Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

lundi 9 décembre 2013

Hero corp saison 3

Bon, je vous ai pas mal cassé les pieds avec la saison 3 d'Hero corp, maintenant que celle-ci est terminée, je me suis dit qu'il était probablement temps de revenir dessus et de faire le bilan.




Hero Corp saison 3 - Bande Annonce 1 par Studio-4-0

Création: Simon Astier, Alban Lenoir (2008)
Casting: Simon Astier, Alban Lenoir, Sébastien Lalanne
Nationalité: Française
Genre: Comédie
Statut: Saison 3 terminé, saison 4?
Format; 7 minutes (contre 26 les précédentes saison)

Synopsis:
Après avoir échappé à un naufrage, les héros vont devoir se reconstruire et faire face à de nouvelles menaces.



Critique:
C'est une bataille titanesque qu'a dû mener Simon Astier pour permettre à cette saison 3 de voir le jour. Hero corp est un véritable ovni dans le PAF, un phénomène jugé pas assez rentable pour prendre le risque de le poursuive mais bénéficiant d'une base de fan très active. Si la saison 1 sentait vraiment le bricolage entre ami, la saison 2 avait su régler de nombreux problèmes pour offrir un programme de meilleur qualité, une oeuvre rare dans notre PAF sclérosé. Pourtant, les audiences n'étant pas suffisante pour Comedie (qui produisait la série), la saison 3 a bien faillit ne jamais voir le jour. C'est finalement France 4 qui permettra à la série d'avoir une suite mais avec une différence majeure: le format. En effet, la série passe d'un 13x23' à 35x7'. Un format qui avait tout de suite inquiété mais pour lequel Simon Astier s'était montré rassurant.
Las, il faut bien l'avouer, ce format est le gros échec de la saison. Pour conserver un rythme prenant tout
au long des épisodes, l'histoire multiplie des cliffanghers plus inutiles et forcés les uns que les autres et les éléments de l'histoire s'enchainent sans cohérence réelle. Ce ne sont plus des ellipses auquel on assiste mais de véritables trous béants, sans même parler de la cohérence des personnages.
Niveau casting, on trouvera quelques nouvelles têtes bien plaisante à l'image de Justine le potier (Le visiteur du futur), Jonathan Coen (Les invincibles) ou Grégoire Ludig et David Marsais (Palmashow), mais toute ces nouvelles têtes ont un prix, une multiplication insupportable des personnages au point qu'aucun ne soit réellement développé, juste esquissé.
Un dernier petit mot sur l'application, annoncé comme un jeu, il faut reconnaitre qu'elle a été survendu, c'était juste un petit gadget peu convaincant qui n'aura eu que le mérite de permettre de voir des vidéos en avant première.
Alors oui, le constat peu paraitre dur mais il est à la hauteur de la déception. Tout est là pour que la série soit réussie, de bonnes idées, un super casting, de chouettes décors, mais la narration est vraiment raté et donne l'impression que cette saison 3 n'est qu'une bande annonce pour la saison 4. Tout ce que j'espère donc c'est que cette nouvelle saison aura permis à la série de devenir plus populaire et d'obtenir une saison 4 plus maitrisé qui permettra à Simon Astier et ses amis de montrer la pleine mesure de leur talent.
A noter que le dvd de la saison 3 sortira demain et que la saison sera surement plus agréable à regarder d'un bloc que jour après jour. Le deuxième comics est déjà sortie (j'en ferais surement la critique un jour) et il faut savoir que le premier comics contient de nombreux éléments permettant de mieux comprendre la saison 3.



Conclusion:
Avec son nouveau format, vraiment inadapté aux histoires que veulent raconter les scénaristes, la saison 3 est une véritable déception. Si l'on s'amuse encore beaucoup de la stupidité des personnages, l'histoire est faible, souvent bâclé et les épisodes sont globalement creux. L'envie de voir une saison 4 reste présente, mais avec l'espoir d'un retour à l'ancien format où d'un meilleur travail du découpage.

jeudi 5 décembre 2013

Cartel

On ne peux pas vraiment dire que je sois fan de Ridley Scott, au contraire ces derniers films me pousseraient plutôt à le détester. Pourtant, la bande annonce de Cartel m'a vraiment donné envie, elle avait l'air différente de ce qu'il fait d'habitude, il fallait que je vois ça de mes yeux.




Date de sortie: 13 novembre 2013
Durée: 1h51min
Réalisation: Ridley Scott
casting: Michael Fassbender, Penélope Cruz, Cameron Diaz
Genre: Thriller, Drame
Nationalité:  Américain , britannique , espagnol
Titre original: The Counselor

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 

Attention:  cette critique a été réalisé en Dormorama. J'avoue avoir manqué de m'endormir au milieu du film par manque de sommeil. Ceci a pu influer mon jugement, mais j'en doute.

