Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
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lundi 8 avril 2019

Shazam!

Je n'ai jamais été un gros fan de Captain marvel (oui parce que c'est le vrai nom de Shazam en fait), je l'ai toujours considéré comme un Superman kitchouille (déjà que Superman...) et si certains scénaristes ont réussi à faire de très belles choses avec le personnage, la bande annonce du film était tout sauf prometteuse. Pourtant, j'ai eu l'occasion de me faire mon avis alors il est temps de vous en parler.





Date de sortie 3 avril 2019
Durée : 2h 12min
Réalisateur : David F. Sandberg
Casting : Zachary Levi, Asher Angel, Mark Strong
Genres : Action, Fantastique
Nationalité : Américain

Synopsis :

Un vieil homme enlève des enfants dans sa grotte pour les pénétrer de son pouvoir s'ils s'en montrent digne. L'un d'eux deviendra un super héros : SHAZAM.  (si,si, je vous jure, c'est la vraie histoire, enfin le début en tout cas :D )

Critique :

Les adaptations DC au cinéma, jusque là on ne peut pas dire que ce soit glorieux (Justice League, Wonder Woman, Suicide Squad, etc). Si j'aime beaucoup leur volonté de faire des films adultes et complexes, je regrette des concessions constantes qui finissent par fabriquer des films mal construit et qui ne fonctionne pas. Les spectateurs ne s'y trompent d'ailleurs pas et le succès des films DC n'a rien de comparable à celui des films Marvel. Il ne faut donc pas s'étonner que celui qui s'appelait naguère Captain Marvel se voit adapté au cinéma sous le nom de SHAZAM en suivant la recette des films Marvel.
Finit la prise de tête et les ambiances dark, on se retrouve ainsi avec un film parodique grand public plutôt à destination des ados (qui se passe pendant Noël pour surfer sur l'ambiance film de noël).
Toutefois, ne faisons pas la fine bouche, si la bande annonce laissait craindre le pire, le film est au contraire très bien dosé et DC réussit enfin (je n'ai pas vu Aquaman, peut-être était-ce déjà une réussite) à faire un divertissement de qualité.
Est-ce que les fans de super héros apprécieront ? Probablement pas les puristes. Malgré toute sa puissance (SHAZAM est l'équivalent de Superman) le personnage est traité avec beaucoup de dérision. Cela s'explique simplement, Shazam étant un enfant dans un corps d'adulte, il se comporte donc comme un enfant ce qui ne lui donne que peu de prestige. Cela explique surement le fait que le costume soit un peu kitch, il colle avec l'ambiance décalée voulu pour le film.
Si le film ne repose pas vraiment sur Zachari Levi (Chuck, etc) l'acteur se révélé très drôle dans son personnage, un super héros très maniéré et frimeur assez éloigné de ce dont on à l'habitude. La performance n'a rien d'inoubliable(et ne sauvera pas une carrière sur le déclin) mais reste plaisante. Au contraire, Asher Angel et Jack Dylan Grazer (ça, etc) se taillent la part du lion dans un duo comique très réussi offrant autant de scènes émouvantes que drôles. Enfin, Marc Strong (Kingsman, Imitation game, etc) est fidèle à lui même dans un rôle de méchant monolithique mais bien construit et le reste du casting est relativement bien choisi.
Les personnages sont vraiment un point fort du film car ils lui offrent beaucoup de richesses et s’avèrent même prometteur en vue d'une suite.
Niveau réalisation, David F. Sandberg (Annabelle 2, dans le noir, etc) plutôt habitué des films d'Horreur s'en sort plutôt bien même si l'ensemble est très conventionnel. Étonnamment, le potentiel horrifique des "vices" n'est absolument pas exploité, probablement pour rester tout public.
Niveau effet spéciaux, c'est assez qualitatif mais pas vraiment ce qu'on a vu de mieux dernièrement. Il n'y a pas de scène marquante et certains effets (je pense aux "Vices" notamment et à l'effet de fumée) me semble un peu daté.
A mon sens le plus gros défaut du film, c'est sa longueur. On se retrouve une fois de plus avec un film de plus de 2h, tout ça pour une origine story plutôt basique. Certes, le scénario exploite de nombreuses pistes (les origines de Billy, son arrivée dans une nouvelle famille, ses rapports avec les autres, l'apprentissage de ses pouvoirs, etc) mais ça n’empêche pas de sentir qu'une demi-heure de moins aurait permis un film plus punchy en cohérence avec la volonté d'un film léger.
Dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment devant ce SHAZAM!, rien de nouveau sous le soleil, toujours la même recette (surtout qu'il s'agit vraiment juste d'une origine story donc on est sur la base de la base) mais c'était agréable à voir notamment grace à tout l'aspect famille d'accueil. Si le film n'est pas inoubliable, je serais vraiment curieux d'avoir une suite car non content de se terminer de façon surprenante (rien de fou non plus, mais un plus tout de même) la situation finale offre à mon sens un potentiel bien plus intéressant que celui offert à l'origine. Bref, si vous voulez vous détendre au cinéma, c'est peut-être le film qu'il vous faut.


