Alors que d'immondes pirates mettent en danger notre sacro-saint petit écran à coup de téléchargements illégaux, un homme, un surhomme que dis-je, se dresse seul pour défendre la ménagère de moins de quarante ans et les CSP+. Ce héros se nomme: El programator.
(retrouvez la sélection télé chaque midi sur la page facebook)

jeudi 3 janvier 2013

L'homme aux poing de fer

Probablement tiré d'une histoire vraie (voir ma critique de possédée) voici la dernière production Tarantino. J'ai découvert le film un peu par accident et suis immédiatement tombé amoureux de la bande annonce. Ni une ni deux, j'ai profité d'un créneaux de libre pour me faire mon impression sur ce qui promettait d'être un bon gros n'importe quoi.





L'Homme aux Poings de Fer (IRON FIST) -... par Lyricis

Date de sortie: 2 janvier 2013
Durée: 1h36min
Réalisation: RZA
Casting: RZA, Russell Crowe, Lucy Liu 
Genre: Action , Aventure
Nationalité: Américain , Hong-kongais


Interdit aux moins de 12 ans 

Synopsis: 
Lorsque un chargement d'or doit passer dans la sordide petite ville de "Jungle village" les appétits s'aiguisent et les rancoeurs se réveillent...


Critique:
"L'homme aux poing de fer" est la première réalisation de RZA membre fondateur du groupe de rap Wu-Tang clan. Si on peut se demander comment on passe du rap à la réalisation, il faut préciser que RZA a participé à la composition de plusieurs bandes originales dont: "Ghost Dog" et "Kill Bill" et qu'il a également fait des apparitions dans quelques films. En fait, si on y regarde de plus prés, son parcours explique tout à fait ce film qui colle parfaitement à son univers.
Passons vite fait sur le scénario co-signé Eli Roth ("Hostel") qui tient sur un post-it, a été vu mille fois, n'est absolument pas crédible et n'est finalement qu'un prétexte à faire se foutre sur la gueule des guerriers surpuissants. Le film pourra d'ailleurs faire penser à des manga du genre "Naruto".
Le casting est assez plaisant, les acteurs Hong-Kongais sont bien choisit et Lucy Liu ("Kill Bill") et Russel Crowe ("3h10 pour Yuma") sont très bien dans leur rôle respectif. C'est également avec plaisir qu'on croisera Pam Grier ("Jacky Brown") et Gordon Liu ("La 36ème chambre de Shaolin") au hasard de quelques plans. Petit bémol tout de même, RZA n'aurait pas du s'attribuer un rôle aussi important, il peine à le remplir et c'est bien dommage.
Niveau réalisation, c'est kitch et pompier, il y a du câble de partout et des effets grossier, mais il ne s'agit pas d'une critique tout est assumé: le film est un vibrant hommage aux films d'art martiaux Hong-Kongais comme "histoire de fantômes chinois" tout en louchant également du côté de la blackspoitation ou du western. En fait, ce film est du pur Tarantino, les deux réalisateurs ont visiblement été nourri aux mêmes mamelles cinématographiques et ça se sent (et on comprends mieux pourquoi Tarantino produit). On retrouvera énormément de l'esprit de "Kill Bill" dans "L'homme aux poing de fer".
Niveau musique, on se retrouve bien entendu avec du rap tout du long, un choix qui pourrait semblait discordant avec le reste mais qui, au contraire, soude assez bien l'ensemble, d'autant que les morceaux sont globalement bon.
Certainement pas le film du siècle, "l'homme aux poing de fer" est tout de même une excellente surprise, surtout pour les amateurs de Tarantino et de films pop-corn. L'ambiance est déjanté, absolument pas réaliste et les combats spectaculaires. Toutes les promesses tenu par la bande annonce sont remplies même s'il manque encore un peu de talent pour rendre le film culte. Une chose est sure pourtant, je suivrait les prochaines productions de RZA avec intérêt.



Conclusion:
Un bon divertissement, les fans de film d'art-martiaux à l'ancienne et de Kill Bill apprécieront, mais RZA n'a pas encore le talent de ses maîtres.



mercredi 2 janvier 2013

Possédée, un film sans âme?

