Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)
Ces derniers temps je suis un peu distant du blog et pour cause, je suis en train d'organiser la campagne de financement pour sortir le tome de ma trilogie : Carrousel Funeste
En 2017 j'avais déjà réalisé une première campagne pour sortir le tome 2, il est temps désormais de sortir la fin et de donner le plus d'exposition possible à ce travail de près de 20 ans.
Il s'agit d'une saga d'Urban Fantasy ou je fais revivre les mythes populaires français. Si j'utilise donc des personnages aussi connu que les trois mousquetaires, je ressort aussi certains personnages du réalisateur Feuillade, moins connu du grand public mais à l'origine de la pop-culture telle qu'on la connait aujourd'hui.
Si vous suivez le blog et que vous le trouvez utile, vous pouvez me remercier en soutenant ma passion, par exemple en découvrant le premier tome en numérique (5€)
J'espère que vous aurez envie de découvrir ce que je fais quand je ne suis pas en train de critiquer le travail des autres et promis, il y a moins de fautes qu'ici car ces textes là je les fait corriger :D
Bien sûr, vous pouvez aussi partager le lien de la campagne autour de vous, vous connaissez peut-être des fans d'Urban Fantasy.
Niveau vidéo, pour la promo j'ai réalisé une série de fausses pubs, vous pouvez les découvrir sur ma page d'auteur Facebook : https://www.facebook.com/watch/1375387819398603/773454716846327
Ce n'était pas forcément le format idéal pour communiquer mais je suis un grand fan de fausses pubs (merci Les Nuls) et ça me manque parfois, du coup j'avais envie de profiter de l'occasion.
NOS4A2, vous n'en avez probablement pas entendu parler et pourtant cette petite série fantastique à quelques sérieux arguments pour faire parler d'elle, à commencer par son créateur : Joe Hill
Diffusion : 2019 - 2020
Durée : 2 saison de 10 x 60min Genre : Drame, Epouvante-horreur, Fantastique Réalisateur : Jami O'Brien Casting : Ashleigh Cummings, Zachary Quinto, Ólafur Darri Ólafsson
Nationalité : U.S.A.
Synopsis :
La jeune et très créative Vic McQueen va découvrir tout un nouvel univers le jour où elle réalisera que sa moto peut l'emmener partout où elle le désire et retrouver tout ce qu'elle veut. Un don qu'elle utilisera pour traquer Charlie Manx, un tueur en série immortel qui a enlevé une enfant dont Vic était proche.
Critique :
NOS4A2 est donc une série adaptée d'un roman de Joe Hill. Je vous ai déjà parlé de cet écrivain, c'est le fils de Stephen King et il est largement aussi talentueux que son père comme vous pouvez le découvrir avec Locke and Key (enfin, le comics, pas la série :D ). Il nous revient ici avec l'adaptation d'un de ses romans en série au potentiel énorme et à l'ambiance très prenante. Deux points fort : le personnage de Charlie Manx, un père noël qui ferait passer l'étrange noël de Mr jack pour un épisode de Dora l'exploratrice, et les "hyper créateur", ces élus capables d'altérer la réalité grâce à des outils qui leurs sont propres et dont les motivations sont rarement pacifiques.
La première saison nous permettra donc de découvrir le personnage de Vic et sa famille à deux doigts
d'être redneck et nous racontera l'affrontement entre la jeune fille et le terrible croquemitaine. Une saison qui fonctionne bien, malgré un léger manque de budget, et donne envie d'en découvrir plus. Le potentiel est évident pour que l'univers se développe en nous offre un spectacle encore plus haletant. Las, loin de voir les choses en grand, la saison 2 se replie sur elle même et nous raconte quasiment la même chose que la saison 1 à l'exception que cette fois Vic est devenu maman. Sur le principe, l'idée est bonne, le parallèle entre l'enfant et le parent et une part importante de cette histoire mais dans les faits, le personnage de Vic étant foncièrement antipathique (saison 1, elle est un peu désagréable car fille d'alcoolique, saison 2 elle est carrément alcoolique elle même) il est assez difficile de se sentir impliqué par ses jérémiades sur une aussi longue période. Comble de l'ironie, c'est Charlie Manx dont on découvrira les origines dans la saison 2 qui nous apparait presque sympathique par comparaison. Alors oui, le propos de l'histoire est aussi de mettre en garde contre les faux-semblant mais qui a envie de subir une relation toxique avec une mère alcoolique pendant 600 minutes pour comprendre qu'il ne faut pas se fier aux apparences ?
Niveau casting. On retiendra surtout Zachary Quinto (Star Trek, Margin call, etc) dans le rôle de Charlie Manx. Depuis la série Heroes et son personnage de Sylar, il n'y a aucun doute sur son talent pour incarner des méchants charismatiques mais il n'en reste pas moins spectaculaire ici sous ce maquillage de vieil homme aigri. Ashleigh Cummings dans le rôle principale est également talentueuse mais son personnage est insupportable. Si j'avais réussi à m'attacher lors de la première saison, j'ai vraiment rompus les ponts pour la deuxième l'aspect auto apitoiement étant vraiment trop présent. Le reste du casting fonctionne bien aussi, je retiens surtout Ólafur Darri Ólafsson dans un rôle qui aurait probablement mérité encore plus de place et Jahkara Smith dans un rôle tellement plus cool que celui de Vic qu'elle aurait dû être l'héroïne du show.