Conclusion :

Reprenant la recette magique de Marvel, DC nous sort un film de super héros fun et décomplexé auquel on pourra juste reprocher quelques longueurs.

vendredi 20 octobre 2017

Kingsman : le cercle d'or

Un nouveau film de Matthew Vaughn, bien sûr que je fonce le voir et que je vous critique ça immédiatement. Vous doutiez encore que j'étais complètement fan de ce réalisateur depuis Layer Cake ? Tous dans le cab' et en route pour le pays merveilleux des réalisateurs Anglais fan de comics.





Date de sortie : 11 octobre 2017
Durée : 2h 21min
Réalisateur : Matthew Vaughn
Casting : Taron Egerton, Colin Firth, Mark Strong
Genres : Action, Espionnage, Comédie
Nationalités : Britannique, Américain

Synopsis:

L'agence d'espionnage british la plus classe et secrète au monde revient. Cette fois, les KINGSMAN devront affronter une menace encore plus dangereuse et capable de les détruire. Un ennemi si retors qu'ils devront faire appel aux STATESMAN, leurs homologues américains, pour avoir une chance d'accomplir leur mission. Ensemble, ils affronteront le mystérieux Cercle d'Or une organisation impitoyable au but mystérieux.

Critique:

Sorti en 2015, le premier Kingsman avait été une merveilleuse surprise. Totalement inattendu, c'était un pastiche de James Bond complètement survitaminé qui apportait beaucoup de fraîcheur à un genre sclérosé (revoyez Spectre si vous avez un doute). Le fait que ce soit réalisé par Matthew Vaughn (Kick-ass, Stardust, etc) ne gâtait rien, le réalisateur ayant un don certain pour réaliser des films prenants, originaux et drôles.
L’intérêt d'une suite à ce premier film n'était pas évident, bien sûr le potentiel était là mais le risque de n'exploiter la license que pour l'argent était très fort tout comme celui de se retrouver avec un Kick-ass 2.
Heureusement, le réalisateur n'a rien perdu de son talent ou de son envie de faire des bons films et ce deuxième opus se révèle également explosif. Dès le début, le réalisateur nous gratifie d'une scéne d'action spectaculaire et ce ne sera clairement pas là seule du film (qui aurait cru qu'on pouvait faire une baston cool avec un lasso ? )
Pour autant, à aucun moment le cercle d'or n'égale vraiment la fraîcheur et la démesure de la scène de l'église de Kingsman. Même l'histoire s'avère plus confuse et moins maîtrisée. Pire, à multiplier les personnages le film ne les respecte pas vraiment et leur destin ne nous touche donc pas vraiment. Reste pourtant quelques scènes émouvantes, surtout une en fait, un magistral flashback visuellement très travaillé et dramatiquement intense.
Niveau casting, le réalisateur met une fois de plus les petits plats dans les grands puisque en plus de  Colin Firth (Magic in the Moonlight, Le journal de Bridget Jones, etc) et Mark Strong (John Carter, La taupe, etc)  dans leur précédent rôle de James bond et Q, on retrouvera Julianne Moore (Don Jon, Hunger Games, etc) fabuleuse dans son rôle de grand méchant rétro. Plus anecdotiques dans l'histoire mais tout aussi mémorable, Halle Berry (Cloud Atlas, X-men, etc) en scientifique, Channing Tatum (Ave césar, Fox catcher, etc) et Pedro Pascal (Games of thrones, etc) en espion cowboy bad-ass et Jeff Bridges (True Grit, The big Lebowsky, etc) en PDG. On notera également la présence hilarante d'une guest de choix vraiment bien mise en valeur.  Personnage principal du film, Taron Egerton s'en sort merveilleusement même s'il est probablement le moins connu du cast.
Les personnages sont tous caricaturaux mais savoureux c'est aussi la force de la série que de tout pousser au maximum jusqu'à atteindre un équilibre très instable mais jouissif entre James Bond et Austin powers. Un choix créatif qui offre des idées intéressantes comme le côté extrême de l'habituelle scène de séduction de l'agent ennemi. Une scène particulièrement gênante visant, selon moi, à dénoncer ce passage obligé et vulgaire des films d'espionnage (passage qui m'avait particulièrement choqué dans le dernier James Bond: Spectre). Pour autant, je regrette que le film perpétue encore les même schémas masculin que les autres films du genre. Plusieurs personnages féminin ont du potentiel mais elles restent très inexploité dans ce film
Pour conclure, je dirais que j'ai passé un bon moment devant ce deuxième Kingsman mais qu'il n'a pas autant de qualités que son prédécesseur. L'histoire essaye d'en dire trop, balayant parfois un peu trop facilement certain détails et s’empattant de longueurs inutiles. Je regrette aussi le côté très accessoire de Channing Tatum Surtout, bien que spectaculaires, les scènes d'actions n'égalent pas la virtuosité de celle du premier et aucune idée n'égale l'originalité du finish du premier film. Un bon divertissement donc, mais pas à la hauteur de ce qu'avait déjà fait Matthew Vaughn. Une suite est très clairement envisagé je ne saurais dire s'il faut la redouter où s'il faut s'en réjouir.