Quand on est toujours en train de faire trois mille choses en même temps comme moi, on se retrouve parfois à se faire avoir par une pub aussi grossière que "Sam Raimi présente" et on se jette sur ce qu'on croit être son dernier film sans percuter qu'il s'est contenté de le produire pour un réalisateur beaucoup moins prestigieux. La surprise fut-elle mauvaise pour autant, c'est ce que nous allons voir:






Date de sortie: 26 décembre 2012
Durée: 1h 35min
Réalisation: Ole Bornedal
Casting: Jeffrey Dean Morgan, Kyra Sedgwick, Natasha Calis
Genre: Epouvante-horreur , Thriller
Nationalité: Américain

Interdit aux moins de 12 ans 

Synopsis:
Séparé depuis peu, Clyde et Stephanie Brenek pense que le comportement étrange de leur petite fille est normal dans leur situation, mais plus le temps passe plus son obsession pour le mystérieux coffret qu'elle a acheté dans un vide grenier devient malsain et dangereux.


Critique:
Avant de commencer cette critique j'aimerais revenir sur un point. Je ne vais pas parler de cette délirante habitude de mettre le nom du producteur en dix fois plus gros que celui du réalisateur (et pourtant il y aurait fort à dire) mais bel et bien de cet argument commercial tout pourri: "D'aprés une histoire vraie". De manière générale, je trouve que c'est l'argument le plus exécrable qui soit, si je voulais de l'histoire vrai je regarderais des rediffusions de "La nuit des héros" avec Laurent Cabrol et je n'irais pas au cinéma. Mais oser utiliser cette argument pour un film d'horreur sur l'exorcisme...on touche le fond. Si encore le film laissait place au doute, en donnant des preuves d'une possible schizophrénie par exemple, mais non, aucune ambiguïté possible ici, le diable existe et vient posséder les petites filles. Comment peut-on écrire "d'après une histoire vrai"? sur l'affiche, c'est le plus flagrant cas de publicité mensongère que je connaisse. A ce compte là, on peut sortir un film où Kennedy se fait tuer par un extraterrestre et dire "d'après une histoire vrai" après tout il s'est vraiment fait assassiné et il y a peut-être des extraterrestres.
Bref, revenons à nos moutons. Au-delà du réalisateur, c'est également le sujet qui m'intéressait. Des films d'exorcismes, on en a vu des milliers, du célèbre "l'exorciste" au calamiteux "Devil inside" mais pour une fois le film promettait de traiter du Judaisme plutôt que de l'habituel religion Catholique. Un choix original qui aurait pu être la preuve d'une volonté de renouveau, je vous rassure, ce n'est absolument pas le cas.
Ole Bornedal est un réalisateur Danois qui s'était fait connaître en 1994 avec le sympathique "Le veilleur de nuit", la suite de sa carrière ne fut qu'une lente déchéance, a commencer par le remake du "Le veilleur de nuit" avec Ewan MacGregor en 1998, "Possédée" n'échappe pas au désastre, voyons ça en détail. Passons rapidement sur le casting dont la carte maîtresse est Jeffrey Dean Morgan, un acteur de second plan surtout connu pour ses passages dans des séries comme "Supernatural" ou "Grey's anatomy", il est loin d'être mauvais mais n'a rien d'extraordinaire non plus. Complètement inconnu mais pas débutante, la petite Natasha Calis est par contre surprenante dans son rôle, même si la mise en scène ne l'aide pas beaucoup en la transformant rapidement en émo-gothique directement sortie de "Charmed".
Niveau mise en scène justement, c'est assez classique, le film repose plus sur son ambiance que sur des effets tape à l'oeil, ce qui est louable, il évite même la facilité des jump-scare. Toutefois il se rate complètement dans la monté en tension finale ce qui nous donne un film complètement mou et sans la moindre énergie(chiant quoi). On notera que l'imaginaire et les effets sont plutôt réussi, c'est sobre mais efficace.
Les images sont assez joli et la réalisation maîtrisé, bien qu'un peu trop formelle.
Concernant l'aspect "culture hébraïque" du film, c'est une vaste blague, la seule différence entre ce film et tout les autres sur le même sujet c'est que le prêtre ressemble à un rastafarien et que l'exorcisme se fait dans une piscine plutôt qu'une chambre...autant pour l'originalité. Là où les scénaristes auraient pu s'imprégner de cette culture pour nous apporter un souffle nouveau dans le genre, il se contente de nous pondre une histoire vue mille fois, drapé dans leur prétexte de "l'histoire vraie".
Un petit mot sur la musique, c'est pompier et sans originalité (en accord avec le reste donc).
Bref, Sam Raimi produit ici un film plus proche du niveau de "Xena la guerrière" que de son "Jusqu'en enfer", un film d'horreur à éviter tant il n'arrive pas à la cheville de l'exorciste pourtant déjà vieux de 40 ans.


