C'est rare que je complimente les bande annonces mais c'est pourtant bien celle de Détroit qui m'a donné une farouche envie de voir ce film. Le risque étant bien sûr que le film ne soit pas à la hauteur et c'est ce que nous allons voir.
Date de sortie : 11 octobre 2017
Durée : 2h 23min
Réalisateur : Kathryn Bigelow
Casting : John Boyega, Will Poulter, Algee Smith
Genres : Drame, Thriller
Nationalité : Américain
Interdit aux moins de 12 ans
Synopsis :
Détroit, 1967, les tensions raciales explosent au point de provoquer de terribles émeutes. Une mauvaise blague provoquera l'assaut du motel Algiers et la sequestration de plusieurs jeunes par la police. Une intervention hors de tout contrôle qui provoquera la mort de plusieurs d'entre-eux...Critique :

Très clairement, Détroit est une énorme claque.
Le sujet est d'une grande force et la réalisatrice le traite avec une violence rare, à tel point que le film n'a pas grand chose à envier à un film d'horreur. J'ai rarement été autant mis sous pression durant un film et le malaise était encore présent au sortir de la salle. Rarement les sentiments d'injustice et d'impunité m'auront frappé autant.

Si cette partie est importante d'un point de vue narrative, elle est beaucoup plus faible en terme de tension et atténue un peu la violence qui précédait. C'est peut-être un bon choix pour éviter que tous les spectateurs ressortent de la salle en état de tension extrême mais ça n'en reste pas moins un peu frustrant dans le déroulement. Ce grand calme juste après la tempête donne l'impression que le film retombe et se perd. Ce n'est pas le cas, cette partie est également bien mené et importante mais ça n'en reste pas moins troublant.

Détroit est une véritable claque. En mélangeant fausses images d'archive et film de guerre ultra nerveux, Kathryn Bigelow nous livre un fait divers ultra réaliste qui prend aux tripes et bouscule nos certitudes. Outre son intérêt dramaturgique, ce qui frappe dans cette histoire, c'est son importance sociétale. La façon dont elle met en avant un racisme aussi institutionnalisé que le sexisme. Difficile après ça de ne pas remettre en question notre propre société et de constater que la situation n'a pas tant évolué que ça.
Un film fort, un film beau, un film utile, du grand cinéma.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire