Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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mercredi 13 décembre 2017

Santa & Cie

Aaahh Alain Chabat, avec les Nuls il faisait parti des meilleurs comiques Français, avec Astérix il s'est imposé comme un grand réalisateur mais depuis, avec RRRrrr!!! et Marsupilami, il n'avait pas vraiment su relever le gant de sa propre démesure. Il nous revient aujourd'hui avec un film de noël des plus inquiétants, tout est donc perdu pour le comique ? N'est-il plus capable de faire un bon film ? Voyons ce qui se trouve sous le sapin.





Date de sortie 6 décembre 2017
Durée : 1h 35min
Réalisateur : Alain Chabat
Casting : Alain Chabat, Golshifteh Farahani, Pio Marmai
Genre : Comédie
Nationalité : Français

Synopsis :

Plus que 3 jours avant Noel et tous les Lutins tombent sous le coup d'une mystérieuse maladie. Seule solution pour sauver le jour tant attendu : réussir à trouver 92 000 tubes de Vitamines C. Santa va devoir se rendre sur Terre et comprendre les mœurs de ses habitants s'il veut avoir une chance de guérir ses troupes et apporter la joie dans le monde.



Critique :

Franchement, ça ne donnait pas du tout envie ce nouveau film. Non seulement le sujet ne m'enthousiasmait pas, mais en plus la bande annonce réunissait tout ce que je craignais. On se croirait devant un énième film de Tim Allen, l'une de ses nombreuses bouses de Noël dont nous abreuve les états-unis depuis toujours. Car très clairement, c'était le but d'Alain Chabat, faire "son" film de Noël, un genre plutôt rare en France et qui ne nous manquait pas vraiment.
Et si l'on aurait pu s'attendre à ce que le comique parodie ce genre pour en offrir une vision différente, bien au contraire, il en respecte tous les codes pour nous offrir sa version.
Et étonnamment, ça fonctionne. On retrouve ici tout l'humour du réalisateur mais aussi sa sensibilité et l'équilibre subtile de l'ensemble réussi à donner un film drôle et touchant, exactement ce qu'on attendrait de ce genre de film. D'autant que Chabat réussi à ne pas sombrer dans la mièvrerie. En utilisant des personnages contrastés et en dénonçant aussi bien la mondialisation que la complexité des rapports humain le réalisateur offre une oeuvre plus riche que ce dont elle a l'air et qui pourra séduire aussi bien les petits que les grands.
Plus étonnamment,  on pourra se régaler de l'inventivité des visuels et de la qualité des effets spéciaux. Que ce soit la scène de début dans l'atelier des Lutins ou la scène finale, c'est vraiment impressionnant. A ça, il faut encore ajouter la qualité des costumes et des décors pour un univers d'une richesse rare. Si la comparaison n'est pas forcément légitime, le film m'a beaucoup fait penser au Charlie et la chocolaterie de Burton sans que Santa & Cie n'ai jamais à rougir de la comparaison.
Niveau casting, là encore il y a de quoi se régaler, Chabat (Réalité, La cité de la peur, etc) est au top dans ce rôle de père noël asocial, Pio Marmai (Maetro, etc) est également excellent tout comme Golshifteh Farahani que je découvre avec ce film et qui s'avère vraiment prometteuse. A ces acteurs, il faut ajouter quelques très bonne guests bien intégré à l'histoire comme le Palmashow ou Jean Pierre Bacri. Petit regret toutefois, j'ai eu du mal avec le jeu des enfants, je sais que c'est très compliqué de faire jouer des acteurs de cet âge mais ça sonnait vraiment faux dans certains passages. Heureusement, on ne les vois pas tant que ça et ils s'en sortent plutôt bien dans l'ensemble vu leur jeune âge. Autre petit regret, ne pas voir plus Audrey Tautou (L'écume des jours, Amélie Poulain, etc), son personnage avait du potentiel et l'actrice le porte bien.
A ma grande surprise, Santa & cie s'est donc avéré une excellente comédie, un film idéal en cette période de fête et également parfait pour une sortie familial. Une fois de plus Chabat a su être là où on ne l'attendait pas et faire montre de tout son talent pour livrer une oeuvre populaire au sens noble du terme. Enfin un film où l'on ne se fait pas skier.


Conclusion :

Excellente surprise que ce film de noël Français, c'est drôle, tendre et bien écrit. Bien sûr, il faut être sensible à ce genre d'oeuvres mais si c'est le cas c'est à voir absolument.

mercredi 6 décembre 2017

PIFFF


Bonjour à tous,
cette semaine, exceptionnellement je ne pourrais pas faire de critique (j'ai juste vu une avant première et je vous en parlerais au moment de la sortie). Du coup je prend 5min pour vous parler d'un événement auquel je n'ai pas le temps de participer à grand regret : le PIFFF(Paris International Fantastic Film Festival.


