!
Inutile d'entretenir un suspens bancale, la saison 5 de Better Call Saul est à la hauteur des précédentes, c'est un véritable petit bijou d'écriture, de réalisation et d'interprétation.
Les événements s'enchainent toujours avec logique grâce à des personnages bien écrit dont on adore suivre les aventures. Jimmy est enfin devenu Saul, il n'a pas encore son fameux bureau, ni ses relations appuyés avec les milieux interlopes mais tout prend forme petit à petit avec plus ou moins de résistance de notre héros.
Sa relation avec Kim se renforce également car elle ne semble pas décidé à rester confiné dans le rôle de
voix de la raison dans laquelle tout le monde la perçoit. Chuck et Howard en avaient déjà gentiment fait les frais mais la jeune femme ne compte pas s'arrêter là et son destin semble de plus en plus évident. Pour Nacho, la situation n'en finit pas de devenir inextricable, après s'être débarrassé de Tuco puis d'Hector il pensait être tranquille mais l'arrivée de Lalo n'a fait que lui enfoncer un peu plus la tête sous l'eau. Là encore, même s'il reste un peu d'espoir, le destin du personnage semble joué d'avance. Enfin, Mike s'affirme un peu, ce personnage qu'on connait surtout silencieux et servile se rebelle un peu face à sa condition, il perd son statu monolithique pour devenir plus humain et c'est une excellente choses.

Les pièces sont en place sur l'échiquier pour une ultime saison qui s'annonce explosive.
Nombreux passages marquants dans cette saison, on retiendra par exemple le lancement de la carrière de Saul en mode Magicien d'Oz et le trip qui s'ensuit pour les deux débiles, l'inoubliable périple dans le désert qui justifie les liens entre Mike et Saul mais surtout les coups de gueule de Kim qui s'affirment définitivement dans cette saison jusqu'a éclipser notre héros.
Le final de la saison est spectaculaire,  l'avenir semble tout tracé mais le désir de voir tout cela prendre forme n'en reste pas moins fort.
Better Cal Saul est probablement le meilleur préquel que j'ai eu la chance de voir, il a su offrir plus que l'œuvre original, surprendre tout en restant fidèle et offrir rigoureusement la même chose tout en faisant différemment. Si la dernière saison est du même tonneau, la série deviendra pour moi une œuvre de référence à voir absolument pour les fans de Breaking Bad.




Conclusion :

Encore une saison fabuleuse, les choses deviennent de plus en plus concrètes pour une saison 6 qui promet d'être explosive.