Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

lundi 14 avril 2014

La crème de la crème

Après cette débauche de film américains, il est temps que je fasse un peu de quota Français, et pour cela autant choisir le haut du panier: la crème de la crème





Titre réaliste: Presque Social Network
Date de sortie: 2 avril 2014
Durée: 1h30min
Réalisation: Kim Chapiron
Casting: Thomas Blumenthal, Alice Isaaz, Jean-Baptiste Lafarge
Genre: Comédie romantique
Nationalité: Français

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

SSynopsis:
Dan, Kelliah et Louis sont trois étudiants d'une des meilleures écoles de commerce de France. Pour se distinguer de la masse, il décide d'appliquer les lois du marché aux relations humaines. Un jeu dangereux qui leur permettra de se découvrir.

Critique:
Troisième film de Kim Chapiron après l'approximatif "Sheitan" et le très bon "Dog Pound", "La crème de la crème" s'annonçait comme un thriller aussi musclé que ces précédentes oeuvres. Le pitch était plutôt osé, flirtant doucement avec la corruption des élites et le ton semblait mordant si l'on en jugeait les apparences. Bref, personnellement j'attendais beaucoup de ce nouveau film.
Et le début était plutôt prometteur, acteurs talentueux, bande-son hallucinante oscillant entre des vieux classiques français genre Sardou et des tubes electros genre Justice, c'était drôle, assez subtil, mais malheureusement ça ne correspondait pas du tout à mes attentes. J'oserais même dire que le film manque de maîtrise, voir est un peu mensonger.
En effet, si des sites comme Allocine référence ce film somme étant une "comédie dramatique", il s'agit
bel et bien d'une "comédie romantique" et c'est le problème.
Je vais me permettre pour une fois d'être légèrement plus analytique et de spoiler un peu.
Le film est vendu sur le thème de "la prostitution dans les grandes écoles" et plus globalement sur l'influence de ces grandes écoles. Et c'est effectivement le thème de la majeure partie du film. Sauf qu'à cette intrigue principale s'ajoute une sous-intrigue: une histoire d'amour. Un choix pas complètement dénué d'intérêt puisque l'intrigue principale sur la prostitution permet de parler des relations homme femme. Mais, le problème réside dans l'imbrication de ces deux intrigues. En toute logique on suit majoritairement l'intrigue principale puis seulement au bout d'un moment on s'intéresse à l'intrigue secondaire. Sauf que cette intrigue secondaire prend totalement le pas sur la principale au point que l'intrigue principale ne soit finalement plus qu'un macguffin (un artifice qui justifie l'action des personnages) pour justifier l'histoire d'amour.
En conséquence là où la bande-annonce laisse espérer un thriller, le film est au contraire totalement anti climatique, désamorçant toujours presque instantanément les moindres soucis rencontrés par les protagonistes. La conclusion est également insatisfaisante puisqu'elle ne répond qu'a l'intrigue amoureuse et pas du tout au reste de l'histoire, qui avait pourtant passionné le spectateur jusque-là.
Pour autant, le film n'est pas désastreux, le sujet est vraiment fort, c'est drôle, bien réalisé, mais malheureusement c'est faussement provoc (quasi pas de sexe, pas de violence, etc) et le thème le plus intéressant est négligé. Au lieu d'un thriller de qualité, on se retrouve donc juste avec un teen moovie plus sérieux qu'à l'accoutumé.
Bref, je recommande tout de même, car il y a beaucoup de points positifs, mais je n'en reste pas moins déçu de ce choix d'écriture que je trouve vraiment regrettable.



Conclusion:
La crème de la crème est un film décevant servi par une communication mensongère. Loin du drame un peu lourd que nous vend la bande-annonce, on se retrouve avec une gentille comédie romantique légèrement subversive. C'est certes original, mais tellement décevant quand on voit le potentiel de l'ensemble.