Le programme est vraiment tentant, j'ai vu quelques pépites dont je vais attendre la sortie avec beaucoup de fébrilité comme Dave Made a Maze ou The endless, sans même parler de Blade of the immortal. Bref, beaucoup de bons films potentiels à l'affiche et si vous avez un peu de temps cette semaine, je vous invite vraiment à vous pencher sur le programme de ce super festival.
Quant à moi je vous donne rendez-vous la semaine prochaine avec, je l'espère, une critique dès lundi histoire de reprendre les bonnes habitudes.
bonne semaine à tous

vendredi 1 décembre 2017

Thelma

Si je n'en avais pas entendu parler, Thelma fait partie de ces films dont la bande annonce intrigue et donne envie d'en savoir plus. Un film fantastique venu du nord, c'est l'occasion d'avoir quelque chose d'un peu différent des innombrables reboot dont on nous abreuve et donc potentiellement de bonne qualité. Voyons cela ensemble.





Date de sortie : 22 novembre 2017
Durée : 1h 56min
Réalisation : Joachim Trier
Casting : Eili Harboe, Okay Kaya, Ellen Dorrit Petersen
Genres : Drame, Science fiction, Thriller
Nationalités : Norvégien, Français, Danois, Suédois

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Synopsis

Issue d'une famille très religieuse, la discrète Thelma a beaucoup de mal à s'intégrer au sein de son université. Frappé d'une crise d’épilepsie, elle fait la connaissance d'Anja dont elle tombe irrésistiblement sous le charme. Dès lors, la jeune fille doit se débattre entre sa mystérieuse condition physique, la culpabilité de son désir homosexuel et les étouffants secrets de sa famille.


Critique :

Thelma est le nouveau film de Joachim Trier, un réalisateur que je n'avais encore jamais eu l'occasion de découvrir et qui se frotte ici pour la première fois au fantastique. L'histoire n'a rien de très originale, elle évoque fortement le classique de Stephen King Carrie mais dans un traitement moins spectaculaire et plus humain. On y suit une jeune fille élevé dans la foi partagée entre ses croyances et sa sexualité. Le personnage est très attachant et on suit son évolution avec beaucoup de plaisir.  Eili Harboe qui joue ici dans son troisième film, et que je découvre pour la première fois, est simplement parfaite dans le rôle de cette jeune fille fragile et tourmenté qui doit trouver son équilibre. Elle apporte beaucoup de douceur à un univers froid, dur et inquiétant. Le reste du casting est à la hauteur avec notamment des parents très justes dans un jeu oscillant entre le bienveillant et l'inquiétant. On notera que le réalisateur a pris le risque d'employer des acteurs débutants comme Okay Kaya (une chanteuse), un risque payant puisqu'il n'entache en rien le niveau de jeu du film.
Si le film est moins spectaculaire que la bande annonce peut le laisser penser et pourra refroidir les amateurs de blockbuster, il possède une belle ambiance vénéneuse qui laisse le temps d'apprécier l'évolution du personnage et la découverte de ses mystères. Nous sommes ici clairement plus dans le drame social que dans le thriller occulte pourtant le mélange trouve un équilibre très efficace. Et le fait que le réalisateur ne cède pas à la facilité ne l'interdit pas de proposer quelques scènes spectaculaire dans les utilisations de pouvoir. Il se permet également des images très forte comme cette introduction qui marque tout le film de son empreinte inquiétante ou ces scènes lourdement chargées de tension sexuelle.
Niveau réalisation, comme je viens de l'évoquer, c'est du beau travail, les images sont léchées, les ambiances profonde et les effets impressionnants sans être tape à l’œil.
A la musique, Ola Flottum livre également un travail de qualité, une BO discrète qui vient renforcer l'ambiance sans en faire trop.
S'il n'apporte pas beaucoup d'originalité et qu'on pourra lui reprocher un rythme un peu lent, Thelma réussit tout de même à s'imposer grace à une mise à jour réussie d'une histoire classique, renforcée d'images marquantes et portée par une actrice brillante. On ajoutera à ça le positivisme de l'histoire et on pourra se réjouir d'un souffle d'originalité bienvenue en ces temps de rebootite aigue.



Conclusion :

Très bonne surprise que cette relecture de Carrie de Stephen King, le rythme est un peu lent mais l'ambiance prenante et le message appréciable.