Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)
Comme chaque année vous trouverez ici mon top 10 des séries de l'année. Ce sera très probablement le dernier car je vais mettre le blog en sommeil.
Vous l'aurez remarqué, cela fait déjà plusieurs semaines que j'ai du mal à sortir une critique, j'ai une bonne quinzaine d'œuvres sur lesquelles j'aurais du écrire quelque chose mais pour lesquelles je n'arrive pas à me motiver indépendamment de leur qualités respectives.
Je dois admettre qu'aujourd'hui, rédiger pour le blog est plus devenu une corvée qu'autre chose et que j'ai besoin de temps pour les projets qui me font plus vibrer comme l'écriture ou Tarothor.
Je vous remercie d'avoir suivi ce blog, j'espère qu'il vous aura permis de faire des découvertes et que j'aurais su vous faire comprendre ma vision de la fiction, voir de la création.
Si vous voulez continuer à suivre ou soutenir mon travail, vous pouvez toujours acheter mes livres (sur amazon) ou vous abonner à Tarothor.
Cela fait des lustres que je n’ai pas sortis de critiques sur le blog, la liste de celles que je dois écrire s’allonge de jour en jour avec des choses excellente et le pire c’est que le dernier article que j’ai sorti était sur un étron. Ne pouvant décemment rester sur cette mauvaise impression, il fallait que je sorte l’artillerie lourde pour mon retour en fanfare (tutududutttttt, ça c’était la fanfare)
Date de sortie en salle : 27 octobre 2021
Durée :1h 57min
Genre : Thriller, Epouvante-horreur
Réalisation :Edgar Wright
Scénario : Krysty Wilson-Cairns, Edgar Wright
Casting Thomasin McKenzie, Anya Taylor-Joy, Matt Smith (XI)
Synopsis :
Eloise a la chance d'être accepté dans une grande école de mode londonienne. Seule et loin de chez elle, cette jeune femme qui ne trouve de répit que dans les années 60 va bientôt se retrouver hanté par cette période.
Critique :
Et oui, aujourd’hui on parle de Last night in Soho, autant vous le dire tout de suite : j’ai adoré. Il fallait au moins ça pour laver mon âme de 8 rue de l’humanité, on comprend sans mal pourquoi l’un sort en salle et pas l’autre (bien que ce ne soit pas gage de qualité).
Last night in soho c’est donc le petit dernier de Edgar Wright, que vous connaissez surement pour Shaun of the dead, mais qui a réalisé bien d’autres films moins connu et peut-être plus intéressant comme Scott Pilgrim ou Baby Driver.
Réalisateur Geek par excellence, Wright n’a de cesse de repousser les murs, il a commencé en dynamitant les genres pour son improbable trilogie Corneto (un film d’horreur, un film d’action et un film de SF qui surtout trois comédies) puis a pris un malin plaisir à jouer avec la réalisation et la mise en scène comme dans Scott Pilgrim
Cette fois, il nous revient avec une histoire de fantôme très bien pensée, une belle manière de dénoncer le culte de la nostalgie qui frappe l’industrie du divertissement toujours plus fortement.
Niveau réalisation, c’est une fois de plus un régal, la façon dont il fait vivre les deux
personnages féminin sur un même plan à travers les jeux de miroirs est remarquable, et certains plan sont de toute beauté. Et je ne parle même pas de la virtuosité de l’enchainement de certaines scènes. Une grande leçon de réalisation.
Niveau casting, j’étais ravi de retrouver Matt Smith, qui reste l’un de mes Doctor Who préféré, dans un rôle aussi séduisant qu’inquiétant mais ce sont surtout les deux actrices Thomasin McKenzie ( jojo rabbit, etc) et Anya Taylor-Joy (Queen’s gambit, etc) qui se taille la part de la lionne. Elles dévorent l’écran avec des rôles extrêmement riches leur permettant de jouer une palette très large d’émotions. A noter le petit rôle de Diana Rigg, probablement son dernier après que la célèbre Emma Peel soit revenu sur le devant de la scène dans Game of Thrones.
Pour finir, la bande son est très entrainante, à l'image de celles de ces précédents films.
Sans l’ombre d’un doute, Last Night in soho est un nouveau joyau de la couronne de Wright. Un film à voir absolument pour les amateurs de fantastiques et les cinéphiles et que je recommande à tous tant l’histoire est riche, prenante, belle et rythmée.
Conclusion
Une fois de plus le réalisateur ne déçoit pas et prouve qu’un film de genre peut-être une œuvre d’art.