Conclusion:

Si la série Kingsman reste une valeur sûre, ce deuxième opus est un peu moins maîtrisé et souffre de quelques longueurs.

un joli concept art

vendredi 20 février 2015

Imitation game

je suis en retard, je suis en retard, je suis en retard...depuis que j'ai un vrai travail(oui, parce que intermittent ce n'était pas un vrai travail, je vous jure...) j'ai l'impression d'être en permanence à la bourre. Ces derniers temps j'ai pu allé un peu au ciné mais la conséquence c'est que je ne trouve pas le temps d'écrire les critiques. J'en ai donc déjà deux en retard pourtant je tenais à faire passer celle-ci en priorité, voyons de quoi ça nous parle.





Date de sortie: 28 janvier 2015
Durée: 1h55min
Réalisation: Morten Tyldum
Csting: Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode
Genre: Biopic , Drame
Nationalité: Américain , britannique


Synopsis:
L'histoire vraie du génial mathématicien Alan Turing et des conséquences de sa lutte pour déchiffrer les messages de la terrible machine Nazi: Enigma


Critique:
Aaaaaahhhhh, Benedictttttt
On ne va pas se mentir, il s'agissait de ma principale motivation pour aller voir ce film. Il faut dire que je ne connaissais pas le réalisateur, qui en est pourtant à son troisième film et je ne suis pas un grand adepte des biographies. Mais ici, il faut reconnaitre que l'on a affaire à du très beau travail.
Outre le matériel de base qui est passionnant: l'époque, le personnage, le sujet, le scénario est suffisamment travaillé pour être captivant de bout en bout, transformant cette "banale" biographie en véritable thriller. Et non content d'être haletante l'histoire se révèle: drôle, touchante et intelligente. Comment ne pas réfléchir à notre société quand on voit ce qu'il se passait il y a encore peu en Angleterre et les conséquences que ça a eu.
Outre l'histoire dont je n'aurais de cesse de vanter les mérites, le film se repose également sur un casting de choc. Avec Benedict Cumberbatch ("Sherlock") saisissant dans son rôle de marginal, tellement attachant dans ses particularités mais aussi Matthew Goode ("Stoker", "the good wife") séduisant en diable et Keira Knightley que je déteste en temps normal mais qui s'avère ici vraiment très bonne. A ça s'ajoute quelques excellents seconds rôles comme, excusez du peu, Marc Strong ("John carter" etc) ou Charles Dance  ("Game of thrones") et Allen Leech ("Downton Abbey")
Enfin, je concluerais en disant quelques mots sur la BO, encore une grande réussite d'Alexandre Desplat ("De rouille et d'os", "Zulu" etc), un compositeur décidément prolixe en plus d'être très talentueux.
Bref, vous l'aurez compris, même si cette critique est un peu expédiée, je recommande fortement ce film. Seul défaut notable, quelques longueurs, mais honnêtement je chipote.



Conclusion:
Une excellente biographie, l'histoire est passionnante et remarquablement interprétée. A voir absolument.

mardi 20 mars 2012

John Carter from Mars

Ce qui choque d'abords lorsqu'on voit la bande annonce de John Carter, c'est à quel point ça semble manquer d'originalité. On pense inévitablement à "Avatar", qui faisait déjà lui-même penser à "Pocahontas" qui n'avait déjà rien d'original. Bref, on se dit que les studios manquent méchamment d'imagination. Et puis, on se renseigne et on apprend que John Carter est né de la plume de Edgar Rice Burrough, le père de "Tarzan", que son "Cycle de Mars" date de 1912 et on se dit qu'on manque grave de culture et qu'on n'est content de ne pas tenir un blog de littérature. Mais revenons en à nos moutons, je suis allé voir John Carter.