A noter, si l'univers de la série vous a plu qu'un comics étaient sortie en France :"Sans issue: bienvenu à
christmassland" centré sur Charlie Manx et ses infernales créations. On y apprenait ses origines(légèrement différentes de celles de la série) et on passait un peu de temps dans son terrifiant parc d'attraction. Je n'ai pas lu les livres et ne pourrais donc pas vous dire si l'adaptation est fidèle ou pas mais j'ose croire qu'ils sont plus riche que le show télé.
Concrètement, la première saison de la série vaut vraiment le coup d'œil si on la considère comme auto conclusive. La seconde me semble beaucoup plus poussive et dispensable. Si vous avez vraiment accroché, et que le personnage de Vic ne vous rebute pas trop, poursuivez, il y a encore de bonnes choses à découvrir, mais sinon, épargnez vous ce fardeau. Je ne sais pas s'il y aura une saison 3, et je ne suis pas sûr d'une vouloir une d'autant que l'histoire peut s'arrêter là (le cliffangher tout pourri mis à part). Si elle tourne autour de Vic je pense que ça n'aura pas d'intérêt mais cet univers à tellement plus à offrir que ça pourrait en valoir la peine.
Conclusion :
Malgré un univers au potentiel illimité, la série se renferme dans un misérabilisme crasse sans jamais essayer de s'élever.
C'est la série événement sur Netflix, sept épisodes d'une femme qui joue aux échecs pendant les années soixante. Un pitch assez improbable qui remporte pourtant du succès, voyons ensemble s'il est mérité ou non.
Date de diffusion Netflix : novembre 2020
Durée : 7 x 60min Genre : Drame Réalisation : Scott Frank, Allan Scott Casting : Anya Taylor-Joy, Thomas Brodie-Sangster, William Horberg, Frederik Schmid Nationalité : U.S.A.
Chaîne d'origine : Netflix
Synopsis :
Les années soixante, en pleine guerre froide, le parcours atypique de Beth Harmon, une jeune orpheline qui rêve de devenir grand maitre des échecs.
Critique :
The Queen's Gambit (non, je n'utiliserais pas le titre français, je le trouve immonde) est une série écrite et réalisée par Scott Frank. En tant que réalisateur, il n'a pas réalisé grand chose de vraiment notable mais en tant que scénariste on lui doit tout de même quelques pépites comme Logan ou Minority Report.
Et pour l'occasion, il faut admettre que tant au niveau scénaristique qu'au niveau de la réalisation, c'est un sans faute. A travers le milieu méconnu des échecs, le réalisateur filme la difficulté pour une jeune fille abandonnée de trouver sa place dans la société (on pourra même dire "dans un monde d'homme"). Malgré son intellect supérieur, l'héroïne devra se débattre avec toutes les difficultés posées sur son chemin, la dépendance à la drogue hérité de l'orphelinat, la pression sociale de son sexe, etc.
Visuellement, les images sont tout simplement superbes. Que ce soit le soin porté aux décors et aux costumes ou tout simplement à la mise en scène (la matérialisation redoutablement efficace des pensées de Beth sous la forme d'un échiquier géant), on en prend plein les yeux. A noter, que les affrontements ne sont pas du tout répétitifs, la mise en scène réussi à les distinguer tous les uns des autres en insistant sur les particularités de chacun. De plus, l'histoire est prétexte aux voyages ce qui est toujours une bonne occasion d'en mettre plein les yeux. Si je devais pinailler, je dirais tout de même que certains fond bleus se voient un peu trop lors de ces voyages mais c'est vraiment minime.
Niveau casting, on retiendra essentiellement Anya Taylor-Joy (Glass,Split, the witch,etc) dont la fragilité imprègne toute cette aventure mais pas autant que sa détermination. Une fois de plus, elle porte avec brio un personnage à fleur de peau mais à la résolution sans faille. Au niveau des acteurs connus, on notera également la présence de Thomas Brodie-Sangster (Games of thrones, Le labyrinthe,etc) dans un rôle de joueur assez original tenant plus de Crocodile Dundee que de Garry Kasparov.
Si l'on suit avec beaucoup d'intérêt l'évolution du personnage ce que je retiens également de la série au niveau scénaristique, ce sont les valeurs qu'elle défend. Valeurs féministes bien entendu avec cette illustration de la difficulté pour une femme d'exister dans un monde qui la renvoie toujours à son sexe, de tolérance ensuite avec des personnages comme Jolene ou Townes et de "collaboration" enfin car c'était le point le plus sensible en traitant d'un milieu qui semble si individualiste, et bien au contraire l'histoire prouve l'importance d'être bien entouré.
Voilà, je n'ai que du bien à dire de cette série, même le nombre d'épisodes est parfait, il n'y a pas de longueur et pourtant tout est dit. Je ne peux que vous recommander cette série très prenante et vraiment originale.
Conclusion:
Une histoire passionnante, remarquablement mise en scène et superbement interprétée. On ne peut que comprendre le succès de ce projet atypique.