Conclusion:
un film d'horreur conventionnel, pas vraiment mauvais mais sans originalité et donc sans véritable intérêt.


Note:
Certes, il est dur de trouver un nom de créature maléfique, surtout lorsque le nom sera utilisé dans plusieurs langues. Mais après le ridicule "bouboule" dans "Sinister" nous affrontons cette fois le terrible démon "Un bisou", tremble tension dramatique...

mardi 1 janvier 2013

mardi 1er janvier 2013

Pour bien commencer l'année je me sentais presqu'obligé d'écrire un post, surtout que je vous ai négligé ce week-end. On peut dire que l'année commence en beauté puisque la soirée est vraiment riche avec quelques très bon films.


23h40 sur France 3 Blade Runner -version inédite


Blade Runner (1982) (bande annonce) par Fantastic-Films

Genre : Fantastique-SF
Nationalité : américain
Année de production : 1982
Durée : 1h57min
Réalisateur : Ridley Scott
Casting : Harrison Ford, Rutger Hauer

Synopsis : (source téléloisir)
An 2019; Los Angeles, ville décadente, emploie des humanoïdes dont la durée de vie est très brève. Révoltés contre ce triste destin, quatre répliquants s'enfuient, poursuivis par un blade-runner. Version inédite du premier film américain de Ridley Scott où le commentaire explicatif en voix off et la conclusion optimiste ont été supprimés. "Blade Runner" retrouve ainsi son aspect initial car ces deux aménagements avaient été ajoutés après les premières previews pour éclaircir l'intrigue.



A mes yeux, tout simplement le meilleur film de Ridley Scott ("Alien", "Thelma et Louise", etc) doublé de l'un des meilleurs films de science fiction. L'univers visuel développé pour l'occasion reste toujours aussi marquant malgré les 30 ans qui se sont écoulé (Len Wiseman ne s'est pas gêné pour s'en inspiré dans son calamiteux remake de "Total recall") et le scénario d'une efficacité sans pareil. Si Harrison Ford ("Star wars", "Indiana Jones", etc) trouve ici un fabuleux rôle, c'est Rutger Hauer ("Ladyhawke, la femme de la nuit ", "La chair et le sang ", etc) qui tire à mes yeux son épingle du jeu dans un rôle magnifique au monologue final très émouvant. France 3 diffuse ici la version "final cut",  à voir absolument.



20h50 sur Arte Little Miss Sunshine critique ici un fabuleux film indépendant, une comédie acide et touchante.
20h50 sur M6 La princesse et la grenouille un Disney peu connu mais plutôt bien réalisé. Drôle et moderne.
23h45 sur France 4 Timbré (Going postal) : téléfilm en deux partie adapté des annales du disque monde, de l'humour absurde et un univers visuel vraiment réussi, sans parler de la surprenante interprétation de David Suchet ("Hercule Poirot"etc)
22h30 sur Gulli Small Soldiers réalisé par le mythique Joe Dante, c'est moins culte que "Gremlins" mais très réussi quand même.
20h40 sur RTL 9 Tootsie critique ici une excellente comédie avec Dustin Hoffman