Synopsis:
Par goût du risque, un avocat s'acoquine avec des personnes peu fréquentable et s'implique dans un trafic de drogue incluant les cartels mexicain. Mais rien ne se passera comme prévu et il découvrira que chaque choix à des conséquences.

Critique:
Après le piteux "Robin des Bois", et le consternant "Prometheus", Ridley Scott nous reviens avec le premier scénario de film de Cormac McCarthy, le génial auteur des romans "No country for old men" et "la route". Et clairement ça se sent. Le film est bien plus proche de l'oeuvre de McCarthy que de Scott, ce qui n'est pas pour me déplaire. Cartel est très loin des productions habituels d'Hollywood, il ne cède pas à la facilité, c'est froid, bavard et pas du tout racoleur. L'une des grandes qualité du film (et ça me fait mal de l'admettre) c'est de ne pas montrer la moindre nudité (même pas un bout de téton, rien de rien) alors qu'il n'arrête pas de parler de sexe. Et il ne s'agit pas de pudibonderie à l'américaine, c'est un véritable choix qui fait du bien. D'autant que cela n'empêche pas de faire passer l'idée de la sexualité à l'image de la première scène du film particulièrement excitante alors qu'elle ne montre pas un millimètre de peau. Niveau réalisation, c'est plutôt réussi, il faut dire que Scott a de l'expérience, on ne peux pas lui retirer ça. La structure narrative du film est assez intéressante puisqu'elle alterne l'histoire du convoi de drogue avec celle du héros et de ses "amis" le convoi devient un mystérieux fil rouge qui prend de plus en plus de place jusqu'à complètement bouleverser le petit monde bien propre et sécurisant du héros.
Soyons clair, en plus du thème, c'est avant tout le casting qui m'a fait déplacer, je le trouve fabuleux
d'autant qu'il se montre à la hauteur et que Scott nous garde quelques surprises. Ainsi en plus de Michael Fassbender, Penélope Cruz, Cameron Diaz, Javier Bardem et Brad Pitt on aura la surprise de croiser rapidement quelques têtes connus comme John Leguizamo (non crédité), Dean Norris ou Natalie Dormer. Bref, du beau monde et qui joue bien.
Si elle n'a rien de follement originale, l'histoire est assez prenante d'autant qu'elle est très mystérieuse. Les Cartels, presque totalement désincarné, font figure de démiurge vengeur et planent sur le film comme une menace invisible mais toute puissante. Il faut noter d'ailleurs qu'il y a très peu d'action dans le film, presque tout se trouve dans la bande annonce. Le film est essentiellement bavard et c'est un peu son défaut, il l'est un peu trop. L'on a parfois l'impression qu'il s'écoute parler et se croit trop intelligent. Un sentiment qui fatigue. Cartel dépasse un peu la limite du supportable sur ce point, mais de peu, ce qui ne gâche pas  l'ensemble mais le rend tout de même moins digeste. On regrettera aussi l'utilisation trop évidente du "milking"(technique scénaristique permettant de mettre en avant un élément qui servira plus tard dans la compréhension ou le déroulement de l'histoire), ça permet une fin forte sans être putassiére, mais ça n'en reste pas moins désagréable tant la méthode saute aux yeux et sort le spectateur averti du film.
C'est probablement le plus gros reproche qu'on pourra faire au film, d'en avoir fait trop. Peut-être est-ce justement parce qu'il s'agissait du premier scénario de film de Cormac McCarthy et qu'il n'a pas su s'arrêter à temps, mais clairement Cartel aurait gagné à un peu plus de finesse, il aurait alors eu la force et l'élégance de "No country for old men", là où il ne parvient qu'a enchainer quelques très belle scènes.
Bref, un film qui possède d'énormes qualités et qui aurait pu être un grands Ridley Scott s'il ne s'était un peu perdu dans sa suffisance. Ça vaut tout de même le coup d'oeil par curiosité, surtout si vous êtes amateur de bon dialogue.



Conclusion:
J'aurais aimé adorer ce film, il y avait le potentiel, mais je dois reconnaitre qu'il est un peu trop bavard, s'écoute parfois parler et utilise trop le milking (insertion d'un élément qui semble innocent mais qui resservira plus tard pour dans l'histoire)


mardi 3 décembre 2013

Thor 2: le monde des ténébres, bien Malakhit ne profite jamais

Ça faisais longtemps que je n'avais pas critiqué une sortir dvd en avant première (comment ça du foutage de gueule?), je m'attaque donc à Thor 2 qui sortira...surement un jour en DVD mais qu'on trouve encore en salle en attendant.




