Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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vendredi 1 mars 2013

Fringe, le comics venu d'ailleurs

Alors que la série vient de se conclure aux états-unis(enfin, il y a quelques temps quand même puisque c'était le 18 janvier) j'avais envie de revenir sur son adaptation en comics paru chez Panini. Petit retour dans le temps...

Présentation

Fringe est une série de 5 saisons lancé par JJ Abhrams et Alex Kurtzman et Roberto Orci, deux scénaristes producteurs qui avaient déjà collaboré avec Abhrams entre autre sur "Alias". Si c'est avant tout sur le nom du créateur de "Lost" que la série s'est battit une réputation, c'est surtout Kurtzman et Orci qui ont donné ses lettres de noblesses à la série Abhrams s'étant lassé de ce nouveau jouet dés la première saison. La série est diffusé sur la Fox, probablement la chaîne la plus populaire des Etats-Unis, réputé pour des programmes comme les Simpsons, 21 Jump Street, Beverly Hills, X-files et plus récemment House. Lors de son lancement, Fringe était attendu comme le nouveau X-files et il faut reconnaître que la première saison n'offrait guère plus qu'une version réactualisé de la mythique série. L'on y suivait Olivia Dunham une enquêtrice du FBI obligé de s'associer à un scientifique à moitié fou et à son petit génie de fils pour résoudre des enquêtes dépassant la logique. Si l'ensemble fonctionnait bien, le gros point fort de la série résidait dans John Noble (Le seigneur des anneaux: les deux tours) et son personnage de Walter Bishop, un rôle torturé et poignant, à la fois drôle et émouvant, un véritable plus pour la série.
Dés la saison 2, la série affiche une direction plus claire et surprend par les choix audacieux qu'elle prend, la dernière saison et en ce sens un pari énorme puisqu'elle n'a plus rien à voir avec les précédentes. L'autre grande force de la série est à mon sens de savoir rester humaine ainsi, loin de ses intrigues psychédéliques, Fringe c'est avant tout une histoire d'amour et de famille. Au niveau du casting, la série fut l'occasion de découvrir Anna Torv dans un rôle de femme forte et sensible, de redécouvrir Joshua Jackson ("Dawson") meilleur qu'on n'aurait pu le croire dans ce rôle de scientifique en marge mais également de retrouver Leonard Nimoy (Star Treck) dans un rôle à sa mesure.
Si la première saison reste à mon sens une fumisterie (beaucoup d'esbroufe pour cacher que les scénaristes n'ont aucune idée de la direction qu'ils prennent) le reste est vraiment nettement meilleur avec de réelles prises de risques ce qui est d'autant plus notable pour une série programmé sur un aussi gros réseau que la Fox, sans même parler du genre de la série.
Concernant le format, la série se constitue d'épisodes autoconclusif (un épisode, une nouvelle enquête) mais le fil rouge prend tellement d'importance au fil des saisons qu'il me parait difficile de ne pas considérer la série comme feuilletonante (la dernière saison est même complètement feuilletonante).


Critique:


FRINGE
Scénario : Zack Whedon, Mike Johnson, Alex Katsnelson, Danielle Dispaltro, Justin Doble, Matthew Pitts, Kim Cavyan,
Dessin :  Tom Mandrake, Simon Coleby,
Dépot légal : 08/2011
Editeur : Panini Comics
Traduction: Jérémy Manesse
Lettrage: Alessandro Benedetti
Taille : Format comics
Planches : 200
Prix: 13;00€
Synopsis:
Anthologie d'histoires de science fiction, les premières se concentrant sur le passé de Walter Bishop et William Bell. L'album rassemble les épisodes 1 à 6 du comics "Fringe".

FRINGE: histoires extraordinaires
Scénario :Justin Doble, Adam Gaines, Alex Katsnelson, Christine Lavaf, Matthew Pitts, Danielle Dispaltro, Kristin Cantrell, Kim Cavyan, Mike Johnson,
Dessin :Federico Dallocchio, Shawn Moll, David lapham, Daxiong, Aaron Minier, Tim Levins, Lulius Gopez, Fiona Staples, Tom Mandrake, David hahn, Yvel Guichet, Darrick Robertson
Dépot légal : 01/2012
Editeur : Panini Comics
Traduction: Jérémy Manesse
Lettrage: Alessandro Benedetti
Taille : Format comics
Planches : 146
Prix: 14,00€ (soit 1 euro de plus pour 54 page en moins que le premier...)
Synopsis:
Anthologie d'histoires de science fiction, certaines se concentrant sur les personnages principaux de la série. L'album rassemble les épisodes 1 à 6 du comics "Tales from the Fringe".