Date de sortie: 7 mars 2012 (2h 20min)
Réalisé par: Andrew Stanton
Avec: Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton, Willem Dafoe, Mark Strong, Bryan Cranston
Genre: Science fiction, Aventure, Action
Nationalité: Américain


Synopsis: John Carter, ancien capitaine de cavalerie, essaye d'échapper à son devoir pour retrouver une mythique mine d'or. Cette quête va l'amener à être accidentellement transporté sur Mars en plein coeur d'une guerre séculaire à laquelle il ne pourra pas échapper.




Critique:

Puisque la comparaison est inévitable, commençons par ça, quel rapport avec Avatar. D'un point de vue scénaristique (ce qui me touche le plus personnellement) John Carter remporte aisément la mise. La trame est assez proche, mais John Carter apporte les petits plus (les scènes sur terre notamment) qui font vraiment la différence. D'un point de vue interprétation, les deux héros sont assez similaire (en terme de richesse d'interprétation et de charisme, pas de personalité), ils remplissent le rôle, mais ni plus ni moins. Taylor Kitsch (des trucs...), s'il est bel homme et joue correctement, n'a pas non plus un charisme de fou, on ne peut pas dire qu'il soit marquant tout comme Sam Worthington (d'autres trucs, mais pas mieux...). Par contre, Avatar pouvait compter sur Sigourney Weaver ("Alien", "SOS Fantômes", etc) au top de sa forme alors que John carter ne peut se reposer que sur quelques savoureuses apparitions ( Bryan Cranston, Willem Dafoe), l'actrice principale, Lynn Collins ("Bug", "le nombre 23", etc), étant très jolie mais ne suscitant pas énormément d'émotion. Enfin, la grande force d'Avatar résidait dans tout l'aspect "ethnologique". La planète Pandora était l'oeuvre d'un travail énorme tant sur son aspect que sur sa faune ou sa flore. Le simple fait de découvrir son écosystème était un plaisir et c'est en cela que la 3D se justifiait le plus, elle ajoutait au côté immersif de l'expérience. Dans John Carter, Mars est aride, il n'y a aucune végétation, deux sortes d'animaux et vraiment rien à explorer. En fait, on se fout même complètement du côté "exploration" qui se limite à son minimum. Bilan, Avatar remporte la comparaison de peu, mais ne nous arrêtons pas là.

oui, il y a pire qu'un caniche ou qu'un teckel
Malgré son manque de variété, l'univers de John Carter fourmille de bonnes choses: Costumes, architecture, et technologie sont très réussie. Outre un superbe design, les vaisseaux volants possèdent un fonctionnement vraiment trippant, sans parler de la technologie "filaires" qui offre de grands moments d'effets spéciaux. De plus, comme je le disais plus haut le film est riche d'idées originales, comme l'explication des "supers pouvoirs" de John Carter, des petits plus qui, couplé à un humour qui fait mouche, donnent envie d'en voir plus. On regrettera par contre de petits problèmes de rythme qui font que le film parait un peu long. Si les acteurs n'ont rien d'exceptionnel dans l'ensemble, le bestiaire 3D est très réussi et on se réjouira de retrouver des seconds rôle comme Bryan Cranston ( "Breaking Bad","Breaking Bad","Breaking Bad","Breaking Bad","Breaking Bad", etc).
Pour finir, je dirais que j'ai assisté au film en 3D et que cette séance à une fois de plus apporté de l'eau à mon moulin de détracteur de la 3D. Elle n'ajoute rien de plus au film à part la corvée de porter des lunettes (on ne m'ôtera pas de l'idée que le procédé n'est qu'un complot de geek visant à se venger de tous les gens qui les ont traités de "binoclard")








Conclusion: 
un honnête divertissement, malgré de légères longueurs on se laisse emporter par les errances de cet homme brisé et surtout, on se laisse surprendre par la structure plus inventives que l'on aurait pu s'y attendre. Le spectateur se prendra probablement même à attendre la suite tant les possibilités sont grandes (où à se jeter sur les livres s'il est du genre impatient)
Anecdote : Pour les fans de comics, il est amusant de noter que vous comprendrez bien mieux le début du troisième tome de "la ligue des gentlemen extraordinaire" en voyant John Carter.