Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

jeudi 28 novembre 2013

Hunger games - L'embrasement

Il y a un peu plus d'un an maintenant, j'étais allé voir Hunger Games au cinéma par curiosité, le film m'avait moyennement convaincu mais tout de même donné envie de voir la suite, c'est donc ce que j'ai fait hier et il est temps de voir si cette suite tiens ses promesses ou se révèle aussi décevante que le premier opus.




Date de sortie: 27 novembre 2013
Durée: 2h26min
Réalisation: Francis Lawrence
Casting: Jennifer Lawrence, Liam Hemsworth, Josh Hutcherson
Genre: Action , Drame , Science fiction
Nationalité: Américain

Synopsis:
Devenu un symbole de révolte malgré elle, Catnis et ses proches sont désormais la cible du président et très loin d'être tiré d'affaire.

Critique:
Tout d'abords, je rappelle que je n'ai pas lu les livres, je n'ai donc aucun point de comparaison et me permettrais de juger le film pour ce qu'il est: un film. L'histoire commence donc quelques mois après la fin du premier, l'on reprend donc le postulat de départ intéressant ATTENTION SPOIL: en faussant la fin des jeux, Catnis à déséquilibré le fragile équilibre sur lequel repose le pouvoir du Capitole en donnant de l'espoir aux Districts et en les poussants à la révolte FIN de SPOIL
Ce second film commence donc enfin à traiter les thèmes très intéressant à peine esquissé dans le premier, auquel s'ajoute la complexité des relations entre personnages dans un monde où tout n'est que faux-semblant (critique de la télé réalité mais pas que). Sur le premier film ma grosse critique concernait la structure, étonnamment ce deuxième film reprend la même mais cela fonctionne beaucoup mieux, probablement à cause de l'attachement aux personnage et à l'histoire générée par le premier film mais aussi parce que les enjeux sont plus riches et que cela fonctionne comme un gimmick (comme une émission de télé dont on connait et attend toutes les étapes). Niveau réalisation, malgré le changement de réalisateur, ça reste assez plat et c'est dommage certaine scène auraient méritées plus de prises de risques, ici c'est assez froid et conventionnel. Rien de gênant donc, mais rien d'enthousiasmant non plus.
Bon, je me rend compte que le bilan semble assez sombre jusqu'ici et pourtant ce n'est pas le cas, certes
le film n'a rien d'exceptionnel et les personnages sont convenus mais on se laisse vraiment emporter par l'histoire et les 2h26 passent tout seul. De plus, les thèmes (manipulation des masses, naissance d'un symbole, etc) et les critiques (des médias, du pouvoir, etc) sont plutôt bien vue surtout dans ce genre de production (rappelons qu'a la sortie du premier on comparait ça au nouveau Twilight). Et je ne parle même pas de la grande qualité des effets spéciaux réalisé par WETA ou du casting de second rôle juste fabuleux : Woody Harrelson, Stanley Tucci, Donald Sutherland et le "petit nouveau" Philip Seymour Hoffman. Bref, je trouve que pour un film d'ado c'est vraiment bien ficelé et en tant que film ça se tient vraiment bien.
Enfin, je trouve qu'il y a un vrai plus dans cette histoire car elle se distingue du reste de la production par une absence complète de sexisme. En effet, Catnis le personnage principal à toutes les caractéristique du héros habituel, alors que Peeta son ami/collègue/allié/amoureux (rayer la mention inutile) a tout de la "princesse en détresse". Un renversement de situation qui n'a rien d'extraordinaire mais qui a le mérite de changer et d'apporter un peu de fraicheur à une histoire somme toute classique.
Bref, un bon divertissement.



Conclusion:
Indubitablement, ce second film est meilleur que le premier et réussi une fois de plus à donner envie de voir la suite. Pour autant, il reste très conventionnel dans sa réalisation et son déroulement, c'est essentiellement la richesse de l'univers et des interactions entre ses personnages qui maintient l'intérêt du spectateur(sans parler des excellents comédiens qu'a su rassembler ce film Woody Harrelson, Stanley Tucci, Donald Sutherland et le "petit nouveau" Philip Seymour Hoffman)

fan serviceeeee

vendredi 22 novembre 2013

Borgman

Vous n'ignorez pas ma passion pour les super héros, c'est donc tout naturellement que je me devais d'aller voir "Borgman". Blague à part, c'est par pur hasard que je suis allé voir ce film dont je n'avais jamais entendu parler, mais dont la bande annonce était intrigante, voyons ensemble ce que ça donne.




Date de sortie : 20/11/2013
Durée: 01h53min
Réalisation: Alex Van Warmerdam
Casting: Jan Bijvoet, Hadewych Minis, Jeroen Perceval
Genre: Thriller
Nationalité: Néerlandais , belge , danois


Interdit aux moins de 12 ans

Synopsis:
Poursuivit pour une raison qu'on ignore, le vagabond Camiel Borgman trouve refuge au coeur d'une famille danoise "respectable". Qui est-il ? Et qu'attend-il de cette famille ?