Edition

Tom Mandrake
Pas grand chose à signaler concernant l'édition, le petit plus vient du deuxième tome où l'on pourra trouver en fin de l'album des crayonnés ainsi que les fameuses couvertures alternatives dessinés pour la saison 2 de la série(dur d'expliquer sans spoiler). Le seul bonus offert par le premier tome est une préface Alex Kurtzman et Roberto Orci expliquant leur but pour ce comics: montrer les répercutions de leur histoire sur le monde qui l'entoure, et aller là où les contraites de budget les empéchait d'aller. Une volonté louable mais assez inutile comme je le réexpliquerais plus tard. Concernant les moins, je trouve l'ensemble un peu pauvre, un peu de contenu éditorial ne serait-ce que pour présenter la série m'aurait semblé un plus non négligeable(même si j'ai bien compris que l'album se destine uniquement aux fans de la série), ce que je regrette le plus, c'est le manque de clarté dans l'édition. Difficile de distinguer les deux albums ou de connaître leur ordre de parution sans les ouvrir. Certes, au vu du contenu ça n'a que peu d'importance, mais un simple numéro sur la tranche n'aurait pas été du luxe à mon sens.


Contenu:

David Lapham
Au niveau de l'histoire, les deux tomes sont des anthologies d'histoires de Science Fiction. Comme le laisse supposer le titre de la deuxième série "Tales from the Fringe" on se retrouve devant un "Tales from the Crypt" version SF. Autant le dire tout de suite, ça n'apporte rien de plus, ce sont de petits récits sans grand enjeux conclu par des retournements de situations sympathique (une technique classique pour rajouter de l'intérêt à ce type de récit). Globalement j'ai trouvé ça fade et quelconque, ça cadre assez peu avec l'esprit globale de la série et certains récit sont parfois juste idiot(une pensée spéciale pour "les inconnus du train" dont le scénario semble malin mais n'est juste pas logique). Ce qui est dommage c'est que le premier tome commençait plutôt bien en se focalisant sur le passé de Walter, malheureusement l'histoire ne dure que la moitié du livre et n'est pas très bien écrite, comme le prouve la tentative d'évasion la plus irréaliste que j'ai jamais vu(le syndrome superman probablement).
Concernant les auteurs, et c'est probablement là que le bas blesse, il ne s'agit pas de scénaristes de comics mais d'auteurs mineurs de Fringe (même si certains on travaillé sur d'autres séries), le résultat n'est donc pas très étonnant, même si on aurait apprécié que des personnes aussi impliqué dans la création de la série fassent plus de recoupements avec celle-ci(peut-être certains m'ont-ils échappé mais j'en doute). Les histoires ne sont pas toutes mauvaises, ce qui gène vraiment c'est que pour une anthologie de SF, ça n'apporte rien en terme d'inventivité ou de qualité, et pour un fan de Fringe ça n'apporte rien non plus(enfin, si peu). Une question me reste, pourquoi avaient-ils besoin de se mettre à deux minimum pour écrire chacune des histoires?
Federico Dallocchio
Graphiquement, je salue l'effort louable du premier tome d'avoir une continuité graphique,  Tom Mandrake (qui travaille visiblement surtout pour DC) livre un travail de qualité même si je n'aime pas trop le côte très daté de son dessin. Simon Coleby (qui a fait pas mal de Judge dredd) qui ne fait qu'une histoire dans ce tome me plaît beaucoup plus, c'est aussi sombre mais plus moderne. Le deuxième tome est plus litigieux graphiquement, car s'il possède beaucoup plus de dessinateurs, dont des connus, je trouve l'ensemble relativement décevant à quelques très bonne surprise prés. Parmi les dessinateurs connus, l'on comptera David Lapham (Crossed), Tim Levins (divers travaux chez DC et Marvel), Fiona Staples (Saga), David Hahn (Bite club), et Darrick Robertson (The boys). Si Staples et Robertson nous livrent un travail de grande qualité complètement dans le ton de l'album, Lapham et Hahn produisent un dessin décevant et assez vide, le trait de Hahn étant en plus massacré par une mise en couleur désastreuse. Quant à Levins, ses illustrations sont de grandes qualités mais ne s'intègrent pas du tout à l'ambiance du livre. Le reste des illustrations est dans la moyenne, avec toutefois un coup de coeur concernant Daxiong, Julius Gopez et Yvel Guichet(même s'il a raté le visage d'Olivia). En ce qui me concerne, le manque d'uniformité graphique m'a vraiment gêné, il donne vraiment l'impression que l'album n'est qu'un gros fourre tout.


Conclusion:

Deux ouvrages assez quelconque donc, ils ne sont pas vraiment désagréable à lire mais ne combleront ni les fans de Fringe, ni les amateurs d'histoire de SF. Un produit mal conçu donc qui n'appelle vraiment pas à une suite. A noter pourtant qu'un troisième tome existe en anglais "Beyond the Fringe" écrit par Joshua Jackson en personne et relatant une histoire importante et que la série n'a pas traité concernant son personnage. Une idée à mon sens plus intéressante que ce qui a été fait jusqu'alors mais cela ne dit pas si la qualité suit.

Comme d'habitude je termine avec quelques images de la série, en l'occurrence il s'agit du trailer VO de la première saison:

Fringe - Teaser 1 par FoxBroadcasting

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