Quelques news

On commence la semaine avec une mauvaise nouvelle: le blog va entrer en hibernation.
Je viens de commencer un nouveau travail qui va me prendre beaucoup de temps, donc comme j'ai encore le roman (Carrousel Funeste) à gérer et le film (Les seigneurs d'Outre monde) à finir, cela me laisse peu de temps à consacrer au Blog.
Tout n'est pas fini pour autant.
Sur Facebook, je vais poursuivre le programme au quotidien mais je ne choisirais plus qu'un film par soir.
Sur le blog, j'essaierais de publier des critiques cinés lorsque j'aurais le temps d'aller au cinéma.
Bref, El programmator n'est pas mort mais il va se mettre à un rythme plus "mexicain" :p

jeudi 10 avril 2014

47 ronin

C'est une fois de plus le hasard qui me poussa à entrer dans la salle de 47 ronin. J'ai beau apprécier la culture asiatique et spécialement nippone, rien n'avait vraiment réussi à me séduire dans ce projet, de l'affiche, de la bande annonce, du pitch ou du casting. Voyons ensemble si j'avais raison de me méfier ou pas.






Titre réaliste: Keanu Reeves, un samouraï, et plein de japonais qui se demandent ce qu'ils font là

Date de sortie: 2 avril 2014 (1h59min)
Réalisation: Carl Erik Rinsch
Casting: Keanu Reeves, Hiroyuki Sanada, Kô Shibasaki
Genre: Arts Martiaux , Action , Fantastique
Nationalité: Américain

Synopsis:
Un an après que le terrible lord Kira ait réussi à forcer le seigneur Asano au seppuku, 47 de ses anciens vassaux aidés d'un sang-mêlée qu'il avait adopté, décident de venger la mort de leur maitre en sauvant sa fille unique d'un mariage d'intérêt.


Critique:
Premier film de Carl Erik Rinsch, 47 Ronin est une adaptation d'un mythe très populaire au Japon et qui a déjà connu de nombreuses adaptations dans divers média. L'adaptation est cette fois le fruit du travail de Chris Morgan, le scénariste de "Fast and furious"......
............
Malheureusement oui, je pense que tout est dit.
Quand le scénariste de "Fast and furious" travaille avec un réalisateur inconnu sur une histoire ultra exploitée et pour l'un des acteurs les moins expressif de sa génération, on peut difficilement obtenir un chef d'oeuvre.
Alors oui, les images sont jolies, il y a un beau travail sur les créatures mythiques inspirées par Myazaki, de belles "reconstitutions" de l'univers Japonais. Oui, c'était un bel effort que d'engager un maximum d'acteurs Japonais pour renforcer l'ambiance(même si l'anglais très approximatif qu'il parle en bloquera plus d'un). Oui, l'élément fantastique s'intègre assez bien dans l'histoire mais non, rien n'est original ou réussi.
Des 47 Ronin du titre, l'on n'en retrouve finalement qu'un, qui semble n'être là que pour servir de faire-Robin des bois prince des voleurs". Là, où le film semble vouloir s'approcher au plus près des traditions et de l'esprit Japonais, il échoue en ne soignant aucun des détails, à l'image de ce samouraï qui se sert de son sabre comme d'une scie. Il se perd aussi parfois dans des détails inutiles comme le personnage de Zombie boy mis en avant pour rien, où ce gigantesque guerrier qui semble important mais n'a en fait aucun intérêt, sans parler de cette romance mièvre et stérile. En fait, le film ressemble beaucoup à une oeuvre bancale qui aurait souffert des modifications commerciales de la production.
valoir à Keanu Reeves, le reste des combattants n'étant qu'une masse informe et décorative. Là, où le titre laissait espérer le développement d'un groupe de personnage en vue d'une quête commune, l'on se retrouve avec une version nippone et convenue de "
Je sauverais en partie les effets qui sont assez réussi, j'aime beaucoup ceux de transformation de la
sorcière qui ont le mérite d'être originaux et très esthétique.
Au niveau des acteurs, c'est assez réussi. Keanu Reeves ("Keanu Reeves contre l'informatique, Keanu Reeves contre l'enfer, Keenu Reeves contre les surfers, etc) joue Keanu Reeves mais le reste du casting est plutôt bien campé.
Dans l'ensemble c'est tout ce que j'arriverais à dire de bien du film, je ne m'y suis pas vraiment ennuyé, c'était un divertissement plaisant à regarder mais qu'on oublie aussi vite qu'on l'a vu tellement il manque d'intérêts



Conclusion:
Un film divertissant et regardable mais qui manque tellement d'originalité et de caractérisation qu'on l'oublie une fois sortie de la salle.