Critique:
"Borgman" est le huitième film d'un réalisateur que je ne connaissais pas du tout: Alex Van Warmerdam. Son pitch et son ambiance ne sont pas sans évoquer "Harry un ami qui vous veut du bien" ou "Funny Games", c'est à dire l'irruption violente d'un élément dérangeant dans un quotidien idyllique. Borgman réussit tout de même à se distinguer par un humour décalé et une atmosphère envoutante. Le début du film est en cela un modèle puisqu'il pose en quelques minutes une situation irréelle à laquelle on rêve d'avoir une explication. C'est d'ailleurs le plus gros défauts du film, il pose de nombreux éléments très intrigants qu'on aimerait comprendre, mais ne répond finalement à aucune de ces interrogations. On peut facilement trouver ses propres réponses en s'intéressant aux détails du film ,mais cette absence de réponse du réalisateur laisse un sentiment d'inachevé assez désagréable à la fin du film, l'impression d'avoir été floué, un sentiment de "tout ça pour ça"
En dehors de ce sentiment, il faut reconnaitre que c'est plutôt bien ficelé, Jan Bijvoet, qui joue ici dans son deuxième film après Alabama Monroe , incarne à merveille Camiel, ce personnage énigmatique et fascinant qui va chambouler la vie de cette famille de rêve. Si on ne peut pas dire que le film est oppressant, il règne tout de même un malaise certain sur le film lorsqu'on commence à mieux cerner le personnage de Camiel.

Bref, Borgman est un film différent, plutôt bien réalisé et bien interprété, au pitch intriguant mais qui s'essouffle sur la longueur à force de n'être qu'une démonstration de notre impuissance face au mal. Intéressant, mais pas inoubliable



Conclusion:
Un thriller intriguant et très drôle mais qui s'étale en longueur et manque un peu de finalité

lundi 18 novembre 2013

Snowpiercer

Je ne pense pas vous avoir jamais caché ma passion pour le cinéma coréen où la bande dessinée, alors vous vous doutez bien que j'attendais de pouvoir voir Snowpiercer depuis longtemps, en espérant bien sur ne pas être déçut.





Snowpiercer, Le Transperceneige - Bande-Annonce... par ohmygore

Date de sortie: 30 octobre 2013
Durée: 2h05min
Réalisation: Bong Joon Ho
Casting: Chris Evans, Song Kang-Ho, Ed Harris, etc
Genre: Drame , Science fiction
Nationalité: Sud-Coréen, Américain

Interdit aux moins de 12 ans 

Synopsis:
2031, alors que la terre entière à gelée, ce qui reste de l'humanité survie dans un train où la lutte des classes est appliquée de la pire des manières. Mené par le ténébreux Curtis, les classes inférieurs décident de se révolter et de remonter jusqu'au wagon de tête.

Critique:
Snowpiercer est le nouveau film de Bong Joon Ho, un réalisateur coréen que je vénère depuis que j'ai vu son deuxième film "Memories of murder" en 2003 un thriller exceptionnel et incomparable. Je suis sa carrière depuis et j'avoue ne pas avoir été déçut jusque là, le réalisateur sachant se renouveler tout en conservant sa patte à la fois drôle, sensible et cynique. Pour son nouveau film, une coproduction Americano-Coréenne, le réalisateur à choisit d'adapter une bande dessiné de science fiction française des années 80 : le Transperceneige. Un projet aussi étonnant qu'enthousiasmant qui prend enfin vie et dont on pourrait craindre le pire. En effet, le pitch ultra basique n'est pas sans rappeler (de triste mémoire) le piteux Elysium, le film est coproduit par les états-unis ce qui à détruit la créativité de plus d'un réalisateur, et l'acteur principal Chris "captain america-la torche" Evans n'est pas vraiment du genre acteur charismatique de premier plan. Du coup, on peut légitimement s'inquiéter que Bong Koon Ho se soit laissé dévorer par l'ambition de son projet à l'image du pauvre Neill Blomkamp, mais il n'en est rien. Malgré les capitaux étranger, malgré la langue, Snowpiercer est bien un film coréen et le réalisateur sait ce qu'il fait.
Le casting déjà est juste fabuleux. Chris Evans, méconnaissable, est plus charismatique que jamais, il  est même bon, avouons le, à ses côtés Jamie Bell en "sidekick comique" fait des étincelles, Song Kang-Ho et Ko Asung qu'on avait déjà pu voir dans "The Host"font des merveilles et sans parler de Tilda Swinton,  également méconnaissable dans un rôle des plus marquant. Tout le casting est juste et c'est un véritable plaisir de voir ce foisonnement d'acteurs d'origines différentes donnant vie et réalisme au microcosme de cette société.

Pour mettre en valeur ce casting, une réalisation brillante, ingénieuse, qui se renouvelle sans cesse et qui nous prend au tripe. C'est violent, viscérale et il me semble même avoir vu un clin d’œil à "Old boy"(Park chan Wook étant producteur sur Snowpiercer). Les images sont superbes et les ambiances beaucoup plus variés qu'on ne pourrait le croire et le tout sans jamais se départir d'une forme d'humour ou de folie tellement salutaire et propre à Bong Joon Ho.
Niveau musique, Marco Beltrami, qui a bossé sur beaucoup de films pourris il faut le dire, livre un travail très réussi et prouve une fois de plus qu'il a beaucoup de talent.
Bref, si je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un sans faute, le film n'en est pas moins extrêmement réussi. Il sait prendre son temps, donner à réfléchir, à voir et faire ressentir, bref loin d'être un énième film d'action lambda, c'est vraiment une oeuvre à part que nous livre une fois de plus Bong Joon Ho. J'aurais aimé pouvoir comparer avec la bd, d'autant que je sais que les fins différent beaucoup et que celle du film a laissé plus d'une personne perplexe (moi j'adore) malheureusement je ne l'ai pas lu. En tout cas, je recommande chaudement ce nouveau film qui confirme une fois de plus que le cinéma coréen à beaucoup à dire.



Conclusion:
Partant d'un postulat ultra basique (les gentils pauvres contre les méchants riches) Bong Joon réussit à nous pondre un film atypique, fort, poignant et sans concession. Ça vaut vraiment le coup d’œil.