Ne nous mentons pas, les comédies françaises, ça n'a jamais été ma came. En fait, c'est une forme de curiosité malsaine qui m'a poussé à regarder ce nouveau film de Dany Boon sortit directement sur Netflix. Est-ce que le direct to Netflix est le nouveau direct to dvd ? C'est ce que nous allons voir.
Dans l'immeuble du 8 rue de l'humanité, des voisins sont forcé de s'entraider au cœur de la pandémie de Covid.
Critique :
Dites, ça vous tente un film sans originalité qui empile les poncifs sur le (oui on dit la, mais je refuse) Covid ?
Alors foncez vite regarder le petit dernier de Dany Boon, il est fait pour vous ! Sinon, poursuivez la lecture de cette courte critique qui vous expliquera pourquoi il y a des milliards de films plus intéressant.
Et la réponse à ma toute première question est oui : Direct to Netflix veut bien dire que tu n'es pas digne de sortir en salle et ça en dit long vu le nombre de bouses qui arrivent déjà à sortir au cinéma.
Bref, 8 rue de l'humanité est le nouveau film de Dany Boon, un comique qui a connu la gloire dans les années 2000 grâce à un habile pastiche de la culture Chtimi et qui a connu son apogée en 2008 grâce au film Bienvenue chez les Ch'tis, habile recyclage de ses sketchs. Depuis, il n'a fait que s'auto plagié avec des films toujours plus vide jusqu'à devenir la parodie de lui même dans son petit dernier. Dany Boon n'est désormais plus qu'une version lowcost de Jim Carrey, grimaçant mollement pour extorquer quelques sourires.
Que dire du film en lui même ? Il n'a pas que des défauts, on pointera ainsi de très beaux plans de drones d'un Paris
entièrement vide. des images superbes qu'il est toujours aussi étrange de voir. On trouvera également une jolie scène autour d'un théâtre d'ombre chinoise et un pitch dont un réalisateur comme Albert Dupontel aurait pu faire quelque chose de vraiment dingue. Loin de cette hypothétique folie, on se retrouve ici devant une soupe froide grand public formaté pour le prime time. C'est le niveau d'écriture et de réalisation de Plus Belle la vie, sauf que ce programme à l'excuse d'être quotidien.
Au niveau du casting, il y a des choix intéressants, je me réjouissait pour ma part de retrouver François Damiens (qui n'a plus à prouver son potentiel comique), Yvan Attal (très bon réalisateur) ou Liliane Rovère (brillante dans 10%), j'étais même curieux de voir Alison Wheeler que je n'avais pas revu depuis l'époque du Studio Bagel. Au final, si Liliane Rovère et Laurence Arné réussissent à tirer leur épingle du jeu, ainsi que les enfants même si leur histoire d'amour m'a saoulé (critique absolument subjective), le reste du casting fait peine à voir avec une mention spéciale génance pour Yvan Attal dans un contre emploi grotesque mal dirigé qui le rend ridicule.
C'est d'ailleurs le principal défaut de ce film, il n'ose jamais franchir la ligne pour être sûr de rester grand public, on se retrouve donc devant un épisode de Dora l'exploratrice trop long.
Enfin, le coup de pelle final vient assurément du fond de l'histoire. J'ose espérer que Dany Boon n'y a pas réfléchit et a juste écrit tout ce qui lui passait par la tête, ce ne serait pas glorieux mais il aurait au moins une excuse sur le message puant que véhicule ce film. Car 8 rue de l'humanité reflète une vision de notre société, les personnages sont donc des blancs aisés et privilégiés en dehors de l'homme de ménage et de sa femme qui a le covid. La majorité des blancs sont des sales types qui finalement sont montré comme des braves gens alors qu'ils n'ont sensiblement pas changé (enfin si, ils ont fait une flash mob...), ils sont juste montré comme transformé par la magie du vide scénaristique (c'est surtout flagrant pour le personnage de François Damiens). Mais la cerise sur le gâteau de caca c'est le sort réservé à la concierge SPOILER
En effet, celle-ci meurt à la fin du film mais tout est bien qui finit bien car les héros font une flash mob pour réconforter son mari. En bon nanti, Dany Boon reproduit les inégalités, il montre comment les minorités payent le prix le plus lourd en temps de crise tout en l'excusant parce que les nantis applaudissent aux fenêtres. Et ce ne sont pas les 2 ou 3 petites critiques lancé par un enfant sur un film de 2h qui suffiront à compenser le fond réel de l'histoire. L'Humanité de Dany Boon ce sont donc des blancs privilégiés qui font des bonnes actions pour se donner bonne conscience pendant qu'ils continuent de profiter de l'exploitation des racisés.
Bref, j'ai le seum.
Conclusion :
On touche le fond, il manque juste Christian Clavier.