Date de sortie: 30 octobre 2013
Durée: 1h52min
Réalisation: Alan Taylor
Casting: Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston
Genre: Action , Fantastique , Aventure
Nationalité: Américain

Synopsis:
A peine remis de l'invasion de New-York, Thor devra faire face à une nouvelle menace venu des temps anciens Malakhit et son armée d'Elfes noirs.

Critique:
Je n'avais pas beaucoup aimé le premier Thor. Pourtant, il bénéficiait du prestigieux réalisateur Kenneth Branagh ("Hamlet")mais celui-ci s'était complètement perdu dans un genre de film qu'il ne maitrisait pas, les phases épiques en Asgard étaient pénibles et seules les phases sur Terre plus axé comédie romantique relevait un peu l'intérêt de l'ensemble. Pour ce deuxième opus, c'est Alan Taylor qui s'y colle, il s'agit là de sa première réalisation cinéma celui-ci étant plutôt accoutumé à la télévision, il a d'ailleurs travaillé sur les séries majeurs de ces dix dernières années (Soprano, Mad men, Trone de fer, etc).
Dans l'ensemble, on peut dire qu'il n'a pas démérité, il est nettement plus à l'aise avec les passages épiques que Branagh et l'ensemble est plutôt impressionnant. Les effets spéciaux sont très réussi et Asgard, s'il est un peu kitchouille en mode ultra bling bling, n'en reste pas moins saisissant.
Niveau casting, on retrouve bien entendu Tom Hiddleston (silence les filles) dans le rôle de Loki autour de qui tout le film s'articule forcément vu que les producteurs ont remarqué à quel point il avait su fédérer une communauté de fan. A noter que des scènes supplémentaire ont même été retourné après la fin des tournages pour que Loki soit plus présent à l'écran ce qui en dit long. Blague a part, il y a quand même du beau monde: Chris Hemsworth (" la cabane dans les bois") bien sur, mais surtout Natalie Portman ("Black Swan"), Anthony Hopkins ("le silence des agneaux"), Rene "j'ai raté ma carrière" Russo ("l'arme fatale 3), Jaimie Alexander ("Kyle XY"), Ray Stevenson ("Rome"), Idris "je tourne vraiment dans de la merde au cinéma" Elba ("Luther") et Christopher "je suis le docteur le moins aimé des fans" Eccleston ("Doctor Who"). Si l'on excepte Nathalie Portman, ils ont tous des rôles assez mineur et stéréotypé, Eccleston étant totalement massacré par son maquillage, il est méconnaissable, c'est simple, il ne ressemble à rien. Et on le force à parler un langage Elfique qui n'apporte rien à son jeu.
Bon, attaquons le point vital du film: le scénario. Ce qui est fabuleux sur Thor 2, c'est qu'on voit très clairement le moment précis où le scénariste s'est dit "fais chier, je fais vraiment de la merde là du coup autant faire vraiment n'importe quoi" et c'est un florilège, les blagues partent dans tout les sens, les personnages se ridiculisent les uns après les autres, ça devient presque volontairement parodique.
Sincèrement, la fin du film m'a autant fait rire que le début m'a fait pleurer, parce qu'il faut noter que j'ai rarement vu un scénario aussi peu crédible.  Il ne doit pas y avoir une scène qui tient debout où alors c'est une compétition à celui qui sera le plus bête où même les lois de la physique ont décidé de participer. Non, vraiment, je sais que c'est un film de super héros et qu'il faut faire des concessions mais là c'est juste de la flemmardise intellectuelle de la part du scénariste, des facilités permettant des effets de style, des raccourcis évitant de se creuser la tête, bref c'est le fond du fond de l'écriture d'histoire. L'exemple le plus dramatique étant pour moi (mais c'est juste la partie émergé de l'iceberg) la rencontre entre Malakhit et Jane Foster, il n'y a qu'une raison pour qu'elle se produise sans que ce soit débile et cette même raison rend justement la fin de la scène débile tout ça parce que le scénariste a voulu faire son intéressant. Il a juste ajouté une erreur en plus à un film qui n'en méritait pas tant.
Bref, si vous êtes capable de mettre votre cerveau de côté de vous assoir dessus, voir de vous l'enfoncer profondément dans le fondement vous devriez apprécier Thor 2 et sinon, comme moi, vous profiterez des quelques blagues franchement drôle qui vous feront espérer que, las de subir les pressions du studio le scénariste a craqué et déversé sa bile dans une fin second degré.
A noter tout de même, la scène post générique est particulièrement intéressante, surtout pour les connaisseurs de l'univers Marvel, car elle donne une tout autre ampleur au film "Avenger" à venir.



Conclusion:
Probablement le pire film de la franchise, en dehors des effets spéciaux et de l'humour, ne reste qu'un ennui profond, les one man show de Loki et les aventures du marteau de Thor perdu autour du monde.

Destockage massif de méchant de Bioman. Panou